inondations

  • Inondations au Pakistan

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    Image acquise le 18 août 2010

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    Image acquise le 13 août 2001

    Le fleuve Indus à Sukkur a atteint des niveaux particulièrement élevés, le 18 août 2010, lorsque le satellite Terra et son instrument ASTER (Advanced Spaceborne Thermal Emission and Reflection Radiometer) de la NASA a capté l'image du haut en fausses couleurs. L'image du bas montre la même région de Sukkur, le 13 août 2001. Cette image en fausse couleur montre l’eau dans une plage de bleu foncé au bleu argenté et les zone de plantations en rouge.

    Sukkur est la plaque tournante d'un réseau d'irrigation qui amène l'eau aux exploitations agricoles dans la province du Sindh. Les canaux en bleu foncé entourent la ville en gris de Sukkur dans les deux images. Dans l'image du haut, la rivière Indus s'étend au delà de ses rives sur de nombreux kilomètres. Près de la ville, le fleuve semble être tenu en échec par les canaux et des digues.

    Les inondations ont commencé à la fin de Juillet où les pluies de mousson intense sont tombées sur le nord du Pakistan. À la mi-août, environ un cinquième du Pakistan a été inondé, affectant plus de 15 millions de personnes.

    Source NASA

  • Morakot : le pendant de Mitch en Asie

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    Photo La Libre

    Morakot est un typhon qui a sévi dans le bassin occidental du Pacifique entre le 3 et le 9 août de cette année. Ayant atteint la catégorie 2, il a abordé l’île de Taïwan alors qu’il avait déjà été rétrogradé au niveau 1. Sur l’île, il a encore perdu de la puissance et a été rétrogradé en tempête tropicale.

    Les effets destructeurs d’un typhon, tout comme ceux d’un ouragan puisqu’il s’agit du même phénomène, sont multiples. Il y a bien entendu la force du vent qui la première cause de dégâts.

    Dans un cyclone tropical de catégorie 1, les vents moyens varient de 118 à 153 km/h alors que dans la catégorie 5, ces vitesses sont supérieures à 250 km/h. Les impacts potentiels de telles vitesses sont évidemment très graves. Heureusement en abordant les terres, un cyclone tropical perd rapidement de sa force du fait qu’il n’est plus alimenté en énergie par l’océan.

    Le cyclone tropical prend naissance sur l’océan et y développe sa puissance sur l’océan en étant est alimenté en vapeur d’eau qui est une source importante d’énergie. En outre, si l’océan au-dessus duquel il passe est très chaud, l’évaporation peut être très importante. Son contenu en eau est donc énorme. Lors du refroidissement de sa masse d’air, il va y avoir condensation de la vapeur d’eau et il en résulte des précipitations qui peuvent être très abondantes.

    C’est ce qui s’est passé avec Morakot et Mitch. Mitch est un ouragan qui a sévi entre le 22 octobre et le 5 novembre 1998. Il avait atteint la catégorie 5, mais déjà avant d’aborder le Honduras, il était retourné au stade de tempête tropicale. Dès son arrivée au dessus des terres, le refroidissement important a été à l’origine de pluies très abondantes. De plus la vitesse de déplacement du phénomène s’est réduite et Mitch s’est trainé sur le Honduras et le Guatemala, provoquant des inondations et glissements de terrains catastrophiques dans cette région.

    Les pluies provoquées par Morakot étaient aussi très abondantes sur Taïwan et la Chine continentale. Localement, les quantités d’eau tombées entre le 7 et le 10 août ont dépassé 2,5 m (25000 mm). En de nombreux endroits, il est tombé en 24 h ce qui tombe chez nous en un an !

  • Les premiers gros orages.

     

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    Dans les informations, on a parlé de pluies diluviennes. Dans la région bruxelloise, on a eu jusqu'à 30 mm en quelques heures. Ce qui a provoqué les inondations. Dans les orages, il peut y avoir localement beaucoup d’eau en peu de temps sur une petite superficie qui, dès lors, peut échapper à une mesure dans un réseau. Pour hier quelques noyaux de fortes pluies ont été observés dans les régions de Gand, Bruxelles, le Brabant wallon et de Cerfontaine dans l’entre Sambre et Meuse. Les causes de ce type d’inondations sont les suivantes :

    · des pluies intenses : beaucoup d'eau en peu de temps,

    · un environnement bétonné : les routes et le bâti sont imperméables et entrainent un ruissèlement et une accumulation rapides de l'eau dans des lieux où l'écoulement est lent,

    · les pluies de cet hiver n’ayant pas été très intenses, le bouchage des égouts dus aux feuilles, terre et détritus a freiné ou empêché un écoulement rapide de l'eau aggravant ainsi les conséquences d'une arrivée rapide d'eau.

