bilan

  • Année climatologique 2010 à Uccle


    L’année climatologique 2010 (qui commence le premier décembre 2009 et se termine le 30 novembre 2010) fut caractérisée par une pression atmosphérique moyenne et une vitesse moyenne du vent très anormalement basse, une fréquence anormalement élevées des jours d’hiver et de forte chaleur. La moyenne de la température minimale et l’humidité relative sont anormalement basses (voir tableau 1).

     

    Table 1 : Valeurs annuelles (colonne 2010) de différents paramètres de l’année climatologique comparées aux normales 1901-2000 et caractéristiques (voir tableau 2).

    Paramètres

    2010

    Norm. 1901-2000

    Caracté-ristiques

    Pression de l’air (réduite au niveau de la mer) (hPa)

    1013.3

    1015.7

    ta-

    Vitesse moyenne du vent (m/s)

    3.4

    3.7

    ta-

    Durée d’ensoleillement (h)

    1569

    1554

    n

    Température moyenne (°C)

    9.6

    9.7

    n

    Température maximale moyenne (°C)

    13.8

    13.8

    n

    Température minimale moyenne (°C)

    6.2

    6.7

    a-

    Température maximale absolue (°C)

    33.9

    31.7

    n

    Température minimale absolue (°C)

    -10.9

    -8.9

    n

    Nombre de jours de gel (min < 0°C)

    58

    47

    n

    Nombre de jours hivernaux (max < 0°C)

    18

    8

    a+

    Nombre de jours estivaux (max ≥ 25 °C)

    31

    25

    n

    Nombre de jours de forte chaleur (max ≥ 30°C)

    7

    3

    a+

    Humidité relative moyenne de l’air (%)

    79.1

    81.0

    a-

    Tension de vapeur moyen (hPa)

    10.2

    10.3

    n

    Total des précipitations (mm)

    918.7

    804.8

    n

    Nombre de jours de précipitations mesurables
    (≥ 0,1 mm)

    194

    207

    n

    Nombre de jours d'orages dans le pays

    93

    94*

    n

    Nombre de jour avec des précipitations en tout ou en partie de neige

    39

    23

    e+

     

    * La normale du nombre de jours d’orages dans le pays est calculée en utilisant les mesures de l’activité électrique atmosphérique effectuées par le système SAFIR de détection de l’activité électrique dans l’atmosphère.


     

    Tableau 2 : caractéristiques.

    Code

    Niveaux d'anormalité

    Phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les

    n

    normal

    -

    a

    anormal

    6 ans

    ta

    très anormal

    10 ans

    e

    exceptionnel

    30 ans

    te

    très exceptionnel

    100 ans

     

    Un printemps et un été bien ensoleillé ont compensé les déficits observés des hiver et automne relativement sombres. Les mois d’août, de septembre et de novembre sont à l’origine du léger excès des précipitations avec respectivement 187,4 (norm. : 74 ,4), 109,8 (norm. : 69 ,8) et 124, mm (norm. : 68,3). Si cette année est normale du point de vue de la température moyenne, il faut cependant remonter à 1996 puis à 1987 pour trouver des années plus froides que cette année.

    Nous avons deux épisodes pluvieux remarquables. Le premier fut les quantités tombées en deux jours le 15 et 16 août où on a eu respectivement 53,9 et 49,7 mm soit 103,6 mm en 48 h. L’autre s’est produit en novembre : entre le 9 et le 13, on a relevé 100,6 mm de pluie en 5 jours. Ces pluies cumulées ont donné lieu à des inondations importantes dans une grande partie du pays (voir figure 1).

    Le phénomène le plus remarquable fut la fréquence exceptionnelle des jours où les précipitations furent en tout ou en partie de neige. On a totalisé 39 jours : cette valeur avait été également atteinte en 1917, 1965 et 1970. En 1909 et 1968, ce nombre de jours s’élevait à 40 et la valeur la plus élevée avait été enregistrée en 1907 avec 52 jours avec des précipitations neigeuses.

