• Records et tendance climatique

    Voilà que je découvre un article [ce n’est qu’un peu de pluie] et je constate une mauvaise interprétation de ce que j'ai dit à l'époque. Un record de température n'est pas un signe de réchauffement de climat. Ce n'est pas parce qu'on a eu à Uccle un mois d'avril sans pluie que la pluviosité a changé. Si c’était le cas, peut être n’aurions nous pas entendu dire que l’été était pourri ! Les records font partie de la variabilité du climat. En revanche, le nombre de mois qui ont des valeurs moyennes au-dessus de la normale est un indice du réchauffement climatique que l'on observe depuis 1988.
    Une augmentation de la température va avoir comme conséquence de favoriser le dépassement des anciens records. Mais même durant une longue période stable dans la moyenne, des records aussi bien en plus qu’en moins peuvent être battus. Le meilleur exemple est celui de l’ensoleillement qui ne présente pas de tendance à l’heure actuelle. Or en août 2006 on battait un record de déficit d’insolation, en avril 2007, huit mois plus tard, on avait un record d’excès de la durée d’insolation. Pour la pluie c’est un peu différent. Comme la distribution statistique est particulière du fait qu’on ne peut pas descendre en dessous de 0 mm pour les valeurs les plus basses, c’est un peu plus difficile de battre des records vers le bas. Avril 2007, avec un total pluviométrique nul, a atteint le seuil le plus bas et tout ce qui pourrait arriver à l’avenir c’est une égalisation, mais il ne pourra plus jamais être battu.

  • Normales saisonnières du mois de Septembre

    Normales saisonnières : Septembre

    Températures maximales

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    17

    21

    24

    2

    15

    19

    23

    3

    14

    18

    21

    Températures minimales

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    9

    12

    15

    2

    8

    11

    14

    3

    7

    10

    13

    Pour plus de renseignements, voir : http://lameteo.blogs.lalibre.be/archive/2007/04/30/normale...

  • Eté normalement pourri !

    Nous voilà à la fin de l’été. Alors que beaucoup de gens ont la sempiternelle expression « L’été est pourri » à la bouche, les chiffres sont sans appel : tout est normal !
    Le titre du journal Le Monde, « L'été humide s'explique par les caprices de l'anticyclone des Açores » est correct. Encore faut-il pouvoir expliquer pourquoi l’anticyclone a été capricieux. L’anticyclone des Açores est resté relativement dans une position méridionale, laissant de ce fait la place libre aux dépressions. Ces dernières ont normalement une position plus proche du cercle polaire que nos latitudes en été. Plus particulièrement, des dépressions ont élu domicile sur la Grande Bretagne et c’est la France qui a subi d’une manière générale des précipitations relativement importantes : selon Météo France, dans plusieurs stations, des records de pluviosité ont été observés en juillet et pourraient être observés en août.
    À Uccle, les valeurs de cet été sont proches de la normale. Le tableau suivant reprend les valeurs de l’été 2007 (moyenne ou totaux au 27 août 2007 inclus) ; les normales et les records avec l’année. Les valeurs des précipitations sont normales. La température est excédentaires par rapport à cette normale et cet excès est caractérisé d'anormal c'est-à-dire qu'il se reproduit en moyenne une fois tous les 6 ans. Le déficit de l'insolation est quant à lui caractérisé de très anormal, soit une période de retour d'une fois tous les 10 ans.
    Moyenne ou total
    Normale
    Température
    17,3°C
    16,5°C
    Soleil
    454 h
    585 h
    Précipitations
    253 mm
    216 mm
    Nombre de jours de pluies
    50 j.
    48 j.
    Record +
    Année
    Température
    19,7°C
    2003
    Soleil
    825 h
    1947
    Précipitations
    364.8 mm
    1992
    Nombre de jours de pluies
    68 j.
    1860
    Record-
    Année
    Température
    13,9°C
    1841
    Soleil
    404 h
    1888
    Précipitations
    42,9 mm
    1921
    Nombre de jours de pluies
    18 j.
    1835
    Finalement cet été n’est pas aussi mauvais qu’on voudrait nous le faire croire. Ce n’est pas le grand beau temps avec ces vagues de chaleur. On est loin des drames qui frappent la Grèce et même si on a eu quelques épisodes avec des inondations, on est de loin de vivre les situations dramatiques qui ont été vécues en plusieurs points du globe.

  • L'ouragan : une puissante machine thermique !

    Un ouragan est une puissante machine thermique qui prend son énergie de la chaleur de l'océan.
    Au départ, un ouragan est un orage ou une dépression au-dessus d'un océan dont la température est de 26°C au moins sur une importante épaisseur. Comme l'eau est chaude, il y a une importante évaporation. L'évaporation demande beaucoup d'énergie qu'elle prend à l'eau de mer. En se chargeant de vapeur d'eau la dépression fait le plein d'énergie. Quand l'air monte, il se refroidit. La vapeur d'eau se condense, forme les nuages. Mais surtout, elle libère son énergie qui se transforme en mouvement de l'air. Ce vent devient de plus en plus fort au fur et à mesure que ce cycle évaporation-condensation continue. Ce qui sous-entend que le cyclone reste au-dessus de l'océan. 

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    Selon l'énergie emmagasinée, la valeur de la pression atteinte en son centre et les vitesses du vent, on classe le cyclone tropical dans une échelle dont les valeurs de 1 à 5 : il s'agit de  l'échelle de Saffir-Simpson.
    Dès qu'il passe au-dessus d'une île ou qu'il atterrit sur le continent, il perd très rapidement de sa puissance, car il est privé de son énergie. Certains ouragans ne passent pas au-dessus de terre. Dans ce cas, en remontant vers le nord, il passe sur un océan de plus en plus froid qui lui fournit de moins en moins d'énergie. Il perd de la puissance jusqu'à devenir un simple dépression

  • Dean, le premier ouragan de l’Atlantique en 2007

    ad46c56c2f8e1fa986fddc0d6733db26.jpgNous sommes passé la mi-août, et voilà qu'apparaît seulement le premier ouragan !
    Souvenez-vous de 2005 ! Cette année-là, on a compté 15 ouragans, le premier, Cindy,  ayant sévi entre le 3 et le 7 juillet. Le dernier, Epsilon, était aussi un ouragan de catégorie 1 mais il a vécu entre le 29 novembre et le 8 décembre ; ce qui est très tardif dans la saison. De plus, on a observé 3 ouragans qui, à un moment de leur vie,  ont atteint 5, la plus haute valeur de l'échelle Saffir-Simpson.  L'année passée au contraire,  seulement 4 ouragans ont fait leur apparition dans le bassin Atlantique. Ce qui contraste très fortement avec l'année précédente. Deux sont restés au niveau 1 et deux ont atteint la catégorie 3. Trois d'entre eux n'ont concerné que l'océan. Seul Ernesto, dans sa phase ouragan, s'est approché d'Haïti.  
    Dean a fait son apparition en temps que tempête tropicale le 15 août et a atteint le niveau 4 ce 19 août. Selon les prévisions, après être passé sur la Jamaïque et avant de toucher le Yucatan au Mexique, il devrait se classer dans la catégorie 5. Ensuite, après avoir traversé le golfe du Mexique, il devrait passer dans le nord de ce pays. Au moment où il touchera le continent, sa puissance diminuera très rapidement et ne sera plus qu'une tempête tropicale puis une simple dépression. Quand un ouragan passe au-dessus de terres, il fait toujours beaucoup de dégâts. Espérons que, pour les régions soumises régulièrement à ces événements météorologiques, ce sera le seul.