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  • Hivers froids

    Les derniers hivers froids

    Les périodes de grand froid sont des événements extrêmes et par conséquent rares. Une vague de froid n’est pas aisée à définir car plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte : la durée, l’intensité (soit par le moment le plus froid, soit par la température moyenne au cours de la période de gel, soit par le nombre de jours avec une température en dessous d’un certain seuil, …). Beaucoup considère aussi la présence de neige au sol comme critère d’hiver rigoureux ce qui n’est pas toujours vrai car des périodes de froid peuvent commencer sans précipitations qui précédent l’arrivée du froid.

    Le matin de ce 6 janvier à Uccle, la température est descendue en dessous de – 10°C et s’est produite autour de 9 h. La dernière fois que cette valeur de -10°C avait été franchie remonte au 3 janvier 1997. Au cours de cet hiver 1996-1997 on a observé 6 jours en dessous de -10°C avec un minimum de -14,0°C le 1er et le 2. Le minimum à cette date dans le pays était observé à Elsenborn avec ‑21,4°C. Ensuite, il faut remonter à février 1991 pour retrouver 4 jours avec des valeurs inférieures à -10°C. C’est au cours des trois hivers 1984-1985, 1985-1986 et 1986-1987 que l’on a eu assez bien de jours avec des minima en dessous de ce seuil de -10°C. Le tableau ci‑ dessous reprend la fréquence annuelle des jours très froids.

     

    Année

    Jours avec des minima en dessous de -10°C

    1954

    8

    1955

    1

    1956

    19

    1960

    3

    1961

    2

    1962

    1

    1963

    18

    1964

    1

    1966

    3

    1968

    4

    1969

    1

    1970

    1

    1971

    2

    1972

    1

    1973

    1

    1976

    3

    1978

    1

    1979

    5

    1982

    2

    1985

    14

    1986

    2

    1987

    5

    1991

    4

    1996

    3

    1997

    3

    L’hiver 1962-1963 a été le plus froid avec une température moyenne de -2,0° pour cette saison et on y a totalisé 19 jours de très grand froid. Au cours de cet hiver, il y a eu 96 jours consécutifs de gel (température minimale inférieure à 0°C) à la Baraque Michel entre le 1er décembre 1962 et le 6 mars 1963. Février 1956 fut un mois particulièrement froid avec 19 jours de très grand froid et une température minimale moyenne inférieure à ce seuil de -10°C. À Uccle, la température la plus basse au cours de ces 30 dernières années fut de -16,9°C le 8 janvier 1985.

    Les hivers les plus marquants furent 1942, 1947, 1956, 1963, 1979, 1985, 1986, 1987 et 1997. Les grosses couches de neige ne correspondent pas nécessairement à ces hivers. La dernière fois que la couche de neige a atteint plus d’un mètre sur les Hauts Plateau fut en mars 1988.

  • Hivers froids

    Indicateurs d’hivers froids

    Au cours de l’émission « C’est vous qui le dites » de ce lundi 5 janvier sur Vivacité, un critère d’hiver froid était la glace que l’on pouvait voir sur les vitres des maisons, phénomène que l’on ne voit plus guère ces dernières années.

    givre_vitre.pngS’il est vrai que l’on ne voit plus ce phénomène, ce n’est pas parce qu’il faisait plus doux au cours des hivers précédents, mais bien parce que les techniques de chauffage et d’isolation ont fortement changé ces dernières années. Le chauffage central a remplacé les poêles à charbon et chaque pièce de nos demeures est équipée de radiateur alors qu’un poêle ne se trouvait auparavant que dans le pièce le plus souvent occupée, les chambres n’étant en général pas pourvues de système de chauffage.

    L’autre grand changement est survenu dans l’isolation. La plupart des fenêtres sont actuellement équipées de double vitrage ce qui fait une énorme différence par rapport à une simple vitre. L’air étant un très bon isolant, c’est sur ce principe que l’on a conçu le double vitrage. La simple vitre se refroidit sur toute son épaisseur. Aussi la surface interne est presque aussi froide que la surface extérieure et quand il gèle, la surface intérieure peut aussi avoir une température négative. Les pièces de la maison étant relativement chaudes, l’humidité de l’air va se condenser sur la vitre froide et de la buée va apparaître. Si cette surface intérieure est en dessous de zéro degré, c’est de la glace qui va s’y former. Dans un double vitrage, la vitre extérieure est froide mais la vitre intérieure est chaude. Il n’y a plus de condensation qui se forme sur la vitre. Et comme l’espace entre les deux vitres a un contenu en eau très faible, il n’y a aucune condensation sur la vitre extérieure du double vitrage.

    Ces deux facteurs font que le givrage des vitres dans un local légèrement chauffé n’existe plus. On ne peut donc pas considérer que la disparition de ce phénomène est une marque du réchauffement du climat.

    Ce matin, ceux qui ont un simple vitrage avec peu ou pas de chauffage dans leur chambre à coucher auront encore pu avoir la possibilité de voir ce phénomène, toutes les conditions d’apparition de ce phénomène de givrage étant remplies.

  • Nivôse

    180px-Nivose.jpgAujourd’hui nous sommes le 25 décembre 2008 et je vous souhaite à tous un Joyeux Noël.