     

    En dehors des inondations de novembre er les vents violents observés sous les orages du 14 jullet, nous ne retiendrons pas grand chose de cette année.

     

    cinety.png

    Chute du cloché de la collégiale de Ciney le 14 juillet 2010

    Figure 1 : Températures moyennes et normales et précipitations de l’année climatologiques 2010

    2010.png


     

     

  • 2009 une année chaude sans plus

    Bilan de l’année 2009 à Uccle

    Le terme de cette année approche et l’heure est au bilan. N’étant pas complètement achevée, les chiffres présentés sont proches des valeurs finales mais seront certainement modifiés avec les valeurs définitives que nous auront le jour de l’an.

    Avec une moyenne de 11,0°C (norm. : 9,7°C) (les normales sont calculées sur la période 1901-2000) la valeur de la température moyenne annuelle est très anormalement élevée. Elle se situe à la 11ème place parmi les années les plus chaudes et ne se différencie des années 1995 et 2005 que par des centièmes de degré. Les mois d’avril et de novembre ont été particulièrement chauds. Ils occupent tous les deux la deuxième position des mois les plus chauds. En avril on avait eu 12,5°C (norm. : 9,0°C), le record datant de 2007 avec 14,3°C. La température moyenne de novembre 2009 a été de 9,7°C (norm. : 6,1°C) et le record avait été enregistré en 1994 avec une température moyenne de 10,4°C. On se souviendra aussi de la période de froid que nous avons connue en janvier avec entre autre 4 jours où la température minimale était descendue en dessous de -10°C, ce qui ne s’était plus produit à Uccle depuis 1996.

    La quantité d’eau recueillie est normalement déficitaire avec 745,6 mm (norm. : 804,8). Cette quantité a été relevée au pluviomètre 185 jours alors qu’une année normale en compte 207.

    L’insolation a également été normalement déficitaire avec 1706,8 h (norm. : 1802 h). Le mois de février avait été très sombre : avec 33,1 h de Soleil, il a pris la première place des mois de février les plus sombre, le précédent record datait de 2009 avec 39,0 h.

    On retiendra encore la courte période peu pluvieuse que l’on observé entre août et septembre et qui a touché plus particulièrement la province de Flandre Occidentale.

    Bref l’année a été douce et dans la continuité des années chaudes de ce début du siècle.

    ttmen2009.png

  • Résumé de l'année climatologique 2008

    Cette année climatologique (qui va de décembre 2007 à novembre 2008), est à nouveau marquée par un excès très anormal de la température moyenne à Uccle avec une valeur de 11,0°C. Cependant, cette notion est relative à la période sur laquelle on calcule les normales. Il faut 30 ans pour calculer une normale. Le saut lié au réchauffement observé à Uccle (et en Belgique) date de 1988. On ne peut donc établir une normale, mais on peut établir une moyenne pour voir où l’on se situe dans le cadre de ces dernières années. Et si on calcule cette moyenne, on obtient 10,8°C. Avec 11,0°C, cette année rentre dès lors dans la norme de ces 20 dernières années. En revanche, si l’on tient compte de toutes les valeurs depuis 1833, on se situe dans la zone très anormalement chaude. Les autres paramètres (insolation, précipitations, nombres de jours de pluies, … : voir tableau 2) sont dans les normes. Avec 907,4 mm, le total des précipitations est normalement excédentaire. La durée d’ensoleillement étant de 1462,6 h, le déficit est également dans la norme de l’insolation. Seule l‘humidité relative est très exceptionnellement déficitaire avec une moyenne de 77% alors que la normale est de 82%. Cette valeur vient juste après les 76% de 1976 qui est la valeur la plus basse de la série de Bruxelles Uccle qui a débuté en 1833.

    L’hiver 2008 (voir tableau 3 et figure 1) a été très anormalement chaud (voir Tableau 1 : définitions des niveaux d'anormalité), principalement dû à un mois de janvier exceptionnellement doux avec une température moyenne de 6,5°C, ainsi qu’à un mois de février très anormalement chaud. Cet hiver fut également remarquable par la durée d’ensoleillement. Le total de l’ensoleillement a été de 237,7 h alors que la normale de l’hiver est de 170,5 h de Soleil ; cet excès est très anormal. Les précipitations furent normales en quantité d’eau recueillie et en fréquence : on a eu un total de 195,3 mm en 53 jours, les normales sont respectivement de 202,1 mm et 55 jours de précipitations.

