• Déficit d’insolation remarquable ce mois de novembre !

    Ce mois de novembre n’est pas encore terminé, on peut cependant déjà dire que l’insolation a été remarquablement basse. À ce jour (29/11/10), on n’a enregistré que 23,8 h de Soleil. Il reste deux jours (aujourd’hui 29 et demain le 30). Mais les prévisions ne donnent pas un ensoleillement important pour ces deux journées et le total des heures de Soleil ne devrait pas augmenter de façon notable.

    Le mois de novembre le plus sombre date de 1922 et on y avait totalisé 21,0 h de Soleil. Ensuite viennent les années 1927 et 1946 avec 26,2 h de Soleil. Cette année, la durée d’insolation pourrait rester inférieure à ces 26,2 h et on aurait ainsi le deuxième mois de novembre le plus sombre depuis 1887, début des observations héliographiques à Uccle. Au cas où le ciel permettrait d’avoir plus de 2,7 h de Soleil pour les 29 et 30, le mois de novembre perdrait son caractère ‘très exceptionnel’. En dessous de 27,2 h, il serait qualifié d’exceptionnel. Entre 27,2 h et 36,7 h, on se trouverait dans la tranche « très anormal »

     

    Code

    Niveaux d'anormalité

    Phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les

    n

    normal

    -

    a

    anormal

    6 ans

    ta

    très anormal

    10 ans

    e

    exceptionnel

    30 ans

    te

    très exceptionnel

    100 an

  • L’épisode pluvieux du mois de novembre 2010

    Du 12 vers midi au 13 vers minuit, il a plu sans discontinuer sur toute la Belgique. Ces pluies sont consécutives à une série importante de précipitations qui ont débuté le 9. Le résultat s’est traduit par un débordement important des cours d’eau dans le centre du pays.

    La situation atmosphérique fut la suivante : une profonde dépression atmosphérique s’est déplacée de l’ouest à l’est de l’Écosse. Le 13, elle s’étendait depuis l’ouest de l’Irlande jusqu’à la Baltique. La rencontre de la masse d’air d’origine polaire avec celle venant du sud a créé un immense front qui s’étirait depuis le centre de l’Atlantique jusqu’au cœur de l’Europe centrale.

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    État de l’atmosphère le 13 novembre à 0 h TU.

    Ce front était accompagné de précipitations relativement abondantes mais surtout passait sur notre pays dans le sens de sa longueur alors que généralement ce type de front traverse la Belgique dans le sens de sa largeur. Il en a résulté des précipitations continues durant 36 h. Au cours de cet épisode, nos observateurs ont relevé de 20 mm à près de 100 mm selon les régions. Ces précipitations succédaient déjà à plusieurs épisodes de pluie depuis le 9. Entre le 9 à 8h et le 14 à 8 h, on a relevé de 30 à 145 mm.sur le pays. Ces précipitations sur 5 jours ne sont pas exceptionnelles. Pour mémoire, on avait déjà enregistré cette année, au mois d’août, plus de 100 mm en 48 heures les 15 et 16 de ce mois-là. En réalité, l’épisode de ce mois de novembre peut être qualifié d’anormal (phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les 6 à 10 ans) à très anormal (phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les10 à 30 ans). Pour rappel, le phénomène doit être plus rare qu’une fois tous les 20 ans pour le critère de pluie durant la saison hivernale (d’octobre à mars)

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    Valeurs observées à la station Davis installée récemment dans le parc climatologique d’Uccle.

     

    Les inondations sont dues à la quantité de pluie qui est tombée au cours de l’épisode du 12 au 13. Mais il faut évidemment tenir compte d’autres facteurs comme la présence des feuilles mortes qui sont tombées des arbres principalement lors des grands vents du 11 novembre et des précipitations qui ont précédé l’épisode qui a amené la catastrophe. En effet, suivant les quantités plus ou moins abondantes avant l’épisode, les conséquences ne vont pas être les mêmes. Dans le cas de cette année, il y a eu des pluies abondantes le 9, puis encore deux jours avec des pluies plus modérées, mais cumulées à celles du 9 ont contribué à saturer les cours d’eau et à gorger les sols au point qu’ils deviennent imperméables. D’autres causes aggravantes non météorologiques peuvent également contribuer à la catastrophe même si les pluies ne sont pas localement abondantes.

    Pour retrouver dans le passé des événements aussi important spatialement, il faut remonter aux hivers 1991 et 1993 et bien d’autres encore.

  • Deuxième décade de novembre 2010

    Du 11 au 15, notre temps est déterminé par une zone de basse pression située sur ou au voisinage des Îles britanniques déterminant sur nos régions des courants maritimes. Du 16 au 17, notre pays est soumis à des courants maritimes plus frais associés à un anticyclone centré sur la Scandinavie. Du 18 au 20, on assiste au retour de courants maritimes associés à une dépression située au voisinage sur la Grande-Bretagne puis à l’ouest de la France.

    Le total des précipitation est très exceptionnel avec 86,8 mm de pluie (norm. : 21,8 mm). C’est la valeur la plus élevée pour une deuxième décade de novembre dont la série commence en 1901. Le précédent record datait de 1964 avec 71,0 mm. La valeur de la durée d’ensoleillement est exceptionnellement basse avec 6,7 h de Soleil (norm. : 21,8 h). Cette valeur situe cette décade en deuxième position des décades les plus sombre de la mi-novembre. Le record date de 1964 avec 3,4 h. La valeur de la température moyenne est normalement élevée avec 7,6°C (norm. : 6,7°C). On notera également que la durée de l’ensoleillement des deux premières décades est la valeur la plus basse depuis 1951 avec un total de 12,1 h de Soleil. Le record précédent datait de 1951 avec 23,5 h de Soleil.

  • Douce nuit !

    La nuit du 3 au 4 novembre 2010 fut marquée par une température particulièrement douce pour un mois de novembre. Dans le pays on a enregistré des températures minimales nocturnes comprises entre 12°C et 15°C.
    A Uccle, le minimum a été de 14,0°C. Normalement les minimas en cette période de l’année dans le centre du pays oscillent autour de 5 °C, le plus souvent entre 1 et 9°C.

    Une situation barométrique particulière impliquant la formation d’une barrière de haute pression au sud de notre pays et une zone de basse pression au nord est à l’origine de la douceur de cette nuit, nous apportant des vents rapides et très doux depuis l’océan. Dans ces circonstances, même en plein hiver on peut atteindre des températures nocturnes de 14°C à 15 °C.

    Aujourd’hui encore, nous connaîtrons des températures diurnes très douces, localement jusqu’à 17°C. De telles valeurs sont élevées mais ne sont pas des records puisque nous avons déjà enregistré à Uccle auparavant, début novembre, des températures de 18°C et même de 20°C. Le record date du 6 novembre 1955 avec 20,3°C. On a également atteint 20,2°C le 4 novembre 1994.

    Samedi, un front froid actif venant du nord nous ramènera des températures plus conformes aux normales saisonnières.

    (Tous les chiffres relevés ici concernent les données synoptiques)

     

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