• Voyage vers le Svalbard : une expérience extraordinaire

    Svalbard est un archipel norvégien situé entre 74° et  81° de latitude Nord. Cet archipel est mieux connu sous le nom de l’île principale : Spitzberg. J’y ai séjourné entre le 15 et le 20 juin et ce fut un voyage remarquable.

    Il débuta par un vol Bruxelles - Copenhague suivi de Copenhague – Oslo. Au moment de quitter la capitale danoise, le Soleil était juste sur l’horizon sur le point de se coucher. À Oslo, le Soleil se trouvait à une hauteur au-dessus de l’horizon de près de 10°. Sachant qu’à une même date, les journées en période estivale sont de plus en plus longues lorsqu’on va vers une latitude plus élevée, ce n’était pas une surprise. Cela fait quand même drôle car, en regardant  ma montre, il était bien 21 h 50 soit une heure dix après avoir vu le Soleil sur le point de se coucher.

    Me voilà à Oslo. Un réveil nocturne me pousse à me lever et je suis tenté de jeter un coup d’œil dehors. Bien que ce soit le milieu de la nuit, il fait très clair, suffisamment pour ne pas utiliser de lumière artificielle.

    Le lendemain, je suis arrivé en début d’après-midi à Longyearbyen, capitale du Svalbard. En quittant, l’avion, il tombait quelques grains de neige et nous sommes un 15 juin ! C’est l’été météorologique. Après mon installation à l’hôtel, je vais faire une promenade pour découvrir la ville. À l’aller, le vent soufflait dans le dos, ce qui malgré les 2°C était très supportable. Mais au retour il y avait un bon petit vent de face et la température ressentie était de –5°C. J’en connais quelques-uns qui auraient été heureux d’être avec moi. Eh oui, tous ne rêvent pas d’été !

    La neige qui s’incruste dans les semelles et le sol boueux font qu’il est de coutume, quand on va dans un lieu public comme l’université, l’office de tourisme, le musée voire même dans les hôtels, de retirer ses chaussures à l’entrée. (Si vous avez été prévoyant, vous avez pris une autre paire de chaussures sinon vous vous promenez dans les bâtiments sur vos chaussettes).

    Une personne prévoyante prend une paire de chaussures de rechange sinon elle se promène en chaussettes dans les bâtiments.

    Un autre phénomène particulier est l’absence d’obscurité. À cette latitude le Soleil ne se couche pas de fin mai à la fin août. Cela a comme conséquence météorologique que les extrêmes se produisent tout près du midi et minuit solaire alors que chez nous, le maximum se produit plus tard entre 15 et 16 h et le minimum juste un peu après le lever du Soleil. De plus, si la journée est très nuageuse, il n’y a pas beaucoup de variabilité dans l’évolution de la température.  Ainsi le 17 juin, le minimum était de 0°C et le maximum de 2°C.

    Bien que le ciel soit souvent nuageux, on peut également observer la Lune pendant 24 h. Elle était pleine et donc du côté opposé au Soleil. Comme le Soleil, elle restait au-dessus de l’horizon pendant 24 h.

    Voilà une expérience polaire bien extraordinaire et c’est bien volontiers que je retournerai dans cette région. 

     

  • Réduction des effets néfastes (2)

    Rectification de l’environnement

    La modification de l’environnement aggrave souvent les conséquences des inondations. Revenir en arrière engendre une situation qui entraîne moins de crues. Ainsi le repeuplement d’une zone avec des arbres peut recréer un parapluie naturel.

    D’autres techniques peuvent être utilisées pour réduire le risque comme la création d’une tournière (une tournière est espace réservé pour faire tourner la charrue au bout du sillon). Il s’agit de mettre au bord d’un champ, entre celui-ci et le cours d’eau, une bande enherbée. La bande de terre qui est laissée en jachère va freiner l’eau qui s’écoule et permettre une pénétration d’une partie de cette eau dans le sol.

    31da68ae50b8a9c0a7ff8a5d63f9cd31.jpg

    Les modes d'actions d'une bande enherbée. (Source Syngeta)

  • Du sable dans la pluie : plus fréquent qu’on ne le pense !

    Au cours de la dernière semaine de mai 2008, on a observé sur les voitures du sable qui provenait du désert du Sahara. Comment est-il arrivé là ?

    Au départ une dépression se crée au-dessus du désert. Comme il s’agit d’une région sèche et que les nuages peuvent se former mais ils ne donnent pas ou très peu de pluie ! En revanche, les différences thermiques peuvent engendrer des vents violents et provoquer des tempêtes de sable visibles sur les photos satellites. On peut voir un exemple de tempête de sable au large du Sénégal dans la figure ci dessous.

    10edc9e6b2409f90ac2f7cb25a6bc138.jpg

     

     

     

     

     

     

     

    Figure 1 Sable et poussières venus du Sahara (ESA) Source Techno Sciences

    Ce sont de fines particules qui peuvent rester longtemps en suspension dans l’atmosphère vu leur faible poids. Si les masses d’air se déplacent vers nos régions, elles passent au-dessus de la mer Méditerranée. Cette mer chaude connaît une évaporation très importante. L’air chaud et humide monte et se refroidit en altitude. Les particules venues du désert joue un rôle de noyau de condensation qui favorise le passage de l’état vapeur à l’état liquide de l’eau. Des nuages se forment.

