climat

  • LES VAGUES DE CHALEUR VIRULENTES DÉTAILLÉS DANS L'ÉTUDE DU CLIMAT FUTUR

    Les vagues de chaleur étouffantes qui frappent généralement une fois tous les 20 ans pourraient devenir des événements annuels sur 60 pourcent de la surface terrestre de la planète d'ici 2075, si les émissions de gaz à effet de serre produits par l'homme se poursuivent sans opposition. 

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  • Début de mai 2012

     

     

    Pour beaucoup d’entre nous, le début de ce mois de mai fut froid. Cette sensation est due à quelques jours où notre temps fut influencé par des courants polaires du premier au 6 et les 14 et 15 mai. Les autres jours ont connu des températures proches de la normale, voire même supérieures à la norme. La température moyenne des températures maximales sur la période 1981-2010 est de 18,9°C alors que cette année, elle est de 17,9°C, valeur déjà observée en 1982. Les années 1985, 1983, 1984,  1987, 2010, 1991  et 1996 furent plus froides que 2012. La plus froide fut 1996 avec une température moyenne des 20 premiers jours du mois de 13,8 °C, cette valeur fut également la moyenne de tout le mois de mai 1984 !

     

    Comme quoi, l’impression subjective est loin des valeurs statistiques et cela d’autant plus qu’on voudrait (veut) des journées plus chaudes et ensoleillées.

     

    En fait, l’impression de mauvais temps vient plus du déficit de l’ensoleillement et de la fréquence des précipitations. On a eu droit à 13 jours de pluie pour un total de 62,6 mm soit un peu plus de ce que l’on peut attendre au début du mois de mai (41,1 mm). Pour mémoire, en 1978, on eut presque le double de cette année (119,2 mm pour être précis). Le manque de Soleil a également été net dès le début du mois. On a enregistré à ce jour 82,7 h de Soleil, alors qu’au cours des deux premières décades, on aurait dû avoir 118,1 h. Cette valeur est cependant nettement supérieure à l’ensoleillement des deux premières décades de 1996 au cours desquelles on n’a eu droit qu’à 42,6 h de Soleil.

     

    Finalement, si ce début du mois de mai ne correspond pas à l’idée d’un « joli mois de mai »,  on a déjà connu pire et il n’y a pas si longtemps que cela puisque 2010, 2007 et 1996 furent respectivement plus froid, plus pluvieux et plus sombre … Mais c’est oublié les Saints de Glace !!

     

     

    Climat, température moyenne, précipitations, insolation

     

  • Le changement climatique s'est accéléré entre 2001 et 2010, selon l'ONU

    23 mars 2012 – 
    A l'occasion de la Journée météorologique mondiale, célébrée le 23 mars, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié les résultats préliminaires d'une évaluation du climat mondial pour la période 2001-2010, qui indique que le changement climatique s'est accéléré pendant cette décennie, la plus chaude jamais observée sur tous les continents du globe.

    Le rythme du réchauffement depuis 1971 est « remarquable », pour reprendre les termes de l'évaluation. Des phénomènes atmosphériques et océaniques comme La Niña ont refroidi temporairement le climat certaines années, sans interrompre pour autant la tendance générale au réchauffement.

    Le « recul spectaculaire et constant de la banquise de l'Arctique » est l'une des principales caractéristiques de l'évolution du climat pendant la décennie considérée, toujours selon cette évaluation. En considérant les moyennes à l'échelle du globe, les précipitations en 2011 se classent au deuxième rang des plus abondantes qui aient été enregistrées depuis 1901, et les inondations seraient le phénomène extrême le plus fréquent.

    L'intégralité du rapport paraîtra dans le courant de l'année, une fois achevée l'analyse des données livrées par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et les organisations partenaires qui jouent un rôle actif dans la surveillance du climat.

    L'OMM a également publié vendredi son compte-rendu sur le climat en 2011, qui se classe au onzième rang des plus chaudes depuis 1850, date des premiers relevés.

    « Cela confirme les conclusions préliminaires selon lesquelles 2011 est la plus chaude qui ait été constatée dans le cas d'une année à Niña, phénomène qui induit un refroidissement. La température moyenne en 2011 présente une anomalie estimée à +0,40°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990, qui est de 14°C », note l'OMM.

    Les extrêmes de précipitations, souvent liés à l'une des plus puissantes Niña des 60 dernières années, ont eu des répercussions considérables. Des inondations de grande ampleur se sont produites sur tous les continents, tandis que de graves sécheresses ont sévi en Afrique de l'Est et en Amérique du Nord. L'étendue de la banquise de l'Arctique a atteint des minima quasi-records et l'activité cyclonique a été inférieure à la moyenne à l'échelle du globe, même si la saison des tornades est l'une des plus destructrices qu'aient connues les Etats-Unis.

