• Il fait « lourd »

    Il fait « douf » - cette expression typiquement belge peut se traduire par : « Il fait lourd ».

    Une caractéristique de notre corps est la régularisation thermique par la transpiration. L'évaporation de la sueur demande d l'énergie; elle va être prise au niveau de la peau. Et cette perte d'énergie au niveau de la peau va se traduire par un refroidissement.

    Une autre caractéristique qui intervient dans cette sensation de temps lourd est la température et sa teneur en vapeur d'eau. Une masse d'air ne peut contenir qu'une masse maximale de vapeur d'eau et ce seuil, qui est appelé la tension de vapeur saturante, varie en fonction de la température. Au plus l'air est chaud, au plus l'air peut contenir de la vapeur d'eau : à 10°C, elle peut contenir 9,4 g/m³, à 20°C elle peut contenir jusqu'à 17,3g/m³ et à 30°C cette valeur monte à 30,3 g/m³. Lorsque la quantité de vapeur d'eau atteint cette valeur maximale, l'humidité relative est de 100%. Si on ajoute de la vapeur d'eau dans cette masse d'air à saturation, l'excès va se transformer en liquide en restituant de l'énergie qu'elle avait acquise lors de l'évaporation. De même si la température diminue, il va y voir condensation de l'excès de vapeur d'eau.

    Si nous transpirons alors que la température est élevée, et que l'atmosphère est saturée en vapeur d'eau, la sueur ne va pas pouvoir s'évaporer et la transpiration va rester sur la peau. On a alors cette sensation de moiteur et en plus la non évaporation ne va pas nous refroidir et la chaleur sera désagréable. Cet inconfort est exprimée par l'expression du temps lourd.

    Mais à 10°Cou moins, à saturation, on n'aura pas cette impression d'inconfort, car comme la température est basse, on ne doit pas refroidir le corps et donc nous ne transpirons pas.

    Dans le cas inverse où la teneur en vapeur d'eau est très faible, nous allons transpirer beaucoup et le refroidissement sera intense et on aura, même à 25°C, une sensation de froid.

  • Réduction des effets néfastes (1)

    Construction de barrages

     

    Les inondations peuvent être mieux contrôlées par la construction de réservoirs temporaires. On construit le long de la rivière un espace qui pourra être rempli d’eau lors d’une crue. Si celle-ci dépasse un certain seuil, on ouvre un canal de dérivation qui amène l’eau dans le réservoir. Lorsque la crue cesse et que le niveau d’eau redescend en dessous de ce seuil, on ouvre un canal de restitution qui ramène l’eau (éventuellement en aval d’une zone habitée que l’on veut protéger) dans le cours d’eau. La vitesse de vidange du réservoir peut être contrôlée afin de ne pas provoquer une crue en aval. L’écrêtage du débit de la rivière sera efficace tant que le réservoir n’est pas plein. Quand celui-ci sera complètement rempli, on ne pourra plus réduire la crue, et la zone habitée sera quand même inondée. La dimension du réservoir sera donc un élément important dans le facteur de réduction des inondations. On peut, par exemple, supprimer les crues décennales, mais pas les crues de fréquence plus rares. Mais comme les crues plus fréquentes qu’une crue décennale sont les plus nombreuses, on aura un gain certain du point de vue humain et économique.

    Dans les villes, on réalise souvent des réservoirs souterrains, entre autres en dessous de stations de métro, afin de diminuer le risque d’inondation en zone urbaine. Ces ouvrages nécessitent un nettoyage complet après la vidange de la « citerne », car les boues et les détritus emmenés par l’eau de pluie réduisent rapidement l’efficacité de ces réservoirs.