     Selon leur mode de déplacement et selon la quantité d’humidité, ils vont atteindre la Belgique ou d’autres régions européennes comme l’Allemagne voire même la Scandinavie. Quand elles sont au-dessus de notre pays, on peut connaître trois situations. La première, le nuage ne contient pas assez d’eau et il continue vers d’autres régions. La deuxième situation est la  plus favorable pour observer ce sable : le nuage est saturé en eau mais les précipitations sont faibles. L’eau se dépose sur le sol, les voitures, les vitres, … Comme la quantité d’eau est faible, la pluie s’arrête vite ne laissant que quelques gouttes sur ces voitures. L’eau s’évapore mais en s’évaporant, elle abandonne les particules de sable sur les objets où elle s’est déposée. Ce sable devient alors bien visible. Selon leur origine, ces particules peuvent être jaune, beige ou rouge. Enfin, dans le cas de fortes pluies, l’eau s’écoule sur les véhicules, le sol et puis vers les égouts. Elle emporte avec elle les particules de sable et à la fin de la pluie, après l’évaporation de l’eau, on ne voit plus rien.

    Ces situations ne sont pas si rares en Belgique. Mais de faibles pluies avec du sable sont moins fréquentes et leur visibilité se limite à deux ou trois fois par an.

  • Les inondations de Liège du 29 mai 2008

    Ces inondations ont été remarquables et les images des dégâts qu’elles ont provoqués ont été très impressionnantes.  Les précipitations, bien que très importantes ne suffissent pas à expliquer l’importances des dégâts. D’autres facteurs ont contribué à aggraver les conséquences des pluies.

    Le premier facteur est bien entendu la pluie. Les estimations faites à l’aide des radars ont montrés des intensités pouvant être supérieures à 30 mm/h. C’est beaucoup mais ce n’est pas un cas isolé et unique en Belgique. En fait, dans de nombreux cas d’orages on atteint des intensités parfois bien plus supérieures à cette valeur de 30 mm/h.

    Le deuxième facteur est la région très accidentée où se sont produites les orages. Certaines vallées présentent des versants très inclinés avec comme conséquences des mouvements rapides des masses d’eau dans leur flux vers le bas de la vallée. Cela explique que des véhicules pouvaient déplacées pas la masse d’eau qui arrivaient dans les rues. Le relief est également à l’origine de la montée rapide de l’eau dans les cours d’eau. Quand l’eau arrive dans le bassin versant d’une rivière, la couche d’eau qui s’étalerait sur l’équivalent d’une surface plane donnerait une lame d’eau d’une trentaine de cm s’il pleut 30 mm en 1 heure. Mais le relief va forcer l’eau à se rassembler dans la partie la plus basse de la vallée et l’eau se retrouve sur une surface nettement plus petite qu’au départ. Comme la pente y est nettement moins forte, l’eau va fortement ralentir et le débit sortant va être nettement inférieur au débit entrant. Il va donc y avoir deux raisons pour les quelles le niveau d’eau va s’élever très rapidement dans la partie basse de la vallée.

    Un autre facteur d’aggravation est d’origine humaine : l’homme néglige son environnement. Tout d’abord, il ne tient pas compte des nuances dans le relief et il arrive souvent de construire dans les avalaisons. Ce sont de léger creux dans les versants de la vallée qui va être temporairement occuper lors des fortes pluies. Une construction va y bloquer la pluie qui va chercher une autre voie. Si on a construit deux bâtiments dans des avalaisons voisines l’eau des deux avalaisons, en contournant les bâtisses, en formant un écoulement plus important et dès lors plus destructeur.

    Ensuite l’homme jette ses déchets n’importe où, n’importe comment. Il en résulte que l’eau ramasse tout sur son passage. Si obstacle apparaît, un barrage va se former. Quand la quantité de la masse d’eau acculée en amont du barrage est importante, ce barrage va céder et une lame va s’engouffrer et dévaster la vallée en aval. La même chose peut se produire dans les égouts sauf qu’en cas de vétusté des conduits, ils peuvent céder avant le barrage et les faire éclater comme  on l’a vu lors des reportages.

    Toutes ces circonstances, et certainement d’autres problèmes locaux, ont conduit à une situation bien dramatique pour les habitants qui en ont été victimes. Et une situation analogue s’est produite dans la vallée de la Sambre à Charleroi lors des orages de lundi 2 juin.

     
  • Normales saisonnières : Juin

    Normales saisonnières : Juin
      Températures maximales 
    decade Borne
    inférieure
    Moyenne
    Borne
    supérieure
    1 16 20 24
    2 16 20 24
    3 17 21 25
      Températures minimales 
    decade Borne
    inférieure
    Moyenne
    Borne
    supérieure
    1 8 11 14
    2 8 11 14
    3 9 12 15