La saison cyclonique 2012 dans l’Atlantique

Ce mois de novembre voit généralement la fin de la saison cyclone, même si un événement peut encore se produire après le 30. Faisons un court bilan de ce quyi s'est passé cette année.

 

ouragans2012.png

Une saison cyclonique se compose de tempêtes tropicales et d’ouragans. Ces derniers sont classés selon la vitesse moyenne des vents dans l’échelle Safir-Simpson. Les ouragans les moins violents font partie de la classe 1 dès que la vitesse moyenne du vent dépasse les 117 km/h. Cela va jusqu’à la catégorie 5 lorsque les vents moyens dépassent la vitesse de 249 km/h (voir tableau). Quand les vents, dans une dépression tropicale atteignent 63 km/h, la dépression devient tempête tropicale et reçoit un prénom dont la liste est établie plusieurs années à l’avance. Sur le site de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), agence fédérale américaine dont le but est d’étudier les conditions atmosphériques et océaniques, on peut déjà y trouver la liste des prénoms qui seront attribués aux tempêtes tropicales jusqu’en 2017 (http://www.nhc.noaa.gov/aboutnames.shtml).

 

 

Cette année, la répartition des cyclones tropicaux est la suivante : 9 tempêtes tropicales, 6 ouragans de niveau 1, 3 ouragans de niveau 2 et 1 ouragan de niveau 3. Aucun n’a atteint les stades les plus violents ! Cette saison a commencé le 19 mai avec la tempête tropicale Alberto. Le dernier événement fut un ouragan de force 2 baptisé Sandy, qui a sévi du 22 au 29 novembre. À la même date de la formation que Sandy, il y eut une tempête tropicale baptisée Tony qui s’est transformée en dépression le 25 octobre. L’ensemble des phénomènes observés cette année sont présentés dans la carte ci-dessous provenant du site http://weather.unisys.com/hurricane/atlantic/2012/index.html avec un code couleur pour les différents stades atteints par les tempêtes et les ouragans. Ce code est donné dans le tableau avec les vitesses atteintes par le vent.


Catégorie

Couleur

Vitesses du vent

Dépression

vert

< 62 km/h

Tempête

Jaune

62 – 117 km/h

Force 1

Rouge

118 – 153 km/h

Force 2

Rouge pâle

154 – 177 km/h

Force 3

Magenta

178 – 209 km/h

Force 4

Magenta pâle

210 – 249 km/h

Force 5

Blanc

> 249 km/h

ouragans2012_tracks.png


C’est l’ouragan Sandy qui a été le plus dévastateur de cette saison. Il a causé des dégâts et de nombreuse pertes humaines à Haïti et aux États-Unis. Selon les sources les plus récentes, Sandy aurait provoqué la mort de 210 personnes et pour plus de 52 milliards de dollars de dégâts. Outre Haïti et la côte est des USA, l’ouragan à causer des dégâts à Cuba, en Jamaïque, à Porto Rico, en République Dominicaine et aux Bahamas. Cet ouragan a montré la fragilité de notre civilisation technologique : près de un mois après son passage, des quartiers du nord-est des USA sont toujours sans électricité. Même les prévisions les plus alarmantes n’ont pas empêché les dégâts et surtout les décès.

Cet ouragan n’est pourtant pas le premier à atteindre la côte est des États-Unis mais fut certes très intense en arrivant dans cette région. De plus, la coïncidence de son arrivée en même temps qu’une marée haute a contribué à provoquer des inondations importantes dans la région côtière.

Lorsqu’un ouragan provoque de tels dégâts, le prénom qui lui est attribué n’est plus repris dans la liste des prénoms des ouragans. Ainsi les prénoms Andrew, Katrina, Gilbert, Mitch, Sandy, …ne seront plus attribués à des cyclones tropicaux.

Si Sandy a fait le plus de dégâts, selon le National Weather Service qui établit un classement des ouragans selon leur énergie cumulative, Sandy ne vient qu’en quatrième position après Nadine, Michael et Leslie. L’énergie cumulative des cyclones tropicaux (en anglais Accumulated cyclone energy ou ACE) est la quantité d'énergie globale d'un ou de plusieurs cyclones estimée à partir de la vitesse maximale des vents pour chaque période de six heures. Cette quantité est un index de mesure utilisé par le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des États-Unis pour quantifier l’énergie des cyclones tropicaux comme les ouragans et les typhons. L’indice total d'un cyclone ou de tous les systèmes tropicaux d'une saison dans un bassin océanique peut ainsi être évalué et comparé à d'autres cyclones ou saisons. La différence d’impact provient du fait que les trois premiers n’ont sévi que sur l’océan.

 

 





 

Les commentaires sont fermés.