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  • Conséquences du passage d’Irma dans les eaux océaniques

    L’ouragan Irma n'a pas juste eu un impact sur les terres. Comme on le voit dans ces images avant et après de vraies images capturées par l'instrument VIIRS sur le satellite NPP de la NOAA / NASA, le 7 septembre 2017 (au-dessus) et septembre 11 (en bas), la tempête a modifié la distribution du sable autour de la côte de Floride. La couleur bleu clair montre les sédiments suspendus dans l'eau, frappé par l'intensité de l’ouragan. Selon le Florida Keys National Marine Sanctuary, les dommages aux ressources naturelles de la région pourraient être importants.

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    Bien que les images en couleur vraie comme celle-ci semblent être des photos de la terre, elles ne le sont pas. Elles sont créées en combinant les données des trois canaux de couleur sur l'instrument VIIRS sensible aux longueurs d'onde rouge, verte et bleue (ou rvb) de la lumière en une seule image composite. En outre, les données provenant de plusieurs autres canaux sont souvent incluses pour annuler ou corriger les interférences atmosphériques qui peuvent brouiller certaines parties de l'image.

     Source NOAA Satellite and Information Service.

    Pour voir d'autres images satellite d'Irma, visitez la galerie d'images ici : https://www.nesdis.noaa.gov/content/multimedia

  • L’OMM à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques

    Comme par le passé, l’Organisation a participé à la session annuelle de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CP 15).

    Dans la déclaration prononcée lors de la séance d’ouverture de la trente et unième session de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique, l’OMM a présenté un compte rendu de la troisième Conférence mondiale sur le climat (CMC-3). Elle a annoncé que les participants à la Conférence avaient décidé d’instituer un Cadre mondial pour les services climatologiques (CMSC), afin que chaque pays et chaque secteur d’activité sensible au climat puissent à l’avenir obtenir et exploiter pleinement la prévision et l’information climatologiques, mettant ainsi la science au service de la société.

    Monsieur Mama Konaté, Directeur général du Service météorologique malien et Représentant permanent du Mali auprès de l’OMM, a été élu président de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique pour les deux prochaines années.

    En prévision de la quinzième session de la Conférence des Parties, le Secrétaire général avait accompagné son message aux Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) d’un document de principe relatif à l’amélioration du processus de décision pour les activités d’adaptation aux changements climatiques. Ce texte avait pour but d’aider les SMHN à transmettre à leur délégation des éléments d’information utiles sur les observations, la recherche, l’alerte précoce, la prévision du climat et les services climatologiques. Plus de 160 membres des SMHN étaient présents à la CP 15. Une réunion parallèle a été organisée à leur intention, afin qu’ils aient la possibilité d’échanger des informations et de discuter du document de principe et du rôle de la science dans les négociations en cours. Les représentants se sont montrés résolus à donner suite aux conclusions de la CMC-3 et à améliorer les services climatologiques dispensés par les SMHN à l’échelle nationale.

    L’OMM a organisé en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) une activité parallèle portant sur la «base de connaissances climatologiques» de l’initiative Unité d’action des Nations Unies. Cette manifestation, intitulée «Observation, surveillance et prévision: éléments essentiels du savoir climatologique», a réuni des scientifiques, des membres de l’OMM et de hauts fonctionnaires de l’UNESCO et de l’Union internationale des télécommunications (UIT).

    Le Secrétaire général de l’OMM était l’orateur principal d’autres événements organisés simultanément à la CP 15 par l’UIT, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Croix verte internationale. Il a participé à la réunion du Conseil des chefs de Secrétariat des organismes des Nations Unies, à laquelle assistait le Secrétaire général de l’ONU. En marge de la Conférence, il a eu des échanges de vues constructifs avec plusieurs membres des délégations présentes, en particulier le VicePrésident de la Gambie, le Premier Ministre de la Namibie, le Premier Ministre de Vanuatu et d’autres fonctionnaires de haut rang.

    Lors des conférences de presse, le Secrétaire général et d’autres membres de l’Organisation ont informé les médias de l’état du climat mondial en 2009, des initiatives prévues par l’OMM dans le domaine climatique tel le CMSC, des phénomènes météorologiques extrêmes survenus en 2009 (de concert avec la Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes et le Programme des Nations Unies pour le développement) et de la mise au point d’un indice universel de sécheresse météorologique dont découlera un système normalisé de suivi.

    Le stand qui avait été réservé afin de présenter des informations sur l’OMM a attiré de nombreux visiteurs. Il était particulièrement bien situé et l’Organisation tient à remercier l’Institut météorologique danois de sa coopération et de son appui.

    Source : http://www.wmo.int/pages/index_fr.html

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  • La vague de froid de l’hémisphère Nord vu par l’OMM

    L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) est une institution qui dépend de l’ONU qui fait autorité pour tout ce qui concerne l’état et le comportement de l’atmosphère terrestre, son interaction avec les océans, le climat qui en est issu et la répartition des ressources en eau qui en résulte.

    Dans son numéro de MétéoMonde de février 2010, elle fait le point sur la vague de froid qui a sévi dans l’hémisphère Nord :

    « En janvier 2010, les experts de l’OMM ont répondu aux questions de la presse internationale concernant la vague de froid qui sévissaient dans l’hémisphère Nord. Grâce aux informations transmises par les Membres, ils ont expliqué que ce phénomène météorologique était dû à un blocage de la circulation atmosphérique dans un vaste couloir Nord-Sud. Les météorologistes connaissent bien ce phénomène ; il est généralement associé à des oscillations de l’atmosphère, qui ont été fortes depuis le milieu du mois de décembre 2009, par exemple l’oscillation arctique. On anticipait un radoucissement des températures dans la partie ouest et sud de l’Europe occidentale à partir du milieu de janvier. Les scientifiques ont toutefois signalé que le grand froid s’attarderait sûrement dans plusieurs régions et que d’autres conditions difficiles surviendraient sans doute pendant l’hiver boréal, ce qui est parfaitement normal. »

    Qu’est-ce qu’un blocage ?

