• Normales saisonnières du mois de MAI

    Normales saisonnières : MAI

    Températures maximales

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    12

    16

    21

    2

    13

    18

    22

    3

    14

    19

    23

     

    Températures minimales

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    4

    8

    11

    2

    5

    9

    12

    3

    7

    10

    13

    La première colonne repère les décades. La ligne 1 concerne les jours compris entre le premier du mois et le 10, la ligne suivante concerne la période du 11 au 20 du mois et la dernière ligne concerne les journées du 21 au dernier jour du mois.

    Les trois colonnes sous les températures maximales et minimales reprennent les bornes inférieures et supérieures de la fourchette des valeurs normales et la colonne centrale concerne la moyenne des températures des décades respectives.

  • « En avril ne te découvre pas d’un fil »

    Ce dicton rappelle qu’il peut faire froid au cours de ce mois. Mais cette année ce ne fut certainement pas le cas. Bien au contraire, il a battu tous les records de chaleur. Et ce ne sont pas les seuls records qui vont être battu cette année.

    Outre la température moyenne mensuelle, le maximum moyen mensuel, la température maximale absolue,  la vitesse moyenne de vent sera la plus basse depuis 1879, l’ensoleillement sera la plus élevée depuis 1887, le nombre de jours de pluie est le plus bas depuis 1833. Actuellement le record de déficit des précipitations est menacé par des risques d’orages dimanche et lundi.

    Avril 2007

      le moixs Normale Record Année
    Vitesse moyenne du vent m/s 2,8 3.7 3,0 1984
    Durée de l’ensoleillement h 284 158 255 1893
    Température moyenne °C 14,3 9.0 11.9 1946
    Température maximale moyenne °C 20,5 13.1 17.4 1961
    Total des précipitations mm 0.0 53.1 0,5 1893
    Nombre de jours de précipitations d 0 17 3 1893

     

      Une zone de haute pression  se situait soit sur le nord des îles britanniques, soit sur la Scandinavie.  Dans le premier cas, des courants polaires et dans le second des courants continentaux ont influencé notre temps. Mais dans tous les cas, les masses d’air n’ont pas amené de précipitations sur notre pays.

    Ce mois d’avril va rester sans aucun doute parmi les événements météorologiques les plus remarquables au même titre que la vague de chaleur de 1976.

  • Frais la nuit, chaud le jour !

    On s’étonne des températures matinales qui peuvent être relativement basses au petit matin alors qu’il fait chaud et même très chaud au cours de l’après-midi. Cette situation se produit le plus souvent au printemps et en automne quand le ciel est dégagé. En effet les nuages agissent comme une couverture. Leur absence permet à la chaleur accumulée de s’évacuer et la nuit se refroidi d’avantage. De plus, la nuit est aussi longue que le jour pendant ces deux périodes. La température diminue toute la nuit, il fait donc froid à l’aube. Par contre, la journée, le Soleil monte déjà haut dans le ciel et il peut faire très chaud l’après-midi. Ceci explique le grand écart des températures entre le jour et la nuit. Il peut même geler au sol, voire dans l’air.

    Au début du printemps, les plantes commencent à sortir de terre. Elles sont donc plus fragiles et le gel peut facilement les détruire. Les plantes touchées par le gel prennent une couleur rousse ou brune. De là l’expression « La lune rousse »  au cours de la période pascale.

  • Encore un record de chaleur.