    Nous sommes aussi le cinquième jour (quintidi) du mois Nivôse de l’année CCXVII du calendrier républicain. Nivôse est le quatrième mois du calendrier républicain. Il tire son nom de la neige et plus précisément « de la neige qui blanchit la terre de décembre en janvier », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 Brumaire an II. Nivôse est le premier mois de l’hiver astronomique qui, dans notre calendrier, commence au solstice d’hiver, cette année le 21 décembre soit le primidi nivôse.

    C’est Fabre d’Églantine qui a présenté ce calendrier à la Convention Nationale au nom de la commission chargée de la confection du calendrier. Et au départ, le nom du mois s’écrivait nivose sans accent circonflexe. Fabre d’Églantine (1750-1794), de son vrai nom Philippe-François-Nazaire Fabre fut un acteur, un dramaturge, un poète et un homme politique français.

    Météo France a installé en montagne des stations automatiques « Nivose » qui permettent d'obtenir en temps réel la vitesse du vent, la température et la hauteur de neige ainsi que l'historique sur plusieurs jours et mois. C'est une aide importante pour évaluer le manteau neigeux avant de prévoir toutes activités en montagne. Ces stations sont situées au Canigou dans les Pyrénées-Orientales, à Port d’Aula dans l’Ariège, au refuge Maupas dans la Haute-Garonne, au Lac d’Ardiden dans les Hautes-Pyrénées et à Soum Couy dans les Pyrénées-Atlantiques

  • Les saisons des inondations

    Les inondations peuvent se produire à n’importe quelle période de l’année. Il y a cependant des nuances à apporter en fonction des régions climatologiques et du régime pluviométrique de cette région. Dans les régions tempérées, les inondations liées aux passages successifs de dépressions se produisent le plus souvent durant la période hivernale (novembre à avril). Mais des situations hivernales peuvent se produire en été. C’est ainsi qu’en Belgique, il a pratiquement plus tous les jours du 9 juin au 20 juillet 1980. À la fin de cette période, il y a eu des débordements de rivières en Ardenne. Beaucoup se souviennent des caravanes qui venaient s’écraser sur les ponts à Han-sur-Lesse. Un épisode analogue a eu lieu en juillet 2003. En été, c’est cependant les orages qui sont la principale cause des crues. Leur caractère local donne des inondations sur une surface relativement réduite, mais elles peuvent être très spectaculaires comme ce fut le cas le 24 août 1987 dans la vallée de la Biesme près de Charleroi.
    Dans les autres régions climatiques, les inondations dépendent fortement du régime des précipitations. Dans le sud de la France et le nord de l’Italie, les inondations les plus importantes ont lieu en automne. L’origine de ces crues sont des épisodes méditerranéens. Des pluies très intenses peuvent donner des quantités très importantes d’eau en très peu de temps comme ce fut le cas à Vaison-la-Romaine en septembre 1992. Des pluies de plus de 200 mm sur le bassin de l’Ouvèze ont provoqué sa crue causant le décès de 37 personnes.

  • Retour de l’hiver ?

    Depuis dimanche, nous avons retrouvé des conditions hivernales alors que nous avons connu des conditions climatiques très agréables durant les premiers jours de mars et même quasiment tout l'hiver.
    Le printemps météorologique, qui a commencé le premier mars, est la saison de transition entre l’hiver et l’été. Cela ne se passe pas d’un seul coup mais plutôt par soubresauts. Au cours d’une saison de transition, on ne passe pas de conditions hivernales d’un jour à l’autre. Le début du printemps est plutôt frais, la fin peut connaître des périodes très chaudes. Mais rien n’empêche de connaître déjà des températures de 20°C au cours du mois de mars alors qu’en mai, le gel peut encore être de mise.
    Pourquoi connaît-on un retour du froid ? Notre temps est principalement déterminé par le passage de dépressions qui viennent de l’océan Atlantique et qui évoluent vers les plaines de l’Europe de l’Est. À l’avant de cette zone on se situe dans une masse d’air froide. Lors du passage du front chaud, le temps est à la pluie. Derrière ce front, on a une masse d’air chaude, voire très chaude si elle vient des régions tropicales. Finalement lorsque la dépression se trouve à l’est de nos régions, le front froid traverse notre pays et on se retrouve dans des masses d’air d’origine polaire. C’est ce que nous avons connu ce week-end, avec un blocage de la zone de basse pression sur la Scandinavie ou le nord de l’Allemagne. Cette situation a maintenu sur nos provinces des courants polaires directs. Les averses qui y sont incluses ont un caractère hivernal : pluie et neige, neige, neige roulée en grain, grésil voire même de la grêle. Ce sont les giboulées de mars.
    Plus rare est l’installation d’un anticyclone qui envoie sur nos régions des courants continentaux qui peuvent être très froids avec des températures nocturnes qui peuvent encore descendre sous la barre de –5°C (-6,2°C le 22 mars 1958 à Uccle) alors qu’à la fin du mois de mars les maxima peuvent encore flirter avec zéro degré (0,8°C le 29 mars 1952 à Uccle).
    Ce n’est pas parce qu’on a eu un hiver doux que le printemps est doux ou chaud. Les conditions météorologiques d’une saison ne déterminent pas un type particulier de temps au cours de la saison suivante. Tout est possible dans la nature ! Et personnellement c’est sans surprise que j’enregistre le temps qui sévit en ce moment sur notre pays.