     

     

  • Sécheresse en Catalogne

    Les précipitations font cruellement défaut dans le nord-est de l’Espagne. Les barrages ne sont plus remplis qu’à 20%. Il en résulte que Barcelone se voit régulièrement privée d’eau.
    Ce que vivent les Barcelonais nous rappelle une situation que nous avons connue en 1976. Ils ne peuvent plus arroser les jardins, laver les voitures, changer l’eau des piscines et les fontaines sont vides. Pour pallier le manque d’eau, ils font venir de l’eau venant de Tarragone et de Marseille.
    L’eau qui vient de Tarragone est pompée dans l’Èbre, le fleuve le plus important de l’Espagne. Mais cela ne se fait pas sans réticence de la population locale. L’eau du fleuve sert principalement à l’agriculture locale. Les tarragonais craignent que l’eau n’aille pas servir comme eau potable, mais à alimenter les piscines de la région de Barcelone. De plus ils estiment que les récentes pluies diluviennes devraient suffire pour pouvoir alimenter à nouveau la ville en eau.
    L’autre source d’eau pour la capitale catalane est Marseille. En fait l’eau provient du canal de Provence. On se souvient qu’au cours des dernières années, le sud de la France avait connu des sécheresses à répétition. Mais la situation a cessé d’être préoccupante et les réserves sont reconstituées. La gestion de l’eau qui a été mise en place en place permet au sud de la France d’être solidaire de la Catalogne. En tout un million de mètres cube d’eau par mois sera acheminée de Marseille à Barcelone jusqu’en septembre.
    Voici un bel exemple de solidarité à l’échelle européenne. Ce nous rappelle aussi que l’eau est un bienfait du ciel et qu’il ne faut pas rechigner lorsque les pluies sont parfois trop fréquentes en Belgique surtout en été.

  • Le climat décrypté sur 800.000 ans mais pas plus loin

    Certains sites qui traitent de l’information scientifique ont fait mention de ce décodage du climat dans les carottes glacières extraites de l’Antarctique.

    La neige quand elle se transforme en glace a emprisonné des bulles d’air de l’atmosphère. L’analyse de cet air, qui date de la formation du névé, nous indique la composition de l’atmosphère à cette époque. On peut en déduire aussi un indicateur de la température de cette époque. Cette technique permet de remonter dans le temps jusqu’à 800 000 avant notre époque.

    Mais cette technique ne permet pas de remonter plus loin dans le passé. En effet, les précipitations de neige d’une saison sont recouvertes par les précipitations suivantes. L’alternance des saisons permet de dater facilement les couches supérieures de la calotte glacière. Mais au fur et à mesure que la couche est recouverte par de nouvelles précipitations, ces nouvelles neiges augmentent la pression et l’épaisseur de la couche d’un période bien précise diminue. Lorsque la pression devient très importante, il n’est plus possible de séparer les années. Si la précision de la datation perd en qualité, on peut néanmoins continuer à étudier l’atmosphère du passé.

    La glace, si elle paraît bien solide, est cependant relativement plastique et, en même temps qu’elle s’enfonce, elle se déforme et s’évacue progressivement vers l’extérieur du continent Antarctique. Elle finit sa vie dans les icebergs et disparaît dans les océans. Même là où le fluage est très faible, la glace atteint la roche et glisse lentement vers les bords du continent. Cette partie de la couche de glace est très difficile a étudié pour différentes raisons. Tout d’abord l’épaisse couche de glace au-dessus d’elle la comprime très fortement, ensuite lors de son mouvement latéral, elle érode le socle roche et perd de sa pureté et de son homogénéité du fait qu’elle se mélange aux particules érodées. Enfin en suivant le relief, il lui arrive de remonter et de se mélanger avec des couches plus récentes.

    Il devient dès lors très difficile de remonter plus dans le passé par les études des carottes glacières et d’autres techniques doivent être utilisées pour remonter plus loin dans le temps.

     

     

  • Normales saisonnières MAI

    Normales saisonnières : MAI

    Températures maximales 

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    12

    16

    21

    2

    13

    18

    22

    3

    14

    19

    23

    Températures minimales 

    decade

    Borne
    inférieure

    Moyenne

    Borne
    supérieure

    1

    4

    8

    11

    2

    5

    9

    12

    3

    7

    10

    13