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  • Bilan climatologique de la première décade d'avril 2009

     

    Un début d'avril particulièrement chaud

     

     

    Du 1 au 3, notre temps est déterminé par des courants continentaux associés à une zone de haute pression située entre les Îles britanniques et la Russie.  Du 4 au 10, nous sommes sous l’influence de courants maritimes ayant parfois une origine tropicale suite à la présence d’une zone de basse pression située au voisinage de la Grande Bretagne au sud de l’Islande.

    La température moyenne est exceptionnelle. Avec 12,5°C, la température moyenne à Uccle est supérieure à la normale (8,0°C) ; cette décade est la deuxième plus chaude depuis 1901 à Uccle, le record date de 1970 avec une température moyenne de 13,7°C. Le total de l’eau recueillie est de 2,2 mm pour une normale de 17,9 mm ce déficit est normal. Avec 64,3 h de Soleil, l’insolation est excédentaire par rapport à la normale qui est de 51,3 h ; il est caractérisé de normal.

  • La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis 1850

    La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis que l’on possède une série des températures globales de la Terre, série qui débute en 1850, selon des sources de données obtenues par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La température moyenne globale de surface pour 2007 est actuellement estimée à 0.41°C au-dessus de la moyenne sur  la période 1961-1990 qui est de 14.00°C.

    Les autres événements climatiques mondiaux remarquables enregistrés jusqu'ici en 2007 comprennent le record de faible étendue des glaces de l'océan Arctique, qui a conduit à l'ouverture pour la première fois le passage du Nord-Ouest canadien, le trou d’Ozone relativement faible, le développement de la Niña dans le centre et l'est du Pacifique équatorial et le fait que de nombreux endroits de notre planète ont été dévastés par des inondations, la sécheresse et des tempêtes.

    Ces premières informations pour 2007 sont basées sur les données climatiques relevés jusqu'à la fin du mois de novembre et issues des réseaux au sol de stations météorologiques, les navires et les bouées, ainsi que les satellites. Les données sont recueillies et diffusées en continu par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux de l'OMM de 188 pays et de plusieurs établissements de recherche. Les mises à jour et les chiffres définitifs pour 2007 seront publiés en mars 2008 dans le dépliant annuel de l'OMM pour la Déclaration sur le statut du climat mondial.

    Les analyses de la température mondiale fournie par l'OMM sont fondées sur deux sources différentes. La première est la combinaison de données obtenues par le Hadley Centre de l'Office météorologique britannique conjointement avec l’Unité de Recherche Climatique de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, qui, à ce stade, a classé 2007 comme la septième plus chaude jamais enregistrées. Les autres données proviennent de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui a indiqué que 2007 est susceptible d'être la cinquième année la plus chaude jamais enregistrée.

    Depuis le début du 20e siècle, la température moyenne globale de surface a augmenté de 0,74 ° C. Mais cette augmentation n'a pas été continue. La tendance au réchauffement linéaire observé au cours des 50 dernières années (0,13 ° C par décennie) est presque deux fois plus élevé qu’au cours des 100 dernières années.

    Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat repris dans leur 4ème synthèse publiée en 2007, "le réchauffement du climat est sans équivoque, puisqu’il est fondé d'après les observations de l'augmentation moyenne globale des températures atmosphériques et océaniques, de la fonte généralisée de la neige et de glace et de l'augmentation moyenne mondiale du niveau de la mer ".

    Les  températures mondiales de 2007 ont été pondérées séparément pour les deux hémisphères. La température moyenne de l'hémisphère Nord est susceptible d'être le deuxième la plus élevée avec une valeur de 0,63°C au-dessus de la moyenne sur 30 ans (1961-90) qui est de 14,6°C. Celle de l'hémisphère Sud est de 0,20°C supérieure à la moyenne trentenaire de 13,4°C, ce qui en fait la neuvième plus chaude jamais enregistrée depuis 1850.

  • L'évolution de la température au cours d'une journée type

    medium_PB090709.JPG En moyenne, la température évolue de la façon suivante : si on part de minuit, la température diminue pour atteindre le minimum du jour un peu après le lever du Soleil. Quand l’énergie fournie par l’astre du jour devient suffisante, la température commence à augmenter, d’abord doucement puis un peu plus rapidement. Une à deux heures après le passage du Soleil au sud, elle atteint son maximum. Ensuite, la température commence à fléchir puis à redescendre, rapidement dans un premier temps, puis de moins en moins rapidement pour arriver au minimum du jour suivant.
    Le minimum se produit après le lever du soleil (voir figure). En effet quand le Soleil paraît au-dessus de l’horizon, le rayonnement traverse une grande épaisseur de l’atmosphère et l’énergie atteint une vaste surface au sol. L’apport en énergie est alors encore insuffisant pour chauffer l’atmosphère et le sol. Cela explique que le minimum se produit dans l’heure qui suit le lever de Soleil. En hiver, si les températures sont proches de zéro degré, cela explique l’apparition soudaine de glace ou de givre sur les routes.
    Au fur et à mesure que le Soleil monte au-dessus de l’horizon, la réduction de l’épaisseur de l’atmosphère traversée par les rayons du Soleil et l’étalement de l’énergie sur des surfaces de plus en plus faibles permettent un accroissement de plus en plus rapide de la température.
    Lorsque le Soleil arrive au zénith, ces deux changements deviennent moins rapides et une fois que le Soleil a passé le zénith, ils s’inversent. Mais vu l’inertie de l’atmosphère et la restitution de chaleur à partir du sol, la température continue à augmenter et le maximum est atteint une heure ou deux après le passage du Soleil au méridien.
    Après le maximum, la température commence à diminuer, lentement dans un premier temps, puis de plus en plus vite. Une fois le Soleil sous l’horizon, seul le sol fournit encore un peu de chaleur. La décroissance de la température montre un léger fléchissement après minuit.
    Ce schéma est purement théorique. S’il se produit relativement souvent, il y a des situations atmosphériques qui perturbent ce processus comme le passage d’un front chaud ou d’un front froid. Si en théorie, le minimum s’observe au petit matin et le maximum en début d’après-midi, il arrive qu’ils puissent se produire à d’autres moments de la journée. Ces situations particulières sont plus fréquentes en hiver qu’en été parce que la composante du rayonnement peut être de loin supplantée par la chaleur des masses d’air.

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