Record - Page 2

  • Une première décade d'octobre sous eau

    Le 1er, des courants maritimes associés à une zone de basses pressions située sur le Sud de la Scandinavie a déterminé notre temps. Les 2 et 3, ces courants maritimes sont associés à une zone de haute pression situé sur l’océan Atlantique à l’ouest des Îles Britanniques et de la France. Le 4, c’est à nouveau une dépression sur le sud de la Scandinavie qui nous a envoyé des courants maritimes. Du 5 au 8, ils sont associés à une dépression évoluant au voisinage de nos régions. Le 9, un anticyclone sur la mer du Nord a envoyé des courants ayant un caractère continental. Le 10, les courants maritimes sont de retour suite au développement d’une dépression au sud de l’Islande.

    La valeur du total des précipitations est très exceptionnellement excédentaire. On a recueilli 95,4 mm de pluie (norm. : 22,5 mm). C’est la valeur la plus élevée depuis 1901 à Uccle. Le précédent record date de 1923 avec 94 ,9 mm. Cette valeur est due à une averse orageuse qui a donné 61,8 mm en moins de 24 h le 7. Cette côte n’a été dépassée à Uccle que 2 fois : le 6 octobre 1895 avec 65,8 mm et le 10 juillet 1942 avec 72,4 mm. Ces valeurs restent néanmoins très inférieures aux valeurs les plus élevées observées dans le réseau belge : le 13 septembre 1998, on relevait à Wijnegem 146,8 mm. La valeur de la durée d’ensoleillement est très anormalement basse avec 15,4 mm ( norm. : 46,3). La valeur de la température moyenne est normale, on a eu 13,5°C (norm. : 12,3°C).

     

  • Bilan climatologique de la première décade d'avril 2009

     

    Un début d'avril particulièrement chaud

     

     

    Du 1 au 3, notre temps est déterminé par des courants continentaux associés à une zone de haute pression située entre les Îles britanniques et la Russie.  Du 4 au 10, nous sommes sous l’influence de courants maritimes ayant parfois une origine tropicale suite à la présence d’une zone de basse pression située au voisinage de la Grande Bretagne au sud de l’Islande.

    La température moyenne est exceptionnelle. Avec 12,5°C, la température moyenne à Uccle est supérieure à la normale (8,0°C) ; cette décade est la deuxième plus chaude depuis 1901 à Uccle, le record date de 1970 avec une température moyenne de 13,7°C. Le total de l’eau recueillie est de 2,2 mm pour une normale de 17,9 mm ce déficit est normal. Avec 64,3 h de Soleil, l’insolation est excédentaire par rapport à la normale qui est de 51,3 h ; il est caractérisé de normal.

  • Mars 2008 : un record de pluie

    Onze mois après le fameux mois d’avril 2007 au cours duquel aucune goutte de pluie n’a été observée à Uccle, mars 2008 bat un record diamétralement opposé : celui du mois de mars le plus pluvieux. Avec 140,5 mm, il dépasse le précédent record  qui datait de 1988 avec 138,1 mm.

    Deux questions viennent à l’esprit :

    • Quel est la cause de ce record (avec en sous-entendu une allusion au changement de climat) ?
    • Quelles sont les conséquences d’un mois aussi pluvieux ?
    À la première, la réponse se trouve dans la manière dont les masses d’air ont évolué sur notre pays. La plus grande partie du mois a été dominée par une circulation de dépression au nord de notre pays. Quand la masse d’air avait une provenance plus septentrionale elle était accompagnée de pluie ou de neige. Cette situation, que nous connaissons régulièrement dans notre pays et qui n’a rien de particulier, est l’origine de longs épisodes pluvieux et de mois records comme celui-ci. Une liste de ces épisodes serait facétieuse et certes trop longue pour être énumérée. Retenons les mois de décembre 1993 ou de janvier 1995 ou encore entre le 21 juin et le 20 juillet 1980, périodes au cours desquelles on a eu une quantité d’eau de plus de 243 mm en 30 jours à Uccle. Ce genre de situation est lié à la circulation générale et on ne peut y voir la marque du changement de climat.

     

    La seconde question n’est pas de mon ressort. Je peux cependant dire qu’une telle situation n’est pas à 100% négative. Au cours d’un tel mois, la recharge des nappes phréatiques est bonne, les sols ont besoin d’eau qui sera utile lors du plein développement de la végétation. Néanmoins les sols et les rivières sont saturés d’eau et si d’aventure les pluies devaient se poursuivre, le risque d’inondation deviendrait grand.

     

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  • Encore une saison record

    L'été 2006 était le quatrième le plus chaud des étés depuis 1833. Il a été suivi par un automne particulièrement chaud (voir http://lameteo.blogs.lalibre.be/archive/2006/12/06/automne-2006-nouveau-record-de-chaleur.html )  Ce record était particulièrement remarquable : sa période de retour est estimée à plus de 500 ans. Il fut suivi d'un hiver qui a également  été le plus chaud des hiver (voir http://lameteo.blogs.lalibre.be/archive/2007/02/21/un-deuxieme-record-saisonnier-de-temperature-consecutif.html ).

    Voici que le printemps revient pour faire partie du triumvirat ! La température moyenne du printemps s'élève à 12,3°C. C'est plus de 1°C  au delà du précédent record qui datait de 1993 avec 11,2°C.
    C'est remarquable à deux titres :
    · C'est à  nouveau une période retour de plus de 500 ans dans l'état de la série actuelle qui est longue de 175 ans.
    · C'est la troisième saison record consécutive. Une telle suite ne s'est jamais produite depuis 1833.

    Cette suite de records est due à des situations atmosphériques particulières. On ne peut cependant pas manquer de pointer du doigt le changement de climat. On ne peut cependant exclure une anomalie particulièrement longue et intense.
     

  • Le jour où la pluie est revenue

    18e2c6437b5c3eec6b7a55bced8b061c.jpgCe lundi, la plupart d’entre nous se sont levés avec un spectacle un peu oublié : il pleuvait !

    Le dernier jour de pluie à Uccle datait du 30 mars et depuis le 31 de mois il n’était plus tombé une goutte d’eau. A Uccle, ce mois d’avril est le premier mois calendrier sans précipitations. Néanmoins, de longues périodes sans pluie se sont déjà produites à cheval sur deux mois :

    • 1887 : pas de pluie entre le 4 juin et le 8 juillet soit 35 jours sans pluie,
    • 1834 : pas de pluie entre le 11 septembre et le 10 octobre soit 30 jours sans pluie,
    • 1959 : pas de pluie entre le 22 août et le 20 septembre ce qui fait également 30 jours sans pluie (suivis de 2 jours d’un peu de pluie avec un total de 4,7mm suivis de 17 jours sans pluie).

    Cette année, avec 36 jours du 31 mars au 5 mai, vient se glisser au sommet de cette hiérarchie.

     

    Des zones de hautes pressions ont fait barrage aux zones de pluie qui déterminent si souvent notre temps. Elles ont été déviées vers le bassin méditerranéen qui avait un grand besoin de reconstituer les réserves d’eau.

    Ce retour fait le bonheur des agriculteurs. Les plantes, en pleine croissance, ont besoin d’eau.