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  • Banquises sur la Baltique

    IOW_BalticSpringArriving_L.jpgSur cette image prise la semaine dernière par Envisat, le Golfe de Botnie (en haut), le Golfe de Finlande (à droite) et le Golfe de Riga sont encore partiellement pris par les glaces.

    La banquise recouvrant la Baltique change de taille d’année en année, mais cet hiver, elle a été particulièrement étendue et épaisse, en particulier dans le Golfe de Botnie où des températures de -30° Celsius ont été enregistrées dans les derniers mois.

    Au moment où l’image a été prise, la banquise atteignait 50 à 80 cm d’épaisseur dans la partie septentrionale du Golfe de Botnie, au large des côtes finlandaises. Au centre et au sud du golfe, une épaisseur de 30 à 70 cm a été rapportée.

    Dans le Golfe de Finlande, une banquise dérivante d’une épaisseur de 20 à 55 cm a été mesurée, avec des glaces côtières plus épaisses autour du port de Saint-Pétersbourg (à l’extrémité du golfe).

    Considérés comme parties intégrantes de la mer Baltique, ces golfes constituent d’importantes voies maritimes pour le transport de passagers et le fret. Le mois dernier, dans cette zone, plus de 100 navires, dont des ferries transportant plusieurs milliers de passagers et des pétroliers chargés de pétrole brut, se sont retrouvés emprisonnés par les glaces et ont dû être délivrés par l’intervention des brise-glaces.

    Les navires ne sont pas les seuls à être secourus : les pompiers polonais sont intervenus pour venir en aide à deux cerfs qui dérivaient sur des plaques de banquise au large de la Pologne (plus au sud, non visible).

    Sont également visibles à l’image, dans le sens des aiguilles d’une montre en partant du coin inférieur gauche : une partie de la Suède, la Finlande (en haut à droite), la Russie (à droite), l’Estonie et la Lettonie (en bas). Les îles suédoises de Öland et Gotland sont visibles en bas de l’image.

    Cette image a été prise le 19 avril par la caméra MERIS (Medium Resolution Infrared Spectrometer) d’Envisat avec une résolution de 300 m.

    Source : ESA

  • Images remarquables

    Terre depuis l'espace: les îles Galapagos


    Galapagos_ASAR_20090101_L.jpgCette image prise par Envisat montre les îles Galápagos, un archipel situé à environ 1 000 km au large de l’Equateur dans l’océan Pacifique.

    Celles-ci ont été formées par l’activité volcanique il y a quelque 10 millions d’années. Parmi les 19 îles qui forment l’archipel, deux sont toujours des volcans en activité.

    En raison de l’isolement des îles, un écosystème original a pu s’y développer et nombre d’espèces que l’on peut y rencontrer n’existent nulle part ailleurs sur Terre. Tous les reptiles, la moitié des espèces végétales et environ 40% des espèces d’oiseaux sont endémiques.

    Un parc national a été établi pour protéger l’habitat unique que constitue l’archipel et assurer la survie des espèces menacées qu’il abrite.

    Découvertes en 1535, les îles sont devenues célèbres au début du XIXe siècle quand le scientifique britannique Charles Darwin a écrit son ouvrage « L’origine des espèces » sur la base de ses observations effectuées aux Galápagos.

    La plus grande île de l’archipel est Isabella (visible ici). Les cinq volcans qui la constituent sont (du nord au sud) le volcan Wolf, le volcan Darwin, le volcan Alcedo, le volcan Sierra Negra et le volcan Cerro Azul. La plus grande île à la droite d’Isabella est l’île de Santiago.

    Outre la cartographie des changements à la surface des terres émergées, les données radar peuvent également servir à déterminer les paramètres à la surface de la mer, tels que la vitesse du vent, sa direction, et la hauteur des vagues. Différents types de vagues et différentes vitesses de vents apparaissent ici comme des ondulations à la surface de l’eau.

    Cette image a été réalisée à partir de trois vues acquises les 23 mars 2006, 14 août 2008 et 1er janvier 2009, par le radar ASAR (Advanced Synthetic Aperture Radar) d’Envisat, associées chacune à un code couleur et combinées ensemble. Les couleurs de l’image indiquent donc les variations à la surface intervenues entre les acquisitions.

    Source ESA

  • Images remarquables

    Des trous dans le brouillard !