    Dans une situation normale, les dépressions circulent en hiver d’ouest en est entre les latitudes de 40° et 50° Nord. Parfois un anticyclone se développe dans ce couloir. Dans ce cas, soit la dépression dévie sa trajectoire et contourne cette zone de haute pression, soit elle ne peut plus passer et stationne tant que cet anticyclone se trouve sur son chemin. On parle alors d’une situation de blocage. Cette situation peut durer de quelques jours à plusieurs semaines.

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  • Nouveaux sites Internet sur le temps et le climat

    Nouveaux sites Internet sur le temps et le climat

    Source : Météomonde (OMM)

    New World Weather/Climate Extremes Archive

    Randy Cerveny, professeur à l’Université d’état d’Arizona (ASU) et Rapporteur sur les extrêmes climatiques de la Commission de climatologie de l’OMM, supervise le développement d’un site d’archives en ligne conjoint OMM/ASU World Weather/Climate Extremes Archive visant à suivre l’évolution des enregistrements de tels événements au niveau mondial, des hémisphères et des continents et à en dresser une liste officielle.

    L’objectif de cette démarche est de comprendre les régimes météorologiques et les modifications du climat et de nous fournir des indices sur le changement climatique en général.

    Voir l’article de fond dans le Bulletin de l’OMM Nouveau record de pluviométrie en 24 heures pour l’hémisphère occidental.

    Les Nations Unies lancent un site Internet dédié aux changements climatiques

    L’OMM a participé au lancement du Portail de l'action du système des organismes des Nations Unies sur les changements climatiques.
    Ce nouveau site web réunit sous une seule adresse l’immense éventail des travaux accomplis par différents organismes des Nations Unies sur la question du changement climatique, dont les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui relève de l'OMM et du PNUE, et les mises à jour des dernières actions menées pour parvenir à un accord international en la matière.

     

    Nouvelle base de données climatologiques interactive sur la Toile

    Le Tokyo Climate Center du Service météorologique japonais (JMA) a mis en ligne une base de données interactive sur le climat: ClimatView. Ce service s’adresse non seulement à tous les Services météorologiques et hydrologiques nationaux mais aussi aux institutions et aux particuliers à des fins de surveillance et d’analyse du climat et de ses variations.

    Le JMA et le Deutscher Wetterdienst sont les Centres responsables de l’observation en surface pour le Système mondial d’observation du climat (SMOC). L’OMM copatronne le SMOC.

    Activités du centre d’observation en surface du SMOC

     

  • La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis 1850

    La décennie 1998-2007 sera la plus chaude depuis que l’on possède une série des températures globales de la Terre, série qui débute en 1850, selon des sources de données obtenues par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). La température moyenne globale de surface pour 2007 est actuellement estimée à 0.41°C au-dessus de la moyenne sur  la période 1961-1990 qui est de 14.00°C.

    Les autres événements climatiques mondiaux remarquables enregistrés jusqu'ici en 2007 comprennent le record de faible étendue des glaces de l'océan Arctique, qui a conduit à l'ouverture pour la première fois le passage du Nord-Ouest canadien, le trou d’Ozone relativement faible, le développement de la Niña dans le centre et l'est du Pacifique équatorial et le fait que de nombreux endroits de notre planète ont été dévastés par des inondations, la sécheresse et des tempêtes.

    Ces premières informations pour 2007 sont basées sur les données climatiques relevés jusqu'à la fin du mois de novembre et issues des réseaux au sol de stations météorologiques, les navires et les bouées, ainsi que les satellites. Les données sont recueillies et diffusées en continu par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux de l'OMM de 188 pays et de plusieurs établissements de recherche. Les mises à jour et les chiffres définitifs pour 2007 seront publiés en mars 2008 dans le dépliant annuel de l'OMM pour la Déclaration sur le statut du climat mondial.

    Les analyses de la température mondiale fournie par l'OMM sont fondées sur deux sources différentes. La première est la combinaison de données obtenues par le Hadley Centre de l'Office météorologique britannique conjointement avec l’Unité de Recherche Climatique de l'Université d'East Anglia, au Royaume-Uni, qui, à ce stade, a classé 2007 comme la septième plus chaude jamais enregistrées. Les autres données proviennent de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) qui a indiqué que 2007 est susceptible d'être la cinquième année la plus chaude jamais enregistrée.

    Depuis le début du 20e siècle, la température moyenne globale de surface a augmenté de 0,74 ° C. Mais cette augmentation n'a pas été continue. La tendance au réchauffement linéaire observé au cours des 50 dernières années (0,13 ° C par décennie) est presque deux fois plus élevé qu’au cours des 100 dernières années.

    Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat repris dans leur 4ème synthèse publiée en 2007, "le réchauffement du climat est sans équivoque, puisqu’il est fondé d'après les observations de l'augmentation moyenne globale des températures atmosphériques et océaniques, de la fonte généralisée de la neige et de glace et de l'augmentation moyenne mondiale du niveau de la mer ".

    Les  températures mondiales de 2007 ont été pondérées séparément pour les deux hémisphères. La température moyenne de l'hémisphère Nord est susceptible d'être le deuxième la plus élevée avec une valeur de 0,63°C au-dessus de la moyenne sur 30 ans (1961-90) qui est de 14,6°C. Celle de l'hémisphère Sud est de 0,20°C supérieure à la moyenne trentenaire de 13,4°C, ce qui en fait la neuvième plus chaude jamais enregistrée depuis 1850.