Belgique - Page 2

  • Givre ou pas givre sur la voiture

                 Certains matins, il faut gratter le pare-brise de la voiture d’autres pas. Pourquoi ? Tout est une question de quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère et de température.

     

    L’eau atmosphérique peut être sous forme de gaz (vapeur d'eau), liquide (gouttelettes d'eau) ou solide (cristaux de glace). L'état dans lequel l'eau se trouve va dépendre de sa quantité contenue dans l'atmosphère et de la température ambiante.

     

                La quantité maximale de vapeur d'eau contenue dans l'air est une fonction de la température (voir graphique). Quand l'atmosphère a atteint le maximum de vapeur d'eau qu'elle peut contenir, on dit qu'elle a atteint son point de saturation (par exemple, quand il y a 9,4 g d'eau par mètre cube à 10 °C). Si on augmente la quantité d'eau dans une atmosphère saturée, il va y avoir un changement d'état de la vapeur d'eau vers un état liquide (condensation) ou vers un état solide (sublimation). Ce sont ces gouttes d'eau ou cristaux de glace qui vont former les nuages.

     

    Chaque fois que la quantité de vapeur d'eau devient trop importante ou bien si la température diminue, l'air va se saturer en vapeur d'eau et il y aura formation de nuages composés de gouttelettes d'eau et/ou de cristaux de glace.

     

    Si ce phénomène se produit au sol, il y aura formation de brouillard. Mais la température peut être beaucoup plus basse au sol ou sur les véhicules que dans l’air. Dans ce cas, il peut y avoir condensation de la vapeur d’eau sous forme de rosée ou de sublimation (passage direct de l’état gazeux à l’état solide) sous forme de givre. Si la tension de vapeur du sol ou du véhicule est inférieure à la tension de vapeur saturante, il n’y aura ni rosée, ni givre sur les surfaces froides.

     

     

     

     

    vapeur.png












     

    (Graphique reconstitué à l'aide des données issues de "Climatologie" de P. Etienne et A. Godard, Éd. Armand Colin, Collection U, 1970)

     

     

     

     

     

  • Activé solaire récente

     

    Le 23 janvier, à 04h59 (heure belge), un flash lumineux-aussi appelé éruption solaire- de magnitude M8.7 a été observé sur le Soleil. La lumière du Soleil met 8 minutes pour parvenir jusqu'à la Terre. Des éruptions de cette magnitude se produisent environ 2 fois par mois, et plusieurs d'entre elles ont été observées les mois précédents. Avec l'augmentation de l'activité solaire, on s'attend dans les mois et les années qui viennent à en observer encore plus. Les conséquences d'une telle éruption solaire sur les communications sur la face éclairée de la Terre sont faibles.

     


    Vers 04h00, le flux de protons mesuré dans le voisinage de la Terre a fortement augmenté, et a franchi le seuil d'alerte pour ce qu'on appelle un événement à protons. Le 24 janvier, on a remarqué une petite baisse de flux pour les particules les plus énergétiques. Un événement de cette ampleur arrive en moyenne une fois par an, et peut affecter les satellites et forcer les vols passant par le pôle nord à être dérouter.

     


    Enfin, vers 04h00 également un nuage de plasma a été observé. Il se déplace grosso-modo en direction de la Terre à une vitesse de 1400 km/s environ et non 2200 km/s comme indiqué sur certains sites web. Cela prendra un peu plus d'un jour pour franchir la distance Soleil-Terre. Le gros du nuage passera "au dessus" de la Terre et l'on devrait n'en ressentir que le souffle. Les données satellites confirment que le choc est arrivé, i.e. 15:30. On prévoit un orage magnétique de type mineur, ce qui réduit presque à zéro les chances de voir des aurores en Belgique.

     

     

     

    Source  Petra Vanlommel SIDC (Solar-Terrestrial Centre of Excellence)

     

  • Retour à la normale !

     

     

    Le début de l'hiver (et même pratiquement la première moitié de la saison) a été particulièrement chaud. Du premier décembre au 10 janvier, la température moyenne a été de 6,6°C soit un excès de 2,8°C par rapport à la moyenne calculée entre 1981 et 2010.

