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  • L'ouragan : une puissante machine thermique !

    Un ouragan est une puissante machine thermique qui prend son énergie de la chaleur de l'océan.
    Au départ, un ouragan est un orage ou une dépression au-dessus d'un océan dont la température est de 26°C au moins sur une importante épaisseur. Comme l'eau est chaude, il y a une importante évaporation. L'évaporation demande beaucoup d'énergie qu'elle prend à l'eau de mer. En se chargeant de vapeur d'eau la dépression fait le plein d'énergie. Quand l'air monte, il se refroidit. La vapeur d'eau se condense, forme les nuages. Mais surtout, elle libère son énergie qui se transforme en mouvement de l'air. Ce vent devient de plus en plus fort au fur et à mesure que ce cycle évaporation-condensation continue. Ce qui sous-entend que le cyclone reste au-dessus de l'océan. 

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    Selon l'énergie emmagasinée, la valeur de la pression atteinte en son centre et les vitesses du vent, on classe le cyclone tropical dans une échelle dont les valeurs de 1 à 5 : il s'agit de  l'échelle de Saffir-Simpson.
    Dès qu'il passe au-dessus d'une île ou qu'il atterrit sur le continent, il perd très rapidement de sa puissance, car il est privé de son énergie. Certains ouragans ne passent pas au-dessus de terre. Dans ce cas, en remontant vers le nord, il passe sur un océan de plus en plus froid qui lui fournit de moins en moins d'énergie. Il perd de la puissance jusqu'à devenir un simple dépression

  • D’où vient le vent

    Le vent est le déplacement d’une masse d’air provoqué par des différences de températures entre différents points de la Terre. Les mouvements incessants des masses d’air se font le plus souvent sans heurt. Mais dans certaines situations, les contrastes entre les masses d’air amènent la vitesse du vent à des niveaux nettement plus élevés que de coutume.
    L’air est un gaz. Ce qui signifie qu’il exerce une pression dès qu’il est en mouvement. Lorsque la main dépasse d’un véhicule en mouvement, on peut facilement s’en rendre compte. De plus, la pression augmente très vite car elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Si la vitesse est doublée, la pression est quadruplée et dès que la vitesse du vent est trop importante, des dégâts peuvent faire leur apparition.
    Certaines régions sont soumises à des vents violents de façon plus régulière. En Belgique, c’est le littoral qui est la région la plus venteuse, directement suivie par les hauts plateaux où, en l’absence de bois ou forêts, les vents qui arrivent sur ces régions n’ont subi aucun freinage de la part de l’environnement. Les vallées, lorsque le vent souffle dans leur axe, peuvent aussi connaître des vents violents ; le plus connu est certes le Mistral. Dans les déserts, les importantes différences de températures qui y apparaissent, sont à l’origine de tempêtes de sable. Sur les océans, l’absence d’obstacle permet au vent d’atteindre des vitesses élevées ; les zones des westerlies (vent d’ouest) dans l’hémisphère Nord et les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants dans l’hémisphère Sud sont des régions comprises entre les latitudes 30 ° et 60 ° où les vents violents sont tant redoutés par les marins.
    De nombreux phénomènes météorologiques peuvent être à l’origine de dégâts dus aux vents. En partant du plus grand spatialement, on commence par les tempêtes extratropicales. À une échelle déjà plus réduite, on a les ouragans et les tempêtes tropicales. Ensuite, on observe les orages et dans les orages on peut rencontrer les tornades. Dans nos régions, les tempêtes et les orages sont les causes majeures des sinistres attribués aux vents. Les ouragans, comme nous le verront plus tard, ne touchent jamais nos régions même si très localement on peut parfois parler de vent d’ouragan.