giboulées

  • Retour de l’hiver ?

    Depuis dimanche, nous avons retrouvé des conditions hivernales alors que nous avons connu des conditions climatiques très agréables durant les premiers jours de mars et même quasiment tout l'hiver.
    Le printemps météorologique, qui a commencé le premier mars, est la saison de transition entre l’hiver et l’été. Cela ne se passe pas d’un seul coup mais plutôt par soubresauts. Au cours d’une saison de transition, on ne passe pas de conditions hivernales d’un jour à l’autre. Le début du printemps est plutôt frais, la fin peut connaître des périodes très chaudes. Mais rien n’empêche de connaître déjà des températures de 20°C au cours du mois de mars alors qu’en mai, le gel peut encore être de mise.
    Pourquoi connaît-on un retour du froid ? Notre temps est principalement déterminé par le passage de dépressions qui viennent de l’océan Atlantique et qui évoluent vers les plaines de l’Europe de l’Est. À l’avant de cette zone on se situe dans une masse d’air froide. Lors du passage du front chaud, le temps est à la pluie. Derrière ce front, on a une masse d’air chaude, voire très chaude si elle vient des régions tropicales. Finalement lorsque la dépression se trouve à l’est de nos régions, le front froid traverse notre pays et on se retrouve dans des masses d’air d’origine polaire. C’est ce que nous avons connu ce week-end, avec un blocage de la zone de basse pression sur la Scandinavie ou le nord de l’Allemagne. Cette situation a maintenu sur nos provinces des courants polaires directs. Les averses qui y sont incluses ont un caractère hivernal : pluie et neige, neige, neige roulée en grain, grésil voire même de la grêle. Ce sont les giboulées de mars.
    Plus rare est l’installation d’un anticyclone qui envoie sur nos régions des courants continentaux qui peuvent être très froids avec des températures nocturnes qui peuvent encore descendre sous la barre de –5°C (-6,2°C le 22 mars 1958 à Uccle) alors qu’à la fin du mois de mars les maxima peuvent encore flirter avec zéro degré (0,8°C le 29 mars 1952 à Uccle).
    Ce n’est pas parce qu’on a eu un hiver doux que le printemps est doux ou chaud. Les conditions météorologiques d’une saison ne déterminent pas un type particulier de temps au cours de la saison suivante. Tout est possible dans la nature ! Et personnellement c’est sans surprise que j’enregistre le temps qui sévit en ce moment sur notre pays.