climatologie

  • Voici une question d’un internaute qui est parvenue à l’IRM

    « Pourriez-vous me faire savoir, pourquoi la pression atmosphérique ne sait jamais s'élever autant de la normale 1013 hp , même sous un puissant anticyclone , qu'elle sait descendre sous une profonde dépression ? Le record je crois est de 1046 hp en Belgique. »

    La pression atmosphérique correspond au poids de l'air au-dessus du sol par unité de surface. Deux facteurs peuvent influencer sa valeur :

    1) la quantité d'air au-dessus du sol : au plus il y en a, au plus, la pression sera élevée,

    2) sa densité : l'air froid est plus lourd que l'air chaud. C'est pour cela que les pressions les plus élevées sont observées en hiver et dans les régions très froides comme la Sibérie.

    Si l’écart à la moyenne peut être plus grand dans les basses valeurs en Belgique, c’est parce que nous nous trouvons dans une zone climatique tempérée. Il n’y fait jamais très froid comme en Sibérie où la température peut descendre en dessous de –80°C et dans l’anticyclone de Sibérie, la pression peut atteindre 1080 hPa. D’autre part nous nous trouvons dans une zone où l’air chaud venant du Sud et l’air venant des régions septentrionales se rencontrent. De plus il est plus facile d’avoir moins d’air au-dessus de notre tête d’où les valeurs des basses pressions peuvent s’écarter d’avantage de la moyenne.

    Le record à Uccle a été atteint le 17 janvier 1882 avec une valeur de 1048 hPa et la valeur la plus basse en Belgique a été de 956 hPa le 25 février 1989.

  • La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis 1850

    La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis que l’on possède une série des températures globales de la Terre, série qui débute en 1850, selon des sources de données obtenues par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La température moyenne globale de surface pour 2007 est actuellement estimée à 0.41°C au-dessus de la moyenne sur  la période 1961-1990 qui est de 14.00°C.

    Les autres événements climatiques mondiaux remarquables enregistrés jusqu'ici en 2007 comprennent le record de faible étendue des glaces de l'océan Arctique, qui a conduit à l'ouverture pour la première fois le passage du Nord-Ouest canadien, le trou d’Ozone relativement faible, le développement de la Niña dans le centre et l'est du Pacifique équatorial et le fait que de nombreux endroits de notre planète ont été dévastés par des inondations, la sécheresse et des tempêtes.

    Ces premières informations pour 2007 sont basées sur les données climatiques relevés jusqu'à la fin du mois de novembre et issues des réseaux au sol de stations météorologiques, les navires et les bouées, ainsi que les satellites. Les données sont recueillies et diffusées en continu par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux de l'OMM de 188 pays et de plusieurs établissements de recherche. Les mises à jour et les chiffres définitifs pour 2007 seront publiés en mars 2008 dans le dépliant annuel de l'OMM pour la Déclaration sur le statut du climat mondial.

    Les analyses de la température mondiale fournie par l'OMM sont fondées sur deux sources différentes. La première est la combinaison de données obtenues par le Hadley Centre de l'Office météorologique britannique conjointement avec l’Unité de Recherche Climatique de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, qui, à ce stade, a classé 2007 comme la septième plus chaude jamais enregistrées. Les autres données proviennent de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui a indiqué que 2007 est susceptible d'être la cinquième année la plus chaude jamais enregistrée.

    Depuis le début du 20e siècle, la température moyenne globale de surface a augmenté de 0,74 ° C. Mais cette augmentation n'a pas été continue. La tendance au réchauffement linéaire observé au cours des 50 dernières années (0,13 ° C par décennie) est presque deux fois plus élevé qu’au cours des 100 dernières années.

    Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat repris dans leur 4ème synthèse publiée en 2007, "le réchauffement du climat est sans équivoque, puisqu’il est fondé d'après les observations de l'augmentation moyenne globale des températures atmosphériques et océaniques, de la fonte généralisée de la neige et de glace et de l'augmentation moyenne mondiale du niveau de la mer ".

    Les  températures mondiales de 2007 ont été pondérées séparément pour les deux hémisphères. La température moyenne de l'hémisphère Nord est susceptible d'être le deuxième la plus élevée avec une valeur de 0,63°C au-dessus de la moyenne sur 30 ans (1961-90) qui est de 14,6°C. Celle de l'hémisphère Sud est de 0,20°C supérieure à la moyenne trentenaire de 13,4°C, ce qui en fait la neuvième plus chaude jamais enregistrée depuis 1850.

  • Prix Nobel de la paix attribué à Al Gore et le GIEC

    Le prix Nobel de la paix 2007 a été attribué  à Al Gore et au GIEC (groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l'homme et pour avoir posé les fondements pour les mesures nécessaires à la lutte contre ces changements.

    Après Wangari Maathai en 2004, militante écologiste kenyane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société, c’est à nouveau des défenseurs de la Terre qui recoivent le prix Nobel de la Paix.

    C’est par son film « Une vérité qui dérange » qu’Al Gore fait passer le message que la Terre est en danger, problématique qui nous concerne tous et nécéssite une action concertée de tous les habitants de la planète.

    Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine. Il a également pour but de cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. Il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue. Le GIEC a été créé en 1988, à la demande du G7, par deux organismes de l'ONU : l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

    Cette consécration va sans doute donner plus de poids aux conclusions du GIEC. Espérons ainsi que la planète pourra devenir le plus rapidement possible une planète propre.