températures

  • La vague de chaleur de juillet 2015

    Début juillet 2015 a connu des températures assez élevées. Entre le 30 juin et le 5 juillet, les maxima ont été supérieurs à 25 °C et ont même dépassé les 30°C certains jours. Cette période a été considérée comme une vague de chaleur.

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  • Vague de froid précoce ?

    pict_276241.jpgDans plusieurs médias, on a parlé d’une vague de froid exceptionnelle pour cette fin novembre, début décembre En fait, il y a confusion entre vague de froid qui concerne la température et période neigeuse qui n’est pas nécessairement une période froide. Cette période est néanmoins remarquable pour la période de l'année avec des valeurs basses dans les journées des 1 et 2 décembre.

    Depuis 1889, nous avons eu 36 années où au cours de la troisième décade de novembre, une épaisseur mesurable de neige (épaisseur supérieur ou égale à 1 cm) a été observée à Uccle. La neige la plus précoce est tombée le 8 octobre 1904 mais n’est pas restée au sol. Les première trace de neige au sol avait été observée le 16octobre 1919. Alors que le 30 octobre 1941, on notait 5 cm à 8 h du matin.

    Cette année à Uccle, on relevait 2 cm de neige le 30 novembre, 2 cm le premier décembre, 5 cm le 2 et 7cm le 3. Cela fait bien pâle figure à conté des 21 cm relevé le 25 novembre 2005 et de 33 cm le 28 novembre 1973. Cette année, on est donc loin de ces valeurs remarquables. Cette offensive neigeuse n’a rien de particulier, cela arrive régulièrement. La seule différence qui est liée au saut de température observé en 1988, est que la fréquence des neiges précoces (avant décembre) est passée d’en moyenne une fois tous les 3 anas à une fois tous les 7 ans.

    Du point de vue froid, on a déjà connu pire, sauf pour les températures maximales des 1 et 2 décembre. Les minima sont négatif depuis le 27 avec un minimum de -0,6°C. Les jours suivants, on a eu successivement -4,5°C, -4,4°C, -2,8°C, -5,0°C et -7,2°C. Le valeurs les plus remarquables pour cette période de l’année sont -7,4°C noté les 22 et 23 novembre 1998 et ‑9,6°C et -10,5°C les 29 et 30 novembre 1921. En décembre on -12,1 le 6 de l’année 1931, -10,1 le 3 en 1973.

    Les maxima sont à l’avenant avec depuis le 27, les valeurs suivantes : 2.7, 1.8, -1.6, -0.7, ‑4.9 et -4.5°C pour le 2 décembre. Les deux dernières valeurs sont remarquables. On a eu -4.2°C le 29 novembre 1921, puis il faut aller jusqu’au 9 décembre pour trouver un -5,2°C en 1945. Les températures devraient rester négatives jusque samedi soir. Le thermomètre devrait passer le cap des 0°C dans la nuit de samedi à dimanche.

  • Les moussons


    moussons.png Le climat des moussons fait également partie des climats équatoriaux. Il est symbolisé Am dans la classification de Köppen, le m faisant référence à ce régime particulier de précipitations. Ces précipitations sont à l’origine des importantes inondations qui sévissent au Pakistan et en Chine. Le schéma de circulation générale subit dans l'hémisphère nord une exception très importante, qui concerne principalement l'Inde et l'Asie du sud-est. Cette exception est due à la présence de l'immense continent eurasien.

    En hiver, cette immense masse continentale se refroidit de façon très importante, engendrant un anticyclone très puissant. Le déplacement des masses d'air autour de cette grande zone de haute pression amène sur ces régions des vents du nord-est, extrêmement secs. De novembre à mai il ne pleut pratiquement pas. C'est la mousson d'hiver.

    En été, le continent se réchauffe très fort créant une dépression. Les vents sont alors orientés au sud-ouest. Venant des régions chaudes de l'océan Indien, ces vents amènent des précipitations extrêmement importantes. Cette période pluvieuse débute généralement en juin et se termine en octobre en Inde. Elle va de juillet à novembre-décembre dans l'Asie du sud est. Durant cette période, il peut pleuvoir en un mois ce qui tombe habituellement en un an sur nos régions (voir graphique) - à Uccle, il tombe en moyenne 780 l/m² par an.

    Le diagramme de Bombay montre bien ce régime de pluies de mousson alternant à une période de sécheresse. En Inde, les pluies commencent en juin. Mais au fur et à mesure que l'on se déplace vers l'est, le début des pluies se décale vers l'automne.

    Les quantités d'eau recueillies en période de pluies sont considérables. En un mois il tombe pratiquement autant (si pas plus) qu'en une année au Littoral belge. S'il tombe en un mois le quart de ce qui tombe en juillet à Bombay, nous considérerons que nous avons un été pourri accompagné en outre d'inondations comme ce fut le cas en juillet 1980. En revanche en Inde, s'il tombe cette même quantité en juillet ou en août, cette situation serait qualifiée de sécheresse catastrophique avec des récoltes extrêmement mauvaises conduisant à des situations de famines. "Relativité des choses" dans un pays qui lutte pour survivre en comparaison avec notre civilisation de loisirs.

