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  • Morakot : le pendant de Mitch en Asie

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    Photo La Libre

    Morakot est un typhon qui a sévi dans le bassin occidental du Pacifique entre le 3 et le 9 août de cette année. Ayant atteint la catégorie 2, il a abordé l’île de Taïwan alors qu’il avait déjà été rétrogradé au niveau 1. Sur l’île, il a encore perdu de la puissance et a été rétrogradé en tempête tropicale.

    Les effets destructeurs d’un typhon, tout comme ceux d’un ouragan puisqu’il s’agit du même phénomène, sont multiples. Il y a bien entendu la force du vent qui la première cause de dégâts.

    Dans un cyclone tropical de catégorie 1, les vents moyens varient de 118 à 153 km/h alors que dans la catégorie 5, ces vitesses sont supérieures à 250 km/h. Les impacts potentiels de telles vitesses sont évidemment très graves. Heureusement en abordant les terres, un cyclone tropical perd rapidement de sa force du fait qu’il n’est plus alimenté en énergie par l’océan.

    Le cyclone tropical prend naissance sur l’océan et y développe sa puissance sur l’océan en étant est alimenté en vapeur d’eau qui est une source importante d’énergie. En outre, si l’océan au-dessus duquel il passe est très chaud, l’évaporation peut être très importante. Son contenu en eau est donc énorme. Lors du refroidissement de sa masse d’air, il va y avoir condensation de la vapeur d’eau et il en résulte des précipitations qui peuvent être très abondantes.

    C’est ce qui s’est passé avec Morakot et Mitch. Mitch est un ouragan qui a sévi entre le 22 octobre et le 5 novembre 1998. Il avait atteint la catégorie 5, mais déjà avant d’aborder le Honduras, il était retourné au stade de tempête tropicale. Dès son arrivée au dessus des terres, le refroidissement important a été à l’origine de pluies très abondantes. De plus la vitesse de déplacement du phénomène s’est réduite et Mitch s’est trainé sur le Honduras et le Guatemala, provoquant des inondations et glissements de terrains catastrophiques dans cette région.

    Les pluies provoquées par Morakot étaient aussi très abondantes sur Taïwan et la Chine continentale. Localement, les quantités d’eau tombées entre le 7 et le 10 août ont dépassé 2,5 m (25000 mm). En de nombreux endroits, il est tombé en 24 h ce qui tombe chez nous en un an !

  • Saison des ouragans 2008 dans l’Atlantique Nord

    n cette fin de mois de novembre, on peut faire un petit bilan de cette saison des ouragans 2008.
    Une saison cyclonique se compose de tempêtes tropicales et d’ouragans. Ces derniers sont classés selon la vitesse moyenne des vents dans l’échelle Safir-Simpson. Les ouragans les moins violents font partie de la classe 1 dès que la vitesse moyenne du vent dépasse la vitesse de 117 km/h. Cela va jusqu’à la catégorie 5 lorsque les vents moyens dépassent la vitesse de 249 km/h (voir tableau). Quand les vents dans une dépression tropicale atteignent 63 km/h, la dépression devint tempête tropicale et reçoit un prénom dont la liste est établie plusieurs années à l’avance. Sur le site de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui est une agence fédérale américaine dont le but est d’étudier les conditions atmosphériques et océaniques, on peut déjà y trouver la liste des prénoms qui seront attribués aux tempêtes tropicales jusqu’en 2013.
    Cette année, parmi les 16 tempêtes tropicales qui se sont développées dans l’océan Atlantique et le golfe du Mexique, la moitié a atteint le stade d’ouragan. Deux d’entre eux sont restés au stade 1, un est monté dans la catégorie 2, deux ont atteint le niveau 3, les trois derniers ont atteint le niveau 4. Aucun n’a atteint le stade le plus violent ! Cette saison a commencé le 31 mai avec la tempête tropicale Arthur. Le dernier événement fut un ouragan de force 4 baptisé Paloma qui a sévi du 5 au 10 novembre. L’ensemble des phénomènes observés cette année sont présentés dans la carte ci-dessous provenant du site http://weather.unisys.com/hurricane/atlantic/2008/index.html avec un code couleur pour les différents stades atteints par les tempêtes et les ouragans. Ce code est donné dans le tableau avec les vitesses atteintes par le vent.