    La douceur s’est maintenue au cours du printemps (voir tableau 3 et figure 2). C’est la température record du mois de mai qui a entraîné cette saison vers un excès très anormal de la température moyenne : on a eu une température moyenne de 10,7°C alors que la normale de cette saison est de 9,5°C. Les quantités d’eau recueillies au cours de cette saison sont également très anormalement élevées avec 240,2 mm alors que la normale est de 196,2 mm. Cette quantité d’eau est relevée en un nombre normal de jours de précipitations à savoir 49 jours alors qu’en moyenne on relève 53 à Uccle. Avec 434,4 h de Soleil, on a un déficit normal de l’ensoleillement à Uccle : normalement on enregistre 450,7 h de Soleil en cette station.

    L’été (voir tableau 3 et figure 3) n’a présenté aucune anomalie particulière des paramètres climatologiques. Même si l’ensoleillement paraît déficitaire avec 504,5 h de Soleil comparé à une normale de 567,9 h, cette valeur est tout juste normale : il aurait fallu 2,5 h de Soleil de moins pour être anormale. C’est le mois d’août qui est principalement à l’origine de ce déficit, bien que juin et juillet ont également été déficitaires. De même, les quantités et la fréquence des précipitations sont excédentaires tout en restant normales avec respectivement 261,1 mm en 56 jours alors que les normales sont 210,4 mm en 46 jours. La température moyenne à Uccle avec 17,2°C n’est excédentaire que de 0,2°C par rapport à la moyenne sur une longue série.

    L’automne (voir tableau 3 et figure 4) a été relativement normal. Malgré un déficit d’insolation au cours du mois de novembre, le total des heures d’ensoleillement est cependant excédentaire et normal pour cette saison. Le plus remarquable a été la fréquence des précipitations du mois de novembre avec 26 jours. Ce qui en a fait une valeur exceptionnelle.

    Si on excepte l’humidité relative et la température moyenne avec comme référence les normales sur la série complète, on a une année relativement normale.


    Tableau 1 : Définitions des niveaux d'anormalité

     

    Niveaux d’anormalité :

    Phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les

    a

    anormal

    6 ans

    ta

    très anormal

    10 ans

    e

    exceptionnel

    30 ans

    te

    très exceptionnel

    100 ans

     

    Tableau 2. Valeurs annuelles, normales et caractéristiques de cette année climatologique 2008 de différents paramètres météorologiques mesurés à Uccle. Les normales sont calculées sur la période 1901-2000.

     

    2008

    Normales

    Car

    Pression de l'air (réduite au niveau moyen de la mer) (hPa)

    1015,8

    1015,6

    n

    Vitesse moyenne du vent (m/s)

    3,5

    3,6

    a-

    Durée d'ensoleillement (h)

    1955

    1555

    a+

    Température moyenne « vraie » (°C)

    11,0

    9,8

    ta+

    Température maximale moyenne (°C)

    14,7

    13,5

    ta+

    Température minimale moyenne (°C)

    7,3

    6,3

    a+

    Température maximale absolue (°C)

    31,0

    29,9

    n

    Température minimale absolue (°C)

    -6,8

    –8,6

    n

    Nombre de jours de gel (min < 0°C)

    32

    52,6

    n

    Nombre de jours d'hiver (max < 0°C)

    1

    9,9

    a-

    Nombre de jours d'été (max ³ 25°C)

    25

    21,3

    n

    Nombre de jours de forte chaleur (max ³ 30°C)

    1

    3,3

    n

    Humidité relative moyenne de l'air (%)

    76,4

    82

    te-

    Tension de vapeur moyen (hPa)

    10,4

    10,3

    n

    Total des précipitations (mm)