     

    img.php.pngLe 27 janvier, le brouillard a diminué la visibilité dans une très grande partie du pays (voir l’image satellite ci-dessous). Cette image de la Belgique ne montre pas l’extension maximale du brouillard dans la journée du 27 janvier. En vert, il y a les régions qui ont échappé à la chape du stratus et dans la masse blanche, il y a deux trous, l’un à hauteur de Bruxelles et l’autre à Anvers qui sont apparus vers 12 h et qui ont disparu vers 14 h 30.

    Les villes ont une fréquence de brouillard inférieure à la campagne avoisinante. La nature des sols et les évacuations rapides de l’eau des précipitations sont responsable d’un assèchement plus prononcé et plus rapide de l’air en milieu urbain. L’air y est donc plus sec.

     

    Dans le cas de ce mardi, l’apparition de ces trous dans le brouillard a une autre cause. Nous sommes en hiver et le matin, la température était négative sur tout le pays (voir graphiques des températures de quelques stations du réseau de mesure de l’IRM. Le chauffage urbain a pu démarrer une turbulence. Ces mouvements ont permis une dissipation locale du brouillard. La disparition du brouillard et l’augmentation de la température sont nettement visibles sur les graphiques d’Uccle et de Deurne alors que durant l’heure de midi, la température restait stable à Beauvechain, Gembloux et Zeebrugge par exemple.

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    Les régions en altitude étaient aussi épargnées par le brouillard. Dès que le Soleil était suffisamment haut dans le ciel, son rayonnement à permis à la température d’augmenter. Et on peut voir l’évolution toute différente de la température à Saint-Hubert. À 13 h, on y avait 0°C soit 3°C de plus qu’au lever du Soleil alors que les autres stations , restées dans le brouillard, n’avaient pratiquement pas d’élévation de la température au milieu de la journée.

    Ce brouillard quasi généralisé a permis de voir, via les images satellites et les graphes de la température, des comportements différents selon que l’on soit dans un milieu urbain ou rural, ou que l’on se trouve en basse ou en haute Belgique.

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  • Les satellites météo aident le sport

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    Le Vendée Globe, Envisat y participe...

    Envisat livre des données précieuses pour le "Vendée Globe"

    9 décembre 2008
    L'entreprise CLS, fournisseur des données spatiales de la fameuse course "Vendée Globe", présente en partenariat avec le CNES et l’ESA, la détection d’icebergs par satellite. Session d'information pour la presse le 16 décembre prochain à Paris-Montparnasse.

    CLS suit, tout au long de la course, les voiliers du Vendée Globe 2008. Chaque bateau est équipé d’une balise de localisation et d’assistance. Les balises émettent régulièrement un message qui permet de localiser le bateau équipé. Grâce à cette localisation, le PC course peut établir le classement, fournir une cartographie au public mais également améliorer la sécurité des skippers en mer. En plus, cette année et en exclusivité expérimentale, CLS met au service du Vendée Globe son expertise en traitement de données radar et modélisation de courants océaniques pour détecter la présence et prévoir la dérive des icebergs tout autour de l'Antarctique.  

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    ...et observe à 800 km du sol

    Invitation à la presse pour le 16 décembre

    L'ESA, le CNES, partenaires de l'opération, et CLS invitent
    le 16 décembre à 10h00
    au PC Course à Montparnasse
    au pied de la Tour Montparnasse
    33, avenue du Maine
    75015 Paris

    pour une conférence qui présentera notamment le principe de détection des glaces.

    L'ESA sera représentée par Stefano Bruzzi, Chef du bureau de coordination à la Direction de l'Observation de la Terre.

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    Depuis plus de 20 ans, CLS a équipé de nombreux navigateurs. Du voilier au bateau à rames, tous sont équipés de balises marinisées, antichoc et fiables. Les balises émettent un message vers les satellites, qui le renvoient vers le réseau d’antennes terrestres. Ce message est ensuite transmis au centre de traitement de CLS, opérationnel 24h/24, 365 jours par an. C’est le centre de traitement enfin qui décode les positions des skippers et livre les résultats au PC Course. Pour la détection de présence d’icebergs et la prévision de leurs dérives, CLS a développé une solution aujourd'hui en phase expérimentale permettant :

    • De détecter les populations d'icebergs produites par les glaces de l'Antarctique grâce aux données d'observation du satellite Envisat de l’ESA.
    • De définir des zones de risque.
    • De modéliser la dérive et la fonte des icebergs en fonction des courants et de la température de surface, du vent, de la forme de l'iceberg, de sa taille.