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    Ce sont les îles des Caraïbes qui ont été le plus durement touchées par ces ouragans, mais le nombre officiel de personnes qui ont trouvé la mort n’est pas encore disponible. Les dégâts ont été très importants à Haïti, Cuba et en république Dominicaine. Un bilan provisoire, publié le 11 septembre dans la presse française, donnait au moins 326 morts dus aux 4 ouragans qui ont sévis sur Haïti. L’ouragan Gustav a fait trembler La Nouvelle-Orléans, faisant craindre la répétition du scénario de Katerina. Annoncé comme la tempête du siècle, Gustav n’a heureusement pas provoqué la catastrophe redoutée.
    La courbe ci-dessous montre les nombres de tempêtes tropicales et d’ouragans observés dans le bassin Atlantique Nord depuis 1931 jusqu’à cette année. La ligne rouge donne la moyenne des ouragans entre 1931 et 1994 et la moyenne après le saut observé en 1994. On est passé d’une moyenne de 9,7 tempêtes tropicales à une moyenne de 14,3 événements où les vents ont été supérieurs à 62 km/h.

     

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  • Images remarquables

    L'ouragan Dolly

    L'ouragan Dolly s’est intensifié pour devenir un ouragan de catégorie 2 dans le Golfe du Mexique le 23 juillet 2008, juste avant qu'il passe sur l’île South Padre au large de la côte sud du Texas. Au plus fort de la tempête, les vents ont atteint une vitesse moyenne de 160 km/h, avec des rafales atteignant des vitesses nettement plus élevées. Dolly s’est dissipé quand il a pénétré à l'intérieur des terres et il est revenu au stade de tempête tropicale le 24 juillet.

    d401d594f0e22946ce56f7ecfdbfa1ed.jpgCette image de l'ouragan Dolly (NASA) montre des observations faite à partir du satellite QuikSCAT le 22 juillet 19 h23 (heure locale - 00h23 UTC, le 23 juillet), alors que Dolly était proche de son maximum d’intensité. L'image illustre la vitesse du vent à l’aide de couleurs et la direction du vent. Les petites barbes sont une autre manière d’indiquer la force du vent. Elles sont en blanc dans les zones de forte pluie.  

    Les mesures de la force du vent avec QuikSCAT (voir Mesure du vent à partir de l’espace en anglais) faites pour l'ouragan Dolly et pour d'autres cyclones tropicaux peuvent être inférieures à la vitesse du vent réelle. Le diffusiomètre embarqué sur QuikSCAT envoie des impulsions sous forme de micro-ondes vers la surface des océans à travers l’atmosphère et le satellite mesure l'énergie de retour du vent de surface. L'énergie des micro-impulsions change en fonction de la vitesse du vent et la direction.

    Pour relier le signal radar à la vitesse du vent réelle, les scientifiques comparent les mesures prises à partir de bouées et d'autres stations au sol aux données acquises à la même heure et au même lieu par le satellite. Parce que les hautes vitesses du vent générées par les cyclones sont rares, les scientifiques n'ont pas souvent l’occasion d’avoir des mesures correspondantes sur le terrain et il est souvent difficile de traduire les données du satellite pour des vitesses de vent supérieures à 50 nœuds (environ 93 km/h).

    De même, les fortes pluies observées dans le cyclone faussent les impulsions micro-ondes dans un certain nombre de cas, rendant difficile la conversion de la vitesse du vent. En revanche, le diffusiomètre offre une belle image du rapport des vitesses de vent dans la tempête et montre l’orientation du vent en différents endroits du phénomène.

