• Quelques inondations remarquables (3)

    Paris 1910

    1162293b77f3595e6f117d4809229682.jpgLes inondations de 1910 ont atteint l’épaule du Zouave ! Le Zouave du pont de l’Alma sert de référence lors des crues de la Seine à Paris bien que la référence officielle à l’heure actuelle soit le pont d’Austerlitz.

    Cette crue débuta le 20 janvier et les rives du fleuve furent inondées jusqu’au 28. C’est en automne que se mirent en place les conditions qui aboutirent à cette crue très exceptionnelle.

    Via le sous-sol – cave, métro, réseau d’égouttage – l’inondation s’est répandue loin des berges du fleuve. Le métro fut paralysé sur pratiquement toutes les lignes et les dégâts furent extrêmement importants.

     Des cartes postales de Paris sous eau en 1910 sont accessible à l'adresse suivante : http://www.lesia.obspm.fr/~malherbe/cartes-postales/Inondation1910/index.html

  • Piers Corbyn persiste et signe

    L'agence Belga fait à nouveau écho à l'annonce d'une super tempête selon des prévisions établies il y a déjà quelques mois sur le site de weatheraction. Cet avis de l'agence Belga est paru le 20 novembre. C'est assez cocasse car déjà la tendance anticyclonique commençait à se dessiner et depuis lors elle se confirme. Conclusion : c'est encore raté. Déjà que la tempête du 10 au 11 novembre n'a pas eu lieu. En fait il y a bien eu beaucoup de vent, sans atteindre le niveau de tempête. La seule chose correcte pour cette période était que le vent serait fort avec des dégâts. Mais la tempête annoncée pour le 10 et le 11 ne fut pas au rendez-vous. 

    Ce que je reproche le plus à ce type de prévision, c’est qu’il annonce avec aplomb un événement extrême en précisant même qu’il sera aussi violent que la tempête de 1703. Il va jusqu’à donner une vitesse de vent de 210 km/h, valeur qui n’a jamais été atteinte à ce jour en Belgique.  

    Super tempête sur la Belgique?

    L'astrophysicien britannique et météorologue Piers Corbyn affirme que les Pays-Bas et une partie de la Belgique pourraient être frappés par une super tempête lors du week-end prochain. Son collègue finlandais Hagelstam affirme que les probabilités sont de 90%. Les services météo annoncent pour leur part un temps calme ce week-end. (belga)
  • Quelques inondations remarquables (2)

    La Loire 1852 – 1856 –1869

    La Loire est un fleuve capricieux. Ses crues peuvent être terribles et provoquer d’énormes dégâts. Sa dernière grande crue date de 2003 avec un niveau de 4,85 m au-dessus de son niveau « normal » à Digoin. Mais la plus grande date de 1846 avec un niveau de 7,40 m, crue essentiellement due à la Loire c’est-à-dire avant la jonction Loire-Allier.

    En 1852, une crue importante s’est également produite. Les cités riveraines ont fait des travaux pour rehausser les digues. Mais 4 ans plus tard, lors d’une nouvelle crue (5,70 m), la Loire passe à nouveau au-dessus de ces nouvelles digues. De nouveaux travaux sont entrepris pour relever à nouveau les digues. En 1866, une crue de 6,30 m provoque de nouveaux débordements malgré les travaux réalisés. Après concertations, les entités riveraines décident de détruirent les digues et de laisser toutes les zones submergées au fleuve et donc de ne plus construire dans cet espace qui avait été envahi par les eaux.

    Mais l’Homme a oublié et a entrepris de construire à nouveau dans cette zone. Les crues de 1973 et plus récemment celle de 2003 ont été la cause de nombreux dégâts.

    La figure 2 montre l’historique des grandes crues de la Loire entre 1846 et 2006. On peut se rendre compte que les plus grandes crues datent d’avant 1910, c’est-à-dire longtemps avant la problématique du changement de climat.

    Référence bibliographique : Bruno Ledoux, 1995,   Les catastrophes naturelles en France, Document Payot

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  • Cyclone Sidr sur le Bengladesh

    Le Bengladesh est situé dans une des régions où les cyclones tropicaux sévissent. Ce pays, un des plus pauvres du monde, a souvent du mal à se remettre de la catastrophe qu’ils engendrent. C’est dans cette région du monde où l’on a observé les cyclones les plus meurtriers :

    §         novembre 1970 : le cyclone Boha fait 150 000 morts, 100 000 disparus selon un décompte officiel mais on estime le nombre de morts à plus de 500 000,

    §         avril 1991 : Gorky tue 138 000 personnes et cause près de 2 millions de victimes,

    §         novembre 2007 : sans doute plus de 30 000 morts lors du passage de Sidr.

     

    La raison de ce nombre élevé de victimes est la topographie du pays. En effet le Bengladesh est principalement constitué du delta de plusieurs fleuves dont le Bramapoutre. Il s’agit d’une immense plaine à très faible altitude : moins de 5 m jusqu’à plus de 80 km du littoral. Un ouragan est accompagné d’un soulèvement de l’océan en dessous de son centre. Un ouragan de la force 4 comme Sidr provoque une élévation du niveau de la mer de 4 à 5 m. Cette vague pénètre dès lors profondément à l’intérieur des terres sur une zone où la densité de population est élevée. Il en résulte un nombre de victimes et de morts très importants.

     

    En outre, le faible relief n’oppose pas beaucoup de résistance aux vents engendrés pas l’ouragan. Il pénètre rapidement à l’intérieur des terres et ne s’affaiblit pas aussi vite que dans d’autres régions. Les vents restent violents loin du littoral. De plus, le système d’alerte des cyclones est bien moins efficace que dans les pays au niveau économique plus élevé. Tous ces facteurs font que les cyclones tropicaux ont des effets extrêmement  néfastes dans cette pauvre région du monde.
  • Novembre 2007 première neige en haute Belgique

    Le 9 novembre, la neige faisait son apparition sur les hauteurs ardennaises. Au journal télévisé, la journaliste annonçait : « Il a déjà neigé en Belgique » ! Et moi, je me disais « Seulement ! ». En effet cette date de première neige est relativement tardive. Normalement, les premières neiges au sol surviennent sur le sommet de la Belgique entre le premier octobre et le 15 novembre. A une altitude de 500 m, cette date varie entre le 18 octobre et le 4 décembre.
    Le 24 octobre 2003, toute la Belgique se réveillait sous un manteau blanc. Cette date était tout à fait normale pour Botrange. En revanche, elle était très exceptionnellement précoce pour le littoral où la date moyenne de premier enneigement est le 21 décembre (c’est normal entre le 27 novembre et le 14 janvier).
    Comme quoi la relativité des choses est toujours de mise en climatologie !