Vent

  • Ondes de nuages inhabituelles sur la mer d'Aral

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    Des lignes de nuages s'étalent le long de la côte de la mer d'Aral. Cette photo est une image capturée le 12 mars 2009 par le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer) de la NASA embarqué sur le satellite Aqua. Bien que cette structure de nuages ne soit pas inhabituelle, cette formation au-dessus de la mer d'Aral est très rare. Les nuages suivent exactement la forme de la côte ouest.

    Les ondes de nuages se forment généralement lorsque des montagnes, des îles ou une autre masse d'air forcent la masse d'air à s’élever. L'air se refroidit en montant, et s’il y a de l'humidité dans l'air, l'eau se condense en formant des nuages. Une fois que l’air a passé l’obstacle, elle redescend. En se réchauffant, le nuage se dissipe. Comme les rides sur un étang, la vague continue son mouvement. L'air monte et descend alternativement jusqu'à ce que l’onde se dissipe. Le résultat est une ligne de nuages marquant la crête de la vague, séparés par des zones claires dans le creux de l’onde.

    Dans ce cas, la rive occidentale de la mer d'Aral a clairement créé l’onde. Mais quelle est la cause de cette perturbation? Il y a plusieurs possibilités. Tout d'abord, les ondes peuvent être causées par un changement de la vitesse du vent lorsque l'air se déplace au-dessus de la mer. L'air se déplace lentement sur terre, la masse d’air est ralentie par les plantes et/ou les changements d'altitude ou pour d’autres raisons. L’absence d’obstacles sur la mer permet à l'air près de la surface d’avancer plus rapidement. L'air en altitude, en revanche, a continué à se déplacer à un rythme constant. C’est comme un jogger qui arrive subitement sur une plaque de glace, ses pieds vont avoir tendance à avancer plus vite que la tête et provoquer sa chute. Dans ce cas-ci, les masses d’air ont le même comportement. La couche inférieure de l'air se déplace plus rapidement que l'air au-dessus de lui, ce qui engendre un mouvement vertical. Ce mouvement peut créer une onde qui a généré ces nuages.

    Une autre possibilité est que la côte est surélevée au-dessus de l'eau. La mer d'Aral n'a cessé de voir diminuer son niveau. Ce qui reste est la partie la plus profonde de l’ancienne mer. Il est possible que la rive occidentale soit devenue une falaise et ce changement d'altitude serait la cause des modifications de l’altitude de la masse d’air, créant ainsi une onde.

    Ces deux hypothèses, la vitesse de l'air et la topographie du rivage, peuvent agir ensemble pour influencer la forme des nuages. Indépendamment de la façon dont ils ont été formés, le résultat est une très belle image de bancs de nuages sur les eaux émeraude de la mer d'Aral.

    Merci à Gala et Tom Arnold Vent pour l'interprétation des images.

    Source NASA

     

  • Ventôse

    Ventôse

    Le 19 février équivaudrait à commencer le mois ventôse, si on appliquait le 180px-Ventose.jpgcalendrier républicain. C’est la troisième caractéristique des types de temps hivernaux qui donne son nom à ce mois : après la neige (nivôse), la pluie (pluviôse), c’est le vent qui caractérise ce troisième mois de l’hiver. L’assemblée nationale, par l’entremise de Fabre d’Églantine, lui a donné ce nom car il provient « des giboulées qui ont lieu, & du vent qui vient sécher la terre de février en mars ».

    Chaque jour du calendrier républicain a également un nom qui a été pris dans différentes catégories comme des plantes (salicorne pour le 30 juillet), des animaux (canard pour le 24 mai), des instruments de jardinage (plantoir pour le 20 mars), des métaux (étain pour le 26 janvier), des fruits (châtaigne pour le 24 septembre), des fleurs (perce-neige pour le 23 janvier), des légumes (concombre pour le 25 juin) ou encore des matières comme le soufre (pour le 24 décembre).

  • Les tempêtes dans le passé !

    Dans le passé, l'Europe occidentale en général et la Belgique en particulier ont connu de grandes tempêtes. Il n'était pas possible à l'époque de relater en direct ces événements qui ont causé des ravages parfois bien plus graves qu'à notre époque. Les grands échanges internationaux et une certaine solidarité entre régions ou pays n'existaient pas encore. Si une région voyait ses récoltes détruites, c'est la famine qui régnait alors.
    Dans un document du Zwin, J-D Chastelain relate qu'une tempête au Vème siècle a détruit le front de dunes entre Blankenberge et Cadzand (Pays-Bas). La mer a inondé tout l'arrière pays, épargnant une seule cité : Bruges.
    Dans P. Alexandre, on retrouve également les traces de tempêtes ayant ravagé nos régions. Citons par exemple une tempête ayant sévit le 3 mai 1215 détruisant les récoltes, récit que l'on retrouve dans une source narrative de Liège. Des périodes venteuses sont également citées entre autres pour les années 1085, 1144, 1240, 1314, … pour d'autres régions de l'Europe occidentale.
    Dans le document du Zwin, J-D Chastelain raconte également que le 14 décembre 1367 un "ouragan" provoqua la destruction de nombreux bâtiments et déracina beaucoup d'arbres. En novembre 1377, une nouvelle tempête, soulevant la mer, provoqua la rupture du cordon de dunes submergeant dix-sept villages.
    Faut-il encore rappeler l'exemple historique de tempête? En effet dans tous les manuels d'histoire, on raconte la déroute de l'invincible Armada qui, avant d'être mise en déroute par les Anglais, a subit de lourdes pertes suite à une violente tempête.
    Ces exemples du passé nous rappellent que les tempêtes, et les événements extrêmes en général, ne sont pas des événements spécifiques à notre époque. Que tous ceux qui s'étonnent de la violence de certains événements actuels se penchent sur notre passé. Et même si les archives ne sont que partielles, on retrouve suffisamment la trace de catastrophes dans le passé pour ne pas croire que ce que nous vivons à l'heure actuelle ne s'est jamais produit!
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    Photo EPA