     

  • Amélioration du temps

     

    Dans l’encadré, on peut lire une annonce faite par Eddy De Mey, ancien prévisionniste de Het Laatse Nieuws et VTM  et répercutée par l’agence Belga.

    Le beau temps devrait enfin arriver

    Bonne nouvelle: à partir du milieu de la semaine prochaine, les températures pourraient atteindre 25 degrés dans notre pays. Selon le météorologue Eddy De Mey, ce temps estival devrait se maintenir durant plusieurs jours.

    Jusqu'à présent, nous connaissons un mois de juillet plutôt frais et sombre. Selon plusieurs indicateurs, ce mauvais temps ne devrait pas persister. Les températures devraient atteindre jusqu'à 25 degrés et le soleil devrait être présent. "Mais il n'est pas certain que ce temps reste stable", précise Eddy De Mey.

    Ce changement serait à attribuer à l'ouragan "Bertha". Cette tempête tropicale est attendue la semaine prochaine en Islande et poussera de l'air chaud vers l'Europe de l'ouest, créant une zone de haute pression. Ce week-end par contre, le temps devrait rester frais et variable.

    Avec Belga et http://www.actu24.be/page/imagedujourdetails/www.actu24.be/article/169636.aspx?LG=1

     

    Il attribue le changement de temps à la tempête tropicale Bertha, qui a sévi comme ouragan dans la partie tropicale de l’océan Atlantique et qui a disparu le 22 juillet avant d’atteindre l’Islande.  Les Islandais n’ont rien à craindre.

    En fait, la douceur que nous allons connaître entre mercredi et vendredi sera due à la présence d’une zone de haute pression située sur la mer du Nord. Elle déterminera sur notre pays des courants continentaux chauds et secs. Ce qui nous changera du temps que nous avons connu au cours des deux premières décades de juillet.

    Les masses d’air qui accompagnent la dépression Bertha, se sont mélangées avec les masses d’air qui ont évolué sur l’Atlantique et ont complètement perdu leur caractère tropical ce mardi 22 juillet.

  • L'échelle Saffir-Simpson

    C’est en 1969(*) que l’ingénieur Herbert Saffir et le météorologue Robert Simpson alors directeur du National Hurricane Center ont formulé une échelle destinée à graduer les cyclones tropicaux (ouragans, typhons, …). Elle tient compte de la vitesse des vents, des dégâts possibles, de la pression barométrique et de l'augmentation du niveau de la mer.
    L'échelle Saffir-Simpson est une échelle de 1 à 5 basée sur l’intensité de l'ouragan. Elle est utilisée pour donner une estimation des dommages potentiels aux biens et du risque d’inondation le long de la côte suite au soulèvement de l’eau sous l’ouragan. La vitesse de vent est le facteur déterminant dans l'échelle, ainsi que les valeurs de la montée de l’eau. Cette dernière dépend fortement de la pente de la plate-forme continentale et de la forme du littoral, dans la région atteinte par la tempête. Notez que tous les vents utilisent la moyenne américaine de 1 minute.
    Vitesse du vent
    pression
    1
    vents de 119 à 153 km/h
    > 980
    2
    vents de 154 à 177 km/h
    965-980
    3
    vents de 178 à 209 km/h
    945-965
    4
    vents de 210 à 249 km/h
    920-945
    5
    vents supérieurs à 249 km
    < 920
    montée des eaux
    1
    1,2 – 1,5 m
    dégâts mineurs à moyens.
    2
    1,5 – 2,4 m
    gros dommages en bord de mer; arbres arrachés.
    3
    2,4 – 3,7 m
    graves dégâts aux petites constructions en bord de mer; toits arrachés.
    4
    3,7 – 5,5 m
    graves dégâts sur la côte et à l'intérieur
    5
    > 5,5 m
    (*) D’autres sources donnent comme année de création de l’échelle Saffir-Simpson 1971.