• Avis de recherche : disparition inquiétante d’un ouragan !

    Pour faire ses prévisions, Pier Corbyn’s (http://www.weatheraction.com/) utilise une technique basée sur l’activité et les effets magnétiques du Soleil. Il réalise ainsi des prévisions portant sur plusieurs mois voire plusieurs années.

    Pour ce mois d’octobre, il avait prévu avec un niveau d’exactitude A c’est-à-dire élevé, une possibilité d’observer entre le 12 et le 16 une tempête avec de fortes pluies et des orages. Pour être tout à fait sûr de ne pas se tromper, il avait ajouté une possibilité de temps sec ou ensoleillé les après-midi et des nuages bas ou des brouillards matinaux. Heureusement, car c’est cette deuxième option qui s’est réalisée.

    Pour la période du 16 au 31, il avait établi avec un niveau de certitude élevé les prévisions suivantes :

     

    26-31 octobre
    Temps
    Des pluies fortes et des ouragans sévères qui risquent de causer des dommages de vent répandues. Vitesses de vent de plus de 30 m/s probables. (En Angleterre 45 m/s).
    Doux, plus froid plus tard. Confidence level A.

    Niveau d’exactitude a.

     

    Nous sommes actuellement au cœur de cette période et il n’y a aucun ouragan en vue dans nos régions. Juste de la pluie ce 29 octobre au matin.

    Ma première réaction a été : il ne connaît pas le climat des régions pour les quelles il établit des prévisions. En effet, un ouragan n’est pas possible en Belgique et plus largement en Europe. Les conditions de formation d’un tel phénomène ne sont pas remplies. Il a alarmé la presse dont les échos ont inquiété un politicien.

    Et il remet cela pour le mois de novembre avec une tempête du 11 au 13 et une SUPERTEMPÊTE pour la période du 24 au 28. Il annonce en plus que cette tempête se développe au jour près 304 ans après la tempête affreuse de 1703. Bien on verra et on en reparlera à ce moment là !

  • Les causes des inondations (2)

    Les barrages sont réalisés pour contenir une grande quantité d’eau afin d’en disposer comme réserve ou à des fins énergétiques. Une rupture de barrage libère brutalement cette grande quantité d’eau qui déferle vers l’aval de la vallée. Les causes de ces ruptures sont multiples : tremblement de terre, mouvement du sol, défaut de construction, … C’est ce qui s’est passé lors de la rupture du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959. Toute la vallée depuis le barrage jusqu’à la mer en passant par Fréjus a été dévastée.

    Les glissements de terrain peuvent aussi être à l’origine d’inondation. Si une masse de terre importante vient obstruer le cours normal d’une rivière, il agit comme un barrage et le niveau d’eau monte derrière cet obstacle inondant la rivière en amont.  Deux cas de figures peuvent se présenter. La masse de matière amenée par le glissement de terrain est très importante et quand l’eau arrive à son niveau maximum, un nouveau lac naît et la région en amont reste inondée. Dans le cas où le barrage ne résiste pas à la pression de l’eau,  il se rompt et libère toute la masse d’eau qui s’engouffre vers l’aval de la vallée ravageant le voisinage du cours d’eau. En 1965, un glissement de terrain dans le massif de la Maurienne obstrua l’Arc provoquant ce type d’inondation.

    A suivre ...

  • Les causes des inondations (1)

    Les inondations sont un débordement d'un cours d'eau qui submerge les terrains voisins. La notion de cours d’eau peut s’étendre à des oueds ou des zones en creux dans le relief dans les quelles de l’eau de pluie s’écoule le temps du phénomène.

    Les inondations sont causées par différents phénomènes qui peuvent apporter de grandes quantités d’eau en un laps de temps relativement courts. La première cause est la pluie soit intense, soit de très longue durée ou à répétition. Les exemples de ce type sont nombreux. Pour le premier cas, on peut citer les inondations de la Biesmes le 24 août 1987 et pour le deuxième cas les inondations de décembre 1993 au sud du sillon Sambre et Meuse.

    Un deuxième type d’inondation est le mascaret. C’est un phénomène exceptionnel qui se produit dans certains estuaires aux époques des grandes marées. Normalement les berges des cours d’eau peuvent contenir le flux d’eau qui le remonte. Mais dans certains cas, comme le premier février 1953, la poussée de l’eau est augmentée par une tempête au moment d’une grande marée. Dans ce cas, l’eau passe au-dessus des berges ou des digues.

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    Inondation à Dinant en 1995 (Photo M. Vandiepenbeeck) 

    A suivre ...

  • Prix Nobel de la paix attribué à Al Gore et le GIEC

    Le prix Nobel de la paix 2007 a été attribué  à Al Gore et au GIEC (groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements.

    Après Wangari Maathai en 2004, militante écologiste kenyane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société, c’est à nouveau des défenseurs de la Terre qui recoivent le prix Nobel de la Paix.

    C’est par son film « Une vérité qui dérange » qu’Al Gore fait passer le message que la Terre est en danger, problématique qui nous concerne tous et nécéssite une action concertée de tous les habitants de la planète.

    Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine. Il a également pour but de cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue. Le GIEC a été créé en 1988, à la demande du G7, par deux organismes de l'ONU : l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

    Cette consécration va sans doute donner plus de poids aux conclusions du GIEC. Espérons ainsi que la planète pourra devenir le plus rapidement possible une planète propre.
  • Tempête ? Willy Borsus veut savoir

    Ce lundi 8 octobre, Vers l’Avenir a fait paraître un article intitulé « Tempête ? Willy Borsus veut savoir ». Le journaliste fait écho d’une information publiée dans le journal agricole Pleinchamps informant qu’un astrophysicien, Pier Corbijn, annonçait sur son site qu’une tempête atteindrait notre pays du 12 au 16 octobre et au pire du 26 au 31 de ce mois ( http://www.weatheraction.com : ne cherchez pas, l’info est payante). Il se base sur des effets magnétiques sur l’influence lunaire pour faire des prévisions météorologiques. Personnellement je ne crois pas à ce type de prévisions, mais je tiens compte qu’une tempête est déjà possible à cette période.
    C’est vrai que septembre – octobre marque le début de la saison des tempêtes en Belgique. Cette saison se termine en mai, ce qui n’exclut pas de subir de temps en temps une tempête en été. Pour rappel, un climatologue parle de tempête lorsque les rafales de vent dépassent les 100 km/h. Dans le pays, on observe en moyenne 2 ou 3 tempêtes par an, cette fréquence augmente à 4 ou 5 au Littoral. La plus forte tempête s’est produite le 25 janvier 1999 et les rafales ont atteint 168 km/h à Beauvechain. Cette année-là on a subi une série de 9 tempêtes entre le 25 janvier et le premier mars.
    La réaction de monsieur Borsus est donc légitime mais il n’y donc pas de quoi s’inquiéter d’une telle annonce pour notre pays. Néanmoins on doit tenir compte, au moment où les prévisions à court terme l’annoncent, que dès que les vents dépassent les 80 km/h, on peut déjà observer des dégâts. La prévention ne consiste pas à agir un peu avant le phénomène, en général c’est trop tard. Elle consiste à construire des bâtiments, des palissades, des murs, des panneaux ou tout autre objet en tenant compte que les vents peuvent être violents dans notre pays. Il faut également surveiller l’état de santé des arbres et faire le nécessaire en temps voulu pour qu’une tempête ou un orage ne provoque leur chute.