  • La genèse des tempêtes

    Nous avons vu que le vent était le déplacement de masses d'air. À nos latitudes et plus généralement entre les latitudes de 40° et 60° nord, les zones de basses pressions évoluent le plus souvent d'ouest en est. Elles se forment suite à la rencontre de masses d'air froid venant du nord et de masses d'air chaud d'origine méridionale; la surface qui sépare les deux masses d'air est appelée le front polaire. Toutes les dépressions qui déterminent si souvent notre temps ne sont pas accompagnées de vents de tempête.
    Si nous comparons les zones de hautes pressions à des "collines" de masses d'air et les dépressions à des "creux", la situation voudrait que l'air s'écoule - comme de l'eau - des points les plus élevés vers les points les plus bas. Ce qui signifie que le vent devrait se diriger du centre des anticyclones vers celui des basses pressions. La réalité est différente car la Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Lorsqu'un corps est en rotation, il apparaît une force de Coriolis (du nom de celui qui l'a mise en évidence); cette force va dévier le déplacement des masses d'air et celles-ci se déplacent presque perpendiculairement à l'axe centre de la haute pression - centre de la basse pression.

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    Nous avons vu que le vent était le déplacement de masses d'air. À nos latitudes et plus généralement entre les latitudes de 40° et 60° nord, les zones de basses pressions évoluent le plus souvent d'ouest en est. Elles se forment suite à la rencontre de masses d'air froid venant du nord et de masses d'air chaud d'origine méridionale; la surface qui sépare les deux masses d'air est appelée le front polaire. Toutes les dépressions qui déterminent si souvent notre temps ne sont pas accompagnées de vents de tempête.
    Si nous comparons les zones de hautes pressions à des "collines" de masses d'air et les dépressions à des "creux", la situation voudrait que l'air s'écoule - comme de l'eau - des points les plus élevés vers les points les plus bas. Ce qui signifie que le vent devrait se diriger du centre des anticyclones vers celui des basses pressions. La réalité est différente car la Terre tourne sur elle-même en 24 heures. Lorsqu'un corps est en rotation, il apparaît une force de Coriolis (du nom de celui qui l'a mise en évidence); cette force va dévier le déplacement des masses d'air et celles-ci se déplacent presque perpendiculairement à l'axe centre de la haute pression - centre de la basse pression.

  • D’où vient le vent

    Le vent est le déplacement d’une masse d’air provoqué par des différences de températures entre différents points de la Terre. Les mouvements incessants des masses d’air se font le plus souvent sans heurt. Mais dans certaines situations, les contrastes entre les masses d’air amènent la vitesse du vent à des niveaux nettement plus élevés que de coutume.
    L’air est un gaz. Ce qui signifie qu’il exerce une pression dès qu’il est en mouvement. Lorsque la main dépasse d’un véhicule en mouvement, on peut facilement s’en rendre compte. De plus, la pression augmente très vite car elle est proportionnelle au carré de la vitesse. Si la vitesse est doublée, la pression est quadruplée et dès que la vitesse du vent est trop importante, des dégâts peuvent faire leur apparition.
    Certaines régions sont soumises à des vents violents de façon plus régulière. En Belgique, c’est le littoral qui est la région la plus venteuse, directement suivie par les hauts plateaux où, en l’absence de bois ou forêts, les vents qui arrivent sur ces régions n’ont subi aucun freinage de la part de l’environnement. Les vallées, lorsque le vent souffle dans leur axe, peuvent aussi connaître des vents violents ; le plus connu est certes le Mistral. Dans les déserts, les importantes différences de températures qui y apparaissent, sont à l’origine de tempêtes de sable. Sur les océans, l’absence d’obstacle permet au vent d’atteindre des vitesses élevées ; les zones des westerlies (vent d’ouest) dans l’hémisphère Nord et les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants dans l’hémisphère Sud sont des régions comprises entre les latitudes 30 ° et 60 ° où les vents violents sont tant redoutés par les marins.
    De nombreux phénomènes météorologiques peuvent être à l’origine de dégâts dus aux vents. En partant du plus grand spatialement, on commence par les tempêtes extratropicales. À une échelle déjà plus réduite, on a les ouragans et les tempêtes tropicales. Ensuite, on observe les orages et dans les orages on peut rencontrer les tornades. Dans nos régions, les tempêtes et les orages sont les causes majeures des sinistres attribués aux vents. Les ouragans, comme nous le verront plus tard, ne touchent jamais nos régions même si très localement on peut parfois parler de vent d’ouragan.