    Sur ces images radar, on peut en effet avoir une vision réelle des icebergs de taille significative (>150m).

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    Navigation précise d'un voilier grace aux satellites

    Skippers, explorateurs de l'extrème et scientifiques

    CLS, filiale du CNES (Centre national d’études spatiales), de l’IFREMER (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) et de banques françaises, propose des services satellitaires de localisation et de collecte de données environnementales, d’observation et de surveillance des océans. CLS veille depuis ses débuts sur les aventuriers qu’ils soient skippers du Vendée Globe comme Loïck Peyron, explorateurs de l’extrême comme Jean-Louis Etienne, voyageurs des sciences comme Stéphane Lévin ou encore navigatrices comme Maud Fontenoy. CLS les équipe tous et surveille en continu leur progression.


    Le développement de ce nouveau service de détection des icebergs, aujourd’hui en phase expérimentale, n’aurait pu être possible sans le CNES qui cofinance cette phase de recherche. Le CNES est également l’inventeur du système de localisation Argos, unique au monde, exploité par CLS. Il assure la pérennité du système depuis plus de 30 ans.

    Images radar d'Envisat

    L'Agence européenne offre des images radar du satellite ENVISAT pour une expérience inédite de repérage d'icebergs à travers les nuages des mers du sud. Avec un poids de plus de 8 tonnes, Envisat est le plus grand satellite européen jamais construit et lancé dans l'espace.
    "A travers notre collaboration avec CLS, nous souhaitons démontrer que les données de satellites d'Observation de la Terre tels qu'Envisat deviennent de plus en plus nécessaires pour tous, y compris pour les navigateurs du Vendée Globe" rappelle Henri Laur, responsable de la mission Envisat.

    Plus de détails sur Envisat et l'Observation de la Terre à l'ESA : www.esa.int/eo


    Accréditation et contact pour la presse

    Amélie PROUST
    Chargée de Communication et Relations presse
    CLS
    Email : aproust @ cls.fr
    Tél. : 06.62.80.45.92
    Web : http://www.cls.fr
  • Images remarquables

    L'ouragan Dolly

    L'ouragan Dolly s’est intensifié pour devenir un ouragan de catégorie 2 dans le Golfe du Mexique le 23 juillet 2008, juste avant qu'il passe sur l’île South Padre au large de la côte sud du Texas. Au plus fort de la tempête, les vents ont atteint une vitesse moyenne de 160 km/h, avec des rafales atteignant des vitesses nettement plus élevées. Dolly s’est dissipé quand il a pénétré à l'intérieur des terres et il est revenu au stade de tempête tropicale le 24 juillet.

    d401d594f0e22946ce56f7ecfdbfa1ed.jpgCette image de l'ouragan Dolly (NASA) montre des observations faite à partir du satellite QuikSCAT le 22 juillet 19 h23 (heure locale - 00h23 UTC, le 23 juillet), alors que Dolly était proche de son maximum d’intensité. L'image illustre la vitesse du vent à l’aide de couleurs et la direction du vent. Les petites barbes sont une autre manière d’indiquer la force du vent. Elles sont en blanc dans les zones de forte pluie.  

    Les mesures de la force du vent avec QuikSCAT (voir Mesure du vent à partir de l’espace en anglais) faites pour l'ouragan Dolly et pour d'autres cyclones tropicaux peuvent être inférieures à la vitesse du vent réelle. Le diffusiomètre embarqué sur QuikSCAT envoie des impulsions sous forme de micro-ondes vers la surface des océans à travers l’atmosphère et le satellite mesure l'énergie de retour du vent de surface. L'énergie des micro-impulsions change en fonction de la vitesse du vent et la direction.

    Pour relier le signal radar à la vitesse du vent réelle, les scientifiques comparent les mesures prises à partir de bouées et d'autres stations au sol aux données acquises à la même heure et au même lieu par le satellite. Parce que les hautes vitesses du vent générées par les cyclones sont rares, les scientifiques n'ont pas souvent l’occasion d’avoir des mesures correspondantes sur le terrain et il est souvent difficile de traduire les données du satellite pour des vitesses de vent supérieures à 50 nœuds (environ 93 km/h).

    De même, les fortes pluies observées dans le cyclone faussent les impulsions micro-ondes dans un certain nombre de cas, rendant difficile la conversion de la vitesse du vent. En revanche, le diffusiomètre offre une belle image du rapport des vitesses de vent dans la tempête et montre l’orientation du vent en différents endroits du phénomène.