    7ab90d33b3574868c32173365c195a2d.jpg

    Depuis juillet 2006, de nombreux records de chaleur sont battus. C’est vrai qu’il y a de quoi se poser des questions. Les réunions du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat) à propos du dernier rapport sur le réchauffement global de la Terre et ses conséquences ne sont évidemment pas étrangères à ce genre de questions. Le dernier record qui vient de se produire est la température maximale absolue du mois d’avril observée ce dimanche 15 avril. Dans l’abri fermé à Uccle, la température maximale a été de 28,7°C. Le dernier record date du 20 avril 1968 ; ce jour-là, la température avait atteint 27,8°C. Dans l’abri ouvert, celui qui a été utilisé lors de l’établissement des « événements marquants du 20ème siècle », la température est montée jusqu’à 29,3°C. Le record précédent dans cette série date du 17 avril 1947 avec 28,7°C. La chaleur que nous connaissons au cours de ce début de deuxième décade d’avril est due à un anticyclone qui s’est installé sur la mer Baltique et qui a tendance à s’étirer vers la Grèce. Il en résulte des courants continentaux très chauds.  Cette succession de record peut être due à une anomalie particulièrement longue. Ce genre d’anomalie se produit régulièrement mais quand elle est aussi longue, on observe un nombre impressionnant de records. Une question se pose : Observe-t-on une anomalie passagère remarquable et d’ici quelques semaines, allons-nous revenir à une situation plus normale ou bien est-on en train de vivre un nouveau saut dans les températures, saut qui alors semble important au vu des écarts à la normale actuelle ? La réponse nécessite de la patience. Dans le cas de la première alternative, on pourrait être vite fixé. Mais si c’est la seconde que nous vivons, la confirmation de ce saut ne viendra qu’au bout de quelques années.  
  • Une vérité qui dérange.

    À l’occasion du printemps des sciences, j’ai été invité à assister au film « Une vérité qui dérange » de David Guggenheim avec Al Gore. Le film a été suivi par un débat au cours duquel les élèves qui y ont assisté ont pu poser des questions. Vu le nombre important de questions posées (par écrit), il n’a pas été possible d’y répondre à toutes d’entre eux.
    Au cours des prochains jours, je vais tenter de répondre à ces questions restées non traitées
    Voici les deux premières :
    - « Y a-t-il des conséquences du réchauffement climatique pour nous ? »
    - « Est-ce que nos forêts de Wallonie sont menacées ? Quelles conséquences aura le réchauffement en Belgique ? Dans combien de temps ? »
    medium_ttan.2.jpgOn a des données des températures à Bruxelles-Uccle depuis 1833. depuis lors (voir graphique) on a observé deux sauts dans les températures moyennes annuelles. Le premier se situe en 1910. Des études ont montré qu’on observe un saut analogue dans la plupart des stations d’Europe de l’Ouest, alors qu’à l’Est et dans le bassin méditerranéen, aucun changement significatif n’est observé. Un second saut s’est produit en 1988. Ce saut correspond au début de réchauffement global de la Terre qui se commence en 1983. Le retard entre l’Europe de l’Ouest vis à vis du réchauffement global est dû à trois hivers relativement rigoureux dans nos régions.

    medium_data_zav_fr.jpgLa conséquence la plus visible du réchauffement est le changement dans les fréquences des vagues de chaleur. Une vague de chaleur est définie, du point de vue climatologique, comme une période d’au moins 5 jours consécutifs avec une température maximale de plus de 25°C et qui comporte au moins 3 jours avec plus de 30°C. Sur base de ce critère, on observe entre 1954 et 1987, une fréquence d’une vague de chaleur tous les 10 ans. Après 1987, on constate que cette fréquence a nettement changé car elle est passée à une vague de chaleur en moyenne par an. On a même connu des années avec deux vagues de chaleur comme 2006 par exemple. La vente des systèmes de climatisation a explosé ces dernières années.
    Les hivers sont plus doux. Cela entraîne un enneigement moins important. Les possibilités de pouvoir pratiquer les sports d’hiver ont nettement diminué. Si cette situation présente des désagréments pour ceux qui vivent de ces activités, elle présente en revanche des avantages comme une diminution d’énergie pour se chauffer et un salage nettement moins important des routes.
    Je ne peux vous décrire les changements au niveau faune et flore car ce n’est pas de mon ressort, mais le GIEC qui s’est réuni à Bruxelles montre clairement que le réchauffement climatique a et aura des conséquences sur la nature dans un futur plus ou moins proche.