    907,4

    780,1

    n

    Nombre de jours de précipitations mesurables (³ 0,1 mm)

    215

    203

    n

    Nombre de jours d'orages dans le pays

    98

    83.4

    ta+

     


    TABLEAU 3 : données mensuelles de différents paramètres à Uccle (en gras les valeurs remarquables)

     

    tableau_001.png

     

    Figure 1

     

    hiver_2008.png

     

    Figure 2

     

    printemps_2008.png

     

    Figure 3

     

    ete_2008.png

     

    Figure 4

     

    automne_2008.png

     

     

     

  • La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis 1850

    La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis que l’on possède une série des températures globales de la Terre, série qui débute en 1850, selon des sources de données obtenues par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La température moyenne globale de surface pour 2007 est actuellement estimée à 0.41°C au-dessus de la moyenne sur  la période 1961-1990 qui est de 14.00°C.

    Les autres événements climatiques mondiaux remarquables enregistrés jusqu'ici en 2007 comprennent le record de faible étendue des glaces de l'océan Arctique, qui a conduit à l'ouverture pour la première fois le passage du Nord-Ouest canadien, le trou d’Ozone relativement faible, le développement de la Niña dans le centre et l'est du Pacifique équatorial et le fait que de nombreux endroits de notre planète ont été dévastés par des inondations, la sécheresse et des tempêtes.

    Ces premières informations pour 2007 sont basées sur les données climatiques relevés jusqu'à la fin du mois de novembre et issues des réseaux au sol de stations météorologiques, les navires et les bouées, ainsi que les satellites. Les données sont recueillies et diffusées en continu par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux de l'OMM de 188 pays et de plusieurs établissements de recherche. Les mises à jour et les chiffres définitifs pour 2007 seront publiés en mars 2008 dans le dépliant annuel de l'OMM pour la Déclaration sur le statut du climat mondial.

    Les analyses de la température mondiale fournie par l'OMM sont fondées sur deux sources différentes. La première est la combinaison de données obtenues par le Hadley Centre de l'Office météorologique britannique conjointement avec l’Unité de Recherche Climatique de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, qui, à ce stade, a classé 2007 comme la septième plus chaude jamais enregistrées. Les autres données proviennent de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui a indiqué que 2007 est susceptible d'être la cinquième année la plus chaude jamais enregistrée.

    Depuis le début du 20e siècle, la température moyenne globale de surface a augmenté de 0,74 ° C. Mais cette augmentation n'a pas été continue. La tendance au réchauffement linéaire observé au cours des 50 dernières années (0,13 ° C par décennie) est presque deux fois plus élevé qu’au cours des 100 dernières années.

    Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat repris dans leur 4ème synthèse publiée en 2007, "le réchauffement du climat est sans équivoque, puisqu’il est fondé d'après les observations de l'augmentation moyenne globale des températures atmosphériques et océaniques, de la fonte généralisée de la neige et de glace et de l'augmentation moyenne mondiale du niveau de la mer ".

    Les  températures mondiales de 2007 ont été pondérées séparément pour les deux hémisphères. La température moyenne de l'hémisphère Nord est susceptible d'être le deuxième la plus élevée avec une valeur de 0,63°C au-dessus de la moyenne sur 30 ans (1961-90) qui est de 14,6°C. Celle de l'hémisphère Sud est de 0,20°C supérieure à la moyenne trentenaire de 13,4°C, ce qui en fait la neuvième plus chaude jamais enregistrée depuis 1850.

  • Bilan de l'année climatologique 2006 à Uccle

    Cette année climatologique 2005-2006 – l’année climatologique va du premier décembre au 30 novembre - fut particulièrement remarquable par le nombre de records de la température moyenne à Uccle que l’on a battus. Le plus spectaculaire fut le record de l’automne : les paramètres statistiques de la série nous donnent une période de retour supérieure à 500 ans. L’insolation a connu des déficits remarquables en février et août et un excès important en juillet. La pluviosité a été particulièrement abondante au cours du mois d’août. C’est la cinquième année climatologique la plus chaude depuis 1833.

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