    « Le compte rendu sur le climat en 2011 vient corroborer les conclusions énoncées dans les rapports précédents, à savoir que le changement climatique n'est plus une vague menace et qu'il est au contraire bien réel. La planète se réchauffe du fait des activités humaines, et l'impact de ce réchauffement sur la Terre, son atmosphère et ses océans se traduit par des bouleversements parfois irréversibles », a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud.

    « Le temps, le climat et l'eau, moteurs de notre avenir » est le thème retenu cette année pour la Journée météorologique mondiale. C'est l'occasion pour les Services météorologiques et hydrologiques nationaux et pour la communauté météorologique au sens large de mettre en avant le rôle qu'ils jouent dans notre vie de tous les jours.

    « Les connaissances dans les domaines du temps, du climat et de l'eau ont fait d'énormes progrès ces dernières années. Elles revêtent une importance cruciale pour la sécurité alimentaire, la prévention des catastrophes, la gestion de l'eau, l'approvisionnement énergétique et la santé, pour ne citer que quelques exemples », a déclaré Michel Jarraud.

    « Les investissements dans les Services météorologiques et hydrologiques nationaux sont plus que jamais nécessaires si nous voulons être en mesure de relever les défis que ne manquera pas de poser l'évolution rapide du climat. Nous devons consolider la base de connaissances communes et faire en sorte que l'information soit accessible à tous les niveaux de la société et de l'économie, des hauts responsables politiques aux collectivités locales, en passant par les grands capitaines de l'industrie et les agriculteurs », a-t-il poursuivi.

    http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=27856&Cr=climatique&Cr1=

  • L’arrêt hypothétique du Gulf Stream

    Comme tous les phénomènes géologiques, le Gulf Stream subit des variations. Cet été, on pouvait observer une anomalie positive de la température de l’océan Atlantique, c’est-à-dire une température plus élevée que la normale. Au cours de cet hiver, comme au cours du précédent, on a observé une anomalie négative au niveau du Gulf Stream. Cela fait partie de la variabilité du phénomène tout comme on a une variabilité dans les paramètres climatologiques. L’anomalie négative se situe principalement au niveau des Caraïbes, de l’océan Atlantique au large de la France et de la mer du Nord (voir l’image sur le site de la NOAA : http://www.osdpd.noaa.gov/data/sst/anomaly/2010/anomnight.12.30.2010.gif ). On peut voir aussi qu’il y a une anomalie très positive au sud du Groenland qui a connu au mois de décembre des températures très clémentes.

    Ce n’est pas la première fois que cela se produit. En 1996, nous avions en janvier une situation analogue, ce qui n’a pas empêché d’avoir ensuite des anomalies positives. Cela peut faire partie de cycles océaniques à long terme. Les mesures sont malheureusement trop récentes que pour mettre en évidence de tels cycles qui portent sur plusieurs décennies. Les anomalies de la température des océans peuvent être consultées sur le site : http://www.osdpd.noaa.gov/ml/ocean/sst/anomaly.html.

    Pour le moment c’est la Niña qui sévit dans le Pacifique, cela ne signifie pas que El Niño n’apparaîtra plus. En climatologie tout comme en océanographie, une situation passagère ne signifie pas une situation persistante.

    Quant à l’impact de la pollution suite à la catastrophe du golf du Mexique, on ne peut également pas en déduire que la situation actuelle est corrélée à cet événement. Des anomalies analogues des températures des océans se sont produites avant l’accident. La question serait plutôt de savoir si cette catastrophe a accentué (ou non) l’anomalie actuelle.

    anomnight.12.30.2010.gif

    Anomalie de la température de l'eau océanique de surface au 30/12/2010

    Source NOAA

    Dans l’état de nos connaissances actuelles, l’arrêt du Gulf Stream lié à une fonte massive des glaciers groenlandais et ses conséquences climatiques sur le climat de l’Europe occidental constituent une hypothèse. Plusieurs modèles ne montrent pas de diminution ou d’arrêt du Gulf Stream avant la fin du 21ème siècle. D’ici là, les connaissances aussi bien en climatologie qu’en océanographie auront fait des progrès et les modèles pourront être affinés.

    L’hiver 2009-2010 et ce début d’hiver frais sont la conséquence de l’installation d’un anticyclone relativement persistant sur l’océan Atlantique entre l’Amérique du Nord et l’Europe déterminant des courants maritimes d’origine polaire sur nos régions. Cela conduit à un Index Nord Atlantique (NAO) négatif.

    Je pense que ce que nous vivons à l’heure actuelle sont des situations temporaires et que l’on devrait retrouver des hivers plus normaux voire plus chauds dans l’avenir comme cela avait été le cas après les autres hivers rigoureux que l’on a connus dans le passé (…, 1956, 1963, 1979, 1985, 1986, 1987, 1996, …).