     

    Cette valeur est juste en-dessous de la valeur la plus élevée observée entre 1901 et 2011. Assez curieusement le record est partagé entre 5 années : 1916, 1935, 1975,1989 et 2007. Au cours de ces années, la moyenne des températures entre le 1/12 et le 10/1 a été de 6,7°C.

     

    Au cours de la même période, on a relevé au pluviomètre 201,0 mm alors que la normale est de 108,4 mm. Le total des précipitations de cette année est le deuxième le plus élevé depuis 1901, le record date de 1994 avec 203,3 mm.

     

    En revanche la durée d’ensoleillement est tout à fait normale avec 58,8 h de Soleil contre une normale de 61,4 h.

     

    La deuxième décade de janvier est revenue vers des valeurs plus conformes aux normales saisonnières avec respectivement  4,2°C (norm. : 3,6°C), 20,9 mm (norm. : 21,6 mm) et 28,7 h (norm. : 20,7 h).

     

    Les trois graphiques suivants montrent l’évolution journalière des températures, des précipitations et de l’insolation au cours de cette première moitié d’hiver.

    tt1211-0112.png

    température moyenne,précipitations,insolation

    température moyenne,précipitations,insolation

     

    NB Les normales dans les graphiques correspondent à la saison complète (du 1/12 au 29/02)

     


     

  • L’année 2011 : la plus chaude depuis 1833

     

    Depuis que l’on réalise des observations à Bruxelles-Uccle, l’année 2011 a pris la tête des années les plus chaudes. Avec 11,6°C, elle dépasse le record, qui datait de 2007, de 0,1°C. On peut voir dans le premier graphique que les 10 années les plus chaudes se sont produites après 1988. La température moyenne depuis 1988 est de 10,8°C soit 2,0°C de plus que la moyenne du début des observations (1833-1910).

     

    C’est d’autant plus remarquable que la température moyenne de l’été a été inférieure à la normale de cette saison. En fait, tous les mois sauf juillet et août ont été plus chauds que les normales comme le montre le deuxième graphique.

     

    Le printemps a aussi été particulier avec cette longue période de faibles précipitations et d’ensoleillement remarquable. Avec 70,7 mm, c’est le troisième printemps le plus sec depuis 1833.  Les deux précédents, 1893 et 1976, affichaient respectivement 37,7 mm et 69,0 mm. Avec 707,3 h de soleil, ce printemps 2011 dépasse de 55,9 h l’ensoleillement de celui de 1893.

     

    Autres faits remarquables de cette année : le déficit de précipitations au cours du mois de novembre ; le nombre record d’orages au cours du mois de décembre ; les orages dévastateurs durant l’été avec entre autres les inondations à répétition à Orp-Jauche et la catastrophe de Pukkelpop, et, enfin, une période très douce, pour ne pas dire estivale, fin septembre et début octobre.

    températures moyennes; insolation

    températures moyennes; insolation

     

     

     

     

     

     

    Températures moyennes mensuelles à Uccle (°C)

     


     

  • Les conditions météo de début septembre

     Le temps des deux premières décades a été déterminé par des courants maritimes. Du 1 au 2, ces courants ont été associés à un anticyclone centré sur la mer du Nord. Du 3 au 10, ils ont été associés à une dépression située au voisinage de l’Islande ou des Îles Britanniques. Du 11 au 20, nous avons été sous l’influence de courants maritimes associés à des dépressions en évolution depuis l’océan Atlantique vers la Scandinavie, avec, le 15, le passage d’une petite crête issue de l’anticyclone des Açores.

    Les 20 premiers jours de septembre ont vu une quantité d’eau recueillie très anormalement élevée avec 83,1 mm alors que la normale est, entre 1981 et 2010, de 49,5 mm. Les records sont respectivement pour les quantités les plus élevée et les plus basses de 184,1 mm en 2001 et 0,0 mm en 1959. Les valeurs de la température moyenne et de la durée d’insolation sont respectivement de 16,2°C (norm. : 15,4°C) et 95,1 h de Soleil (norm. : 97,1 h). Les valeurs extrêmes de la température sont 19,5°C en 1947 et 11,3°C en 1912. L’année où début septembre a été la plus ensoleillée a été 1959 avec 228,5 h de Soleil, la plus sombre a été 2001 avec seulement 31,0 h de Soleil.