    Dans la région de Cerfontaine, les pluies ont été plus fortes : au vu de chiffres dans un réseau qui ne dépend pas de l’IRM on pourrait avoir atteint 60 mm en quelques heures. Le record dans le résau del’IRM est jusqu’à présent de 51 mm en 15 minutes le 5 juillet 1985 à Voeren ; en Jamaïque il y a eu sur le même laps de temps 198 mm le 12 mai 1916, ce qui peut relativiser les pluies en Belgique que certains qualifient parfois de « diluviennes ».

    Les orages se produisent sous un cumulo-nimbus. Il s’agit d’un nuage d’une extension horizontale d’une vingtaine de kilomètres de diamètre et d’une hauteur d’une dizaine de kilomètres. Il peut contenir une très grande quantité d’eau et dès lors il peut provoquer des pluies très intenses. Dans une ville, la densité du bâti et des routes peut aggraver les conséquences de ces pluies abondantes sur un temps relativement bref. Dans les campagnes, si les surfaces qui peuvent absorber l’eau sont nettement plus importantes, les inondations se produisent également car les pluies arrivent violemment sur le sol : cela provoque un tassement du sol le rendant plus imperméable et un ruissèlement important avec une accumulation d’eau dans le fond des vallées.

    En Belgique, on a environ 90 jours d’orages par an et un tiers de ceux-ci sont à l’origine de dégâts qui peuvent être causés par l’abondance des précipitations, la violence du vent, les coups de foudre ou encore par la grêle. Et la grosse saison ne fait que commencer puisqu’elle va de mai à septembre …

  • Images remarquables

    Inondations en Europe de l'Est

     

    5f0beacf79a02ee964874d34487e2e4c.jpg Le radio spectromètre MODIS sur le satellite Terra de la NASA a pris cette image d'inondations le long de la rivière Siret à l'est de la Roumanie le 29 juillet 2008. Remplie de sédiments, l'eau des inondations, qui a  enflé la rivière, est en bleu clair dans l’image de gauche en fausse couleur. L'eau claire est en noir ou en bleu foncé, comme on l'a vu dans le cliché qui a été pris avant l'inondation à droite dans le montage. Les deux images ont été créées avec une combinaison d’images prises dans l'infrarouge et dans la lumière visible pour augmenter le contraste entre l'eau et le paysage environnant. La végétation est en vert, alors que la terre dont le couvert végétal est faible est en brun.

    Les inondations sont causées par de fortes pluies, qui sont tombées sur le nord de la Roumanie à la mi-Juillet. Les niveaux des rivières Siret et Prut (les cours d'eau qui forment  la frontière avec l'Ukraine, au nord de la zone montrée sur cette image) étaient à leur plus haut niveau depuis 200 ans, a indiqué l’agence Reuters le 29 juillet. Les inondations ont forcé 13000 personnes à quitter  leurs maisons et ont causé quatre morts selon les déclarations de l'agence Reuters. Les pluies sont également à l’origine des inondations en Ukraine. Ces dernières sont visibles sur le site de la NASA.

  • Réduction des effets néfastes (2)

    Rectification de l’environnement

    La modification de l’environnement aggrave souvent les conséquences des inondations. Revenir en arrière engendre une situation qui entraîne moins de crues. Ainsi le repeuplement d’une zone avec des arbres peut recréer un parapluie naturel.

    D’autres techniques peuvent être utilisées pour réduire le risque comme la création d’une tournière (une tournière est espace réservé pour faire tourner la charrue au bout du sillon). Il s’agit de mettre au bord d’un champ, entre celui-ci et le cours d’eau, une bande enherbée. La bande de terre qui est laissée en jachère va freiner l’eau qui s’écoule et permettre une pénétration d’une partie de cette eau dans le sol.

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    Les modes d'actions d'une bande enherbée. (Source Syngeta)