• Les mascarets

    Le mascaret est un phénomène qui se produit dans les estuaires des fleuves. La marée montante rencontre le flux descendant du cours d’eau. L’eau qui remonte le fleuve provoque un train de vagues qui peut être, sous certaines conditions, important.

    Les risques d’inondations lors de formation d’un mascaret sont au maximum  dans les conditions suivantes :

    §         Être en hiver. En effet, le 3 janvier, la Terre se trouve au plus près du Soleil. Les forces d’attraction sont à ce moment là les plus grandes. Si en plus la Lune est pleine ou Nouvelle et au plus tr ès de la Terre, les coefficients de marée sont au maximum.

    §         Avoir eu dans les jours qui précèdent des précipitations importantes qui font que les cours d’eau sont saturés et un débit plus important que la norme.

    §         Avec comme facteur aggravant une tempête dont les vents les plus violents sont perpendiculaires au littoral. Cela provoque une montée plus importante des eaux de la marée et accentue le mascaret.

     

    La pression de l’eau montante sur les berges des cours d’eau ou les digues des canaux peut provoquer leur rupture. Cette situation s’est produite lors de la grande marée dans la nuit du 31 janvier au premier février 1953 le long des côtes néerlandaises et belges. Lors d’une tempête classique, le vent souffle généralement parallèlement à la côte, mais cette nuit là, le vent soufflait du nord-ouest, donc perpendiculairement à la côte. Le niveau de l’eau a été de 3 mètres au-dessus du niveau le plus élevé observé lors des marées de vives eaux. Les conséquences de ce raz-de-marée furent désastreuses : plus de 1.800 morts, 160.000 hectares de terres inondées, de nombreuses têtes de bétail noyées et de beaucoup de bâtiments détruits ou endommagés.

    Plus près de nous, un phénomène analogue s’est produit en janvier 1976 où la remontée de l’eau dans l’Escaut et du Rupel a provoqué des ruptures de digues dans la région de Ruisbroek (Puurs).

  • Un début de février très ensoleillé !

    Deuxième décade
    L’air continental qui a déterminé notre temps à la fin de la première décade a persisté jusqu’au 14. Du 15 au 17, le développement d’un anticyclone sur la mer du Nord a amené sur notre pays de l’air continental polaire. Du 18 au 19, son déplacement vers l’Europe de l’Est a ramené de l’air continental plus doux. Le 20, l’affaiblissement de l’anticyclone a permis le retour de masse d’air maritime sur nos régions. La présence de cet anticyclone nous a permis de bénéficier d'un très bon ensoleillement malgré quelques jours avec du brouillard ou avec un stratus persistant.
    La durée d’ensoleillement est exceptionnelle avec 62,0 h (norm. : 18,6 h). Le total des précipitations est très anormal avec 0,2 mm mm (norm. : 18,6 mm La température moyenne de cette deuxième décade est normale avec une valeur de 3,5°C (norm. : 3,0°C). La durée d’ensoleillement est la troisième valeurs la plus élevée depuis 1951. Les valeurs supérieures à cette année sont : 2003 avec 76,3 h de Soleil et le record date de 1985 avec 81,6 h de Soleil. Les 20 premiers jours de 1985 restent la période la plus ensoleillée avec 118,7 h contre 104,7 h pour cette année.

  • Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne (ASCN)

    Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne (ASCN) www.astrosurf.com/pollution

    Présentation de l’ASCN

    L’ASCN (Association pour la Sauvegarde du Ciel Nocturne www.astrosurf.com/pollution) est une nouvelle association regroupant des astronomes amateurs francophones, qu’ils fassent partie d’un club, d’une association ou agissent à titre particulier, en vue de lutter contre la pollution lumineuse en Belgique. Elle s’emploie à sensibiliser le grand public et les décideurs économiques et politiques à cette problématique en les informant de tous ses aspects, qu’ils soient astronomiques, environnementaux, humains, techniques ou énergétiques. Le but qu’elle s’est fixée est de convaincre les autorités et la population de l’intérêt qu’il existe à éclairer moins et mieux tout en économisant l’énergie, en préservant la vie nocturne et en n’occultant plus la vue du ciel et de notre univers.

