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  • Le cœur de l'Europe sans nuage

     

    sunny_europeMER_FR_20110322_47364_L.jpgCette image prise par Envisat nous fait découvrir une vaste portion de l’Europe – du Danemark à l’Italie et du Benelux à la Pologne – quasiment dépourvue de nuages. Les Alpes, avec la blancheur de leurs massifs enneigés, contrastent avec les régions avoisinantes, recouvertes d’une végétation brunie par l’hiver.

    Etendue sur une zone d’environ 200 000 km2, la grande chaine de montagne du sud de l’Europe s’étire sur quelque 1 200 km depuis la côte méditerranée et marque la frontière entre l’Italie (en bas) et la France (à gauche), puis la Suisse (à l’est de la France) et enfin l’Autriche (à l’est de la Suisse).

    Elle se transforme ensuite en la chaine des Alpes Dinariques qui se poursuit à travers la Slovénie (au sud de l’Autriche), la Croatie (en bas à droite), la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, le Kosovo et la Serbie avant de mourir en Albanie, en Macédoine et dans le nord de la Grèce.

    Plusieurs grands lacs d’un bleu sombre se détachent clairement. Le lac Léman, en forme de croissant au nord des Alpes, est le plus grand des lacs alpins. Sa rive nord se trouve en Suisse tandis eu sa rive sud est bordée par la France.

    Avec une superficie de 218 km2, le lac de Neuchâtel (au dessus du Léman) est le plus grand lac intégralement compris à l’intérieur des frontières helvétiques. Le lac de Constance (au nord-est du lac de Neuchâtel) se situe aux confins des territoires suisses, allemands et autrichiens. Le plus grand lac d’Italie, et le 3e d’Europe centrale, est le lac de Garde, qui apparaît ici au pied des Alpes.

    Source : ESA

  • Un phénomène nuageux rarement observé

     

    Une lectrice de « News of Tomorrow » a observé et photographié ce bien étrange nuage au-dessus de Limoges, phénomène assez similaire à celui observé le lendemain en Roumanie, lui-même semblable à celui observé en Russie le 7 octobre.

     

     

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    C'est un phénomène connu sous l'expression anglaise de "a hole punch cloud".  Traduit littéralement, ce serait un nuage en trou de poinçon.

    Dans les mouvements de l'atmosphère, il peut y avoir des mouvements verticaux, aussi bien vers le haut que vers le bas. Dans ce cas-ci, c'est un mouvement vers le bas. La masse d'air descend localement en entrainant l'air humide avec lui. En descendant, l'air arrive dans une zone où la pression est plus importante et l'air subit une compression avec comme conséquence physique un réchauffement. On le qualifie d'adiabatique, car on ne chauffe pas l'air (il n’y a pas d'apport d'énergie) mais le simple fait de la compression provoque un échauffement. C'est le même effet que l’on ressent si on comprime rapidement et à plusieurs reprises de l'air dans une pompe à vélo. Dès que l'on est en-dessous de la saturation en vapeur d'eau, elle passe à l'état gazeux, en passant éventuellement par une phase liquide, et disparait. Dans certain cas, on observe un cône, dans d'autres, un trou (souvent circulaire) comme dans l'image ci-dessous.

     

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    Dans ce cas, l'humidité est très faible et le nuage se dissipe très vite, donnant une éclaircie quasi circulaire.

    Dans le cas d’un cône, on obtient la figure suivante :

     

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    (Étrange phénomène nuageux au-dessus du sud du Mississippi - Un "Hole Punch Cloud" - Photo par le Capt Robert L. Brodie)

     

    On y voit bien le mouvement tournant de l'air descendant. Souvent ce sont des nuages de glace ; les cristaux mettent un peu de temps avant de passer de l'état solide à liquide (liquéfaction) puis gazeux (évaporation) ou de l'état solide à l'état gazeux (sublimation). Ce délai met bien le mouvement descendant en évidence par la formation d'un cône. Ce phénomène est rare et spectaculaire.