    Autres références :

    http://www.come4news.com/dans-100-ans,-lenfer-des-glaces-104176

    http://la.climatologie.free.fr/amo/amo.htm

    http://www.cpc.noaa.gov/products/precip/CWlink/pna/nao.shtml

  • Année climatologique 2010 à Uccle


    L’année climatologique 2010 (qui commence le premier décembre 2009 et se termine le 30 novembre 2010) fut caractérisée par une pression atmosphérique moyenne et une vitesse moyenne du vent très anormalement basse, une fréquence anormalement élevées des jours d’hiver et de forte chaleur. La moyenne de la température minimale et l’humidité relative sont anormalement basses (voir tableau 1).

     

    Table 1 : Valeurs annuelles (colonne 2010) de différents paramètres de l’année climatologique comparées aux normales 1901-2000 et caractéristiques (voir tableau 2).

    Paramètres

    2010

    Norm. 1901-2000

    Caracté-ristiques

    Pression de l’air (réduite au niveau de la mer) (hPa)

    1013.3

    1015.7

    ta-

    Vitesse moyenne du vent (m/s)

    3.4

    3.7

    ta-

    Durée d’ensoleillement (h)

    1569

    1554

    n

    Température moyenne (°C)

    9.6

    9.7

    n

    Température maximale moyenne (°C)

    13.8

    13.8

    n

    Température minimale moyenne (°C)

    6.2

    6.7

    a-

    Température maximale absolue (°C)

    33.9

    31.7

    n

    Température minimale absolue (°C)

    -10.9

    -8.9

    n

    Nombre de jours de gel (min < 0°C)

    58

    47

    n

    Nombre de jours hivernaux (max < 0°C)

    18

    8

    a+

    Nombre de jours estivaux (max ≥ 25 °C)

    31

    25

    n

    Nombre de jours de forte chaleur (max ≥ 30°C)

    7

    3

    a+

    Humidité relative moyenne de l’air (%)

    79.1

    81.0

    a-

    Tension de vapeur moyen (hPa)

    10.2

    10.3

    n

    Total des précipitations (mm)

    918.7

    804.8

    n

    Nombre de jours de précipitations mesurables
    (≥ 0,1 mm)

    194

    207

    n

    Nombre de jours d'orages dans le pays

    93

    94*

    n

    Nombre de jour avec des précipitations en tout ou en partie de neige

    39

    23

    e+

     

    * La normale du nombre de jours d’orages dans le pays est calculée en utilisant les mesures de l’activité électrique atmosphérique effectuées par le système SAFIR de détection de l’activité électrique dans l’atmosphère.


     

    Tableau 2 : caractéristiques.

    Code

    Niveaux d'anormalité

    Phénomène égalé ou dépassé en moyenne une fois tous les

    n

    normal

    -

    a

    anormal

    6 ans

    ta

    très anormal

    10 ans

    e

    exceptionnel

    30 ans

    te

    très exceptionnel

    100 ans

     

    Un printemps et un été bien ensoleillé ont compensé les déficits observés des hiver et automne relativement sombres. Les mois d’août, de septembre et de novembre sont à l’origine du léger excès des précipitations avec respectivement 187,4 (norm. : 74 ,4), 109,8 (norm. : 69 ,8) et 124, mm (norm. : 68,3). Si cette année est normale du point de vue de la température moyenne, il faut cependant remonter à 1996 puis à 1987 pour trouver des années plus froides que cette année.

    Nous avons deux épisodes pluvieux remarquables. Le premier fut les quantités tombées en deux jours le 15 et 16 août où on a eu respectivement 53,9 et 49,7 mm soit 103,6 mm en 48 h. L’autre s’est produit en novembre : entre le 9 et le 13, on a relevé 100,6 mm de pluie en 5 jours. Ces pluies cumulées ont donné lieu à des inondations importantes dans une grande partie du pays (voir figure 1).

    Le phénomène le plus remarquable fut la fréquence exceptionnelle des jours où les précipitations furent en tout ou en partie de neige. On a totalisé 39 jours : cette valeur avait été également atteinte en 1917, 1965 et 1970. En 1909 et 1968, ce nombre de jours s’élevait à 40 et la valeur la plus élevée avait été enregistrée en 1907 avec 52 jours avec des précipitations neigeuses.

     

    En dehors des inondations de novembre er les vents violents observés sous les orages du 14 jullet, nous ne retiendrons pas grand chose de cette année.

     

    cinety.png

    Chute du cloché de la collégiale de Ciney le 14 juillet 2010

    Figure 1 : Températures moyennes et normales et précipitations de l’année climatologiques 2010

    2010.png