    Son objectif n’est pas de supprimer l’éclairage mais le mauvais éclairage sans pour autant compromettre la sécurité des personnes. Il s’inscrit dans la philosophie de la déclaration de La Palma de 2007 ainsi que dans les principes énoncés dans le préambule de la Déclaration de l’Année Internationale de l’Astronomie 2009 à savoir : « Le ciel, notre héritage commun et universel, est une partie intégrale de l’environnement perçu par l’humanité. L’Homme a toujours observé le ciel pour l’interpréter ou pour comprendre les lois physiques qui gouvernent l’Univers. Cet intérêt pour l’astronomie a eu de profondes implications dans la science, la philosophie, la religion, la culture et notre conception générale de l’Univers. »

    « Le droit à un ciel nocturne non pollué permettant la contemplation du firmament devrait être considéré comme un droit inaliénable équivalent à tous les autres droits environnementaux, sociaux et culturels de l’humanité, en raison de son impact sur le développement de tous les peuples et sur la conservation de la biodiversité. »

    « Le ciel étoilé fait partie intégrante du patrimoine mondial à préserver » UNESCO, 1992

  • Beau temps Pollution : complément d’info

    Nous nous trouvons dans un exemple bien évident d’inversion thermique. Après le WE chaud que l’on a connu,  nous avons changé de masse d’air. De continental, elle a acquis une origine polaire. De ce fait, venant du nord, elle passe au dessus de la Mer du Nord. L’air se charge d’humidité provoquant du brouillard ou un stratus bas dans le pays, ce brouillard et/ou stratus se sont dissipés dans les régions en altitude alors qu’il restait  accroché à l’inversion dans las autres régions. Ainsi ce 14 février, la température n’a pratiquement pas varié à Uccle avec un minimum de 0,7°C et un maximum de 0,9°C En revanche, la température est montée à 7,5°C à Elsenborn et 8,2°C à Saint-Hubert, ces stations ont bénéficié d’un bon ensoleillement qui a permis à l’air au sol de se réchauffer alors que ce n’était pas le cas ailleurs.

  • Beau temps et pollution ?

    Beau temps et pollution ?

    Depuis quelque temps, des alertes « pollution » sont lancées alors qu’on nous annonce du beau temps. Alors que par temps de pluie, il n’y a pas d’alerte de ce genre. Quelle peut en être la raison ?

    Nous sommes en hiver et, durant cette saison, quand nous nous trouvons dans une situation anticyclonique, deux situations peuvent se produire :

    §         celle de ce week-end où il fait frais le matin et très ensoleillé dans la journée,

    §         celle que l’on a connue à la mi-décembre où le ciel reste couvert toute la journée et des températures basses qui fluctuent peu.

                Dans les deux cas, au cours de la nuit, la température descend relativement bas et est proche de 0°C. En effet le refroidissement nocturne par ciel dégagé est important  et le sol se refroidit de façon très marquante. Cela provoque ce qu’on appelle  "une inversion de température". Normalement, la température diminue avec l’altitude. Quand on a un refroidissement, la température au sol peut devenir plus froide à ce niveau qu’à une altitude plus élevée. Cette inversion peut se produire au sol ou en altitude. Elle est semblable à un couvercle qui empêche l’air de monter au dessus de son niveau. L’humidité et la pollution ne peuvent plus se disperser en altitude et elles viennent alors s’accumuler sous cette inversion. Au plus longtemps le phénomène dure, au plus la quantité de pollution devient importante et si l’humidité devient trop élevée, un stratus (ou du brouillard au sol) apparaît.

    Dans la situation de ce week-end, le stratus n’est pas apparu mais l’inversion était bien présente bloquant la dissipation des particules et des gaz polluants. L’absence de nuage et le Soleil qui commence à s’élever dans le ciel ont favorisé un réchauffement important de l’atmosphère. Lors de l’épisode de décembre, des régions sont restées sous le stratus avec des températures comprises entre 2°C et 6°C. Les 6°C ont été atteint à Bièvre, Angleur et Hastière alors qu’à Uccle la température est restée inférieure à 3°C.

    Signalons en passa,t que c’est la Cellule interrégionale de l'environnement (irceline : http://www.irceline.be/~celinair/french/homefr_java.html), partenaire de l'IRM, qui est habilitée à apprécier les risques relatifs à la pollution de l'air.

    Lorsque l’anticyclone se retire, il laisse la place aux dépressions où le vent est généralement plus important et dans lesquelles on n’observe pas d’inversion. Mais si celle-ci se produit, elle ne dure pas longtemps et la pollution est rapidement dispersée.