  • Images remarquables

    Éruption du Sarychev dans les îles de Kouriles

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    Image acquise le 12 Juin 2009

    Un passage en orbite de la Station spatiale internationale a permis aux astronautes d’observer ce spectacle saisissant du volcan Sarychev (îles Kouriles, au nord du Japon) à un stade précoce de l'éruption du 12 juin 2009. Le pic Sarychev est l'un des volcans les plus actifs de la chaîne de l'archipel des îles Kouriles. Il est situé à l'extrémité nord-ouest de l'île Matua. Avant le 12 juin, la dernière éruption explosive s'était produite en 1989, avec des éruptions, produisant des coulées de lave. Les précédentes éruptions datent de 1986, 1976, 1954 et 1946. Des cendres de l'éruption qui dura plusieurs jours ont été détectées jusqu’à 2.407 kilomètres vers l'est-sud-est et jusqu’à 926 kilomètres à l'ouest-nord-ouest du volcan. Les vols commerciaux ont dû être détournés de la région afin de réduire au minimum le risque de pannes moteur à cause des cendres.

    Cette photographie détaillée est intéressante pour les vulcanologues, car elle reflète plusieurs phénomènes qui se produisent pendant les premières étapes d'une éruption volcanique explosive. La colonne principale est une des séries de panaches qui sont passés au-dessus de l'île Matua le 12 juin. Le panache semble être une combinaison de brun dû aux cendres et de blanc dû à de la vapeur d’eau. La hausse rapide du panache de vapeur d'eau donne une impression semblable à une bulle. L'éruption a créé une ouverture circulaire dans la voûte nuageuse. Cela résulte de la descente de l’air autour du panache lors de l’apparition de l’onde de choc.

    En revanche, le nuage blanc au sommet est le résultat de la condensation de l’eau suite à la montée rapide et au refroidissement de la masse d'air au-dessus de la colonne de cendres. Ce nuage, que les météorologues appellent un nuage pileus, est caractéristique: l'éruption du panache commence comme un coup de poing à travers l’atmosphère. La structure indique également qu’il n’y a pas ou peu de cisaillement du vent présent au moment de la formation du panache. (Les images satellites acquises 2-3 jours après le début de l'activité illustrent l'effet du cisaillement du vent sur la propagation des panaches de cendres dans l'océan Pacifique.)

    Par contre, le nuage de forte densité, gris cendré, est probablement une nuée ardente qui descend du sommet du volcan. On peut également remarquer l’ombre du panache vers le nord-ouest de l'île (vers le haut à droite de l’image). Des nuages stratus de basse altitude arrivent sur la partie inférieure des pentes du volcan à l’est de l’île Matua.

    Source NASA

  • La Belgique sans nuage, oui cela arrive

    Ciel dégagé sur l’Europe de l’Ouest

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    Source NASA

    Il est rare que les conditions météorologiques montrent une image satellite qui permette de voir une grande partie de l’Europe occidentale sans nuage Cette image a été prise par le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer ) embarqué sur le satellite Aqua le 30 août 2008. Le ciel était clair des Pays-Bas jusqu’au nord de l’Italie, laissant apparaître plusieurs caractéristiques naturelles et anthropiques remarquables de l’Europe. Quelques petits incendies (marqués par des points rouges) ont été également détectés notamment en Allemagne.

    Couverts de forêts, en vert foncé sur l’image, on peut remarquer les massifs des Vosges et de la Forêt Noire qui se situent de part et d’autre du Rhin qui forme la frontière entre la France et l’Allemagne. La vallée dans cette région est connue par les géologues comme le Graben du Rhin. Un graben est de forme allongée et est un effondrement de la coûte terrestre alors que les deux parties latérales s’élèvent. Au sud, l’arc des Alpes à la frontière entre la Suisse et l’Italie est marqué par les neiges éternelles qui se situent sur les plus hauts sommets.

    Vers le bas à droite de l’image, l’un des plus grands lacs d’Europe, le lac de Genève (officiellement connue sous le nom de Lac Léman), remplit vallée glaciaire sculptée lors de la dernière glaciation dans la de la Suisse occidentale. Ce lac naturel est rempli par le Rhône, en amont de l’endroit où il fait un brusque virage vers le sud à la sortie des Alpes. À l’extrémité nord de l’image on remarque un lac artificiel: l’IJsselmeer au nord des Pays-Bas. C’est un lac d’eau douce, qui était à l’origine une entrée d’eau salée à l’embouchure de la rivière IJssel, mais au début des années 1930, les Pays-Bas ont construit une digue qui a fermé sa relation avec la Mer du Nord. L’eau douce de la rivière IJssel a progressivement remplacé l’eau de mer, formant le nouveau lac.