    Le régime des températures est très analogue à celui de la subdivision Aw avec un maximum au début de la saison des pluies et une période "froide" durant la période sèche. C'est durant cette période qu'il est préférable de visiter ces contrées car le temps y est plus supportable du fait des températures et des conditions d'humidité de l'air.

    Ce type de climat conduit à une flore particulière qui doit s'adapter à cette alternance de périodes sèches et pluvieuses. Le riz est le type même de culture adaptée à ce climat.

     


     

     

  • Mars 2010

    Ce mois de mars va sembler bien normal avec les valeurs moyennes du mois. Et pourtant, on doit le diviser en deux ; du début du mois au 13, nous avons une période fraiche et depuis le 14 c’est plutôt la douceur qui a marqué la fin du mois.

    Si la température moyenne est de 6,7°C, la normale étant de 5,5°C, quand on examine les valeurs décadaires on a successivement 1,5°C, 8,0°C et 10,4°C (du 21 au 28 mars) (les normales sont respectivement 5,5°C, 7,0°C et 7,8°C).

    Le total des précipitations jusqu’au 31 est 50,2 mm. Le nombre de jours avec des précipitations mesurables est de 13 dont deux jours de neige ; les normales correspondantes sont 18 jours de précipitations dont 3,2 jours de neige.

    L’insolation sera également proche de la normale avec à ce jour 118 h de Soleil. Seul 5 jours ont été bien ensoleillés et ont tous eu lieu au cours de la première décade. Cette dernière a d’ailleurs connu 86,2 h de soleil.

    Ce mois de mars aura été coupé en deux : une première moitié fraiche, sèche et ensoleillée, une seconde moitié plus douce mais plus sombre et pluvieuse.

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  • Hiver 2010

    La période de froid se termine progressivement dans le pays. À ce jour, seules dans la province de Liège, les rigueurs hivernales persistent. Ce n’est pas parce que cet épisode se termine que l’hiver ne peut encore montrer le bout de son nez. Ainsi à Uccle, en mai 1986, on observait 4 jours avec des chutes de neige.

    Pour les deux mois, décembre et janvier, on a observé, à Uccle, une température moyenne de 1,5°C alors que la moyenne 1833-2010 est de 2,5°C et que l’on peut considérer la valeur de cette année comme normale. C’est le couple décembre 1879 - janvier 1880 qui est le plus froid avec une température moyenne de -3,4°C soit 5°C de moins que cette année. Il est bien évident que cet hiver est en revanche à considérer comme froid par rapport au dernier saut de température observé après 1988. En effet, la température moyenne, entre 1988 et 2010, est de 3,9°C ce qui entraîne un écart plus important que les hivers doux que nous avons connus ces dernières années.

    Le froid s’est installé en 3 épisodes : on a eu des températures minimales inférieures à 0°C entre le 13 et le 22 décembre, puis entre le 28 décembre et le 15 janvier et du 25 au premier février (avec un jour sans gel le 28). Un seul jour, la température est descendue en-dessous de ‑10°C : le 19 décembre.

    Il n’est pas évident de comparer deux périodes de décembre à janvier. En effet, si les températures moyennes des deux périodes sont respectivement 1,8°C pour 2009 et 1,5°C pour 2010, les deux débuts d’hiver sont quand même assez différents : on a eu 4 jours de très grands froids en 2009 et un seul en 2010 ; en revanche, on a eu 5 jours d’hiver (Tx < 0°C) en 2009 et 12 pour cette année, alors que la différence entre 2009 et 2010 pour les jours de gel (Tn <0°C) est moins nette avec respectivement 30 et 35 jours de gel. Une dernière différence, au niveau des températures, est, qu’en 2009, on a eu une seule période froide alors que, cette année, on a eu 3.

    Depuis la hausse de température de 1988, les doublets froids (décembre plus janvier) se sont produits en1996 (1,5°C), 1997 (0,3°C), 2009(1,8°C) et 2010 (1,5°C). Une période chaude ne veut pas dire que la variabilité climatique a disparu. On a une moyenne différente mais les températures restent variable autour de cette moyenne avec toujours des possibilités de connaître des périodes froides. De même, une période froide, ne signifie pas la fin de la période chaude que l’on a depuis 1988. Après 1997, on a eu 9 doublets plus chauds que la norme et le plus chaud fut celui de 2007 avec 6,6°C !

    Le climat est évalué sur une longue période et les normales standards sont calculées sur 30 ans. On ne peut donc tirer de conclusions à partir d’un (dernier) point de la série pour en déduire la tendance vers laquelle le futur va s’orienter.

     

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