tempête

  • Les noms des tempêtes européennes

    afe28114-ebe4-11dd-ac76-c8012f2f19f8.jpgIl n’est pas d’usage de donner un nom aux tempêtes extratropicales comme on le fait pour les cyclones tropicaux. Néanmoins, lorsqu’un phénomène violent passe sur l’Europe occidentale, on lui donne un prénom.

    Mais d’où viennent ces prénoms ?

    C’est une étudiante allemande de l’université de Berlin qui a eu l’idée de donner des prénoms aux dépressions et aux anticyclones pour rendre les cartes météorologiques plus lisibles. Pour les dépressions, ce prénom sera masculin les années impaires et un prénom féminin les années paires. Pour les anticyclones, on utilise la convention inverse. Et l'Institut météorologique de l'Université de Berlin a gardé cette idée. Cette tradition est restée limitée aux informations météorologiques dans les journaux, radios et télévisions de Berlin. En février 1990, deux tempêtes, Vivian et Wiebke, marquèrent les esprits et l’idée de nommer les tempêtes importantes s’est répandue en Europe. Surtout que l’année 1990 avait été marquée dans notre pays par une série impressionnante de 9 tempêtes consécutives entre le 25 janvier et le 1er mars.

    À la suite de cette nouvelle tradition, les deux grandes tempêtes de 1999 sont connues sous les prénoms Lothar et Martin. Ces deux bombes (tempêtes à développement très rapide) ont été à l’origine d’une controverses à propos des conséquences du réchauffement climatique sur la fréquence et l’intensité des tempêtes futures. D’autres tempêtes ont marqué le début du 21ème siècle comme on peut le voir dans la liste ci-dessous.

    La tempête, que le sud-ouest de la France vient de connaître, a reçu le nom de Klaus et devrait être classée comme catastrophe naturelle par les autorités françaises ce mardi matin.

    Noms des tempêtes de vents célèbres en Europe :

    1990

    • Tempête Daria
    • Tempête Herta
    • Tempête Vivian
    • Tempête Wiebke

    1999

    • Tempête Anatol
    • Tempêtes de fin décembre 1999 en Europe

    · Tempête Lothar

    · Tempête Martin

    2005

    • Tempête Erwin

    2007

    • Tempête Kyrill

    2008

    • Tempête Emma

    2009

    • Tempête Klaus

  • Images remarquables

    Tempête de sable au-dessus de la Mer Rouge

    (Soure NASA)
    37795de2df0c9c4f2b90ba018b920b65.jpgNous avons déjà mentionné dans ce blog l’origine du sable que l’on observe parfois sur les véhicules après une faible averse de pluie dans notre pays. Ces tempêtes ne sont pas rares dans les déserts où les différences thermiques peuvent engendrer des tempêtes violentes.

    Une tempête de sable a sévi sur la côte du Soudan et à traverser la Mer Rouge ce 4 juillet 2008. Le MODIS (Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer – Le Radiospectromètre à Image à Résolution modérée) de la NASA à bord du satellite Terra a capté cette image de tempête à 7 h 55 UTC soit 10 h 55 en heure locale du Soudan). Le panache dans cette image est suffisamment épais pour cacher complètement une grande partie de la surface terrestre dans l'est du Soudan. En outre, sur la mer Rouge, l’épaisseur de l'extrémité orientale du panache est suffisante pour permettre d’apercevoir l’eau en dessous. Le panache atteint la côte de l’Arabie Saoudite et un voile très fin passe au-dessus de Jaza ir Farasan au Sud-Est

    L'origine de la tempête de poussière n'est pas évidente de cette image, et le panache de poussière semble avoir pris naissance plus loin à l'intérieur des terres. Le sable associé à cette tempête pourrait provenir d’une région à cheval sur la frontière entre le Soudan et l'Égypte à près de 1000 kilomètres de la côte.

  • La tempête Emma

    La nuit du 29 février au premier mars 2008, une tempête assez violente a traversé l’Europe. Si elle a fait 8, 9 ou 13 morts selon les sources, par chance, elle n’a fait aucune victime mortelle en Belgique. Les dégâts matériels sont par contre importants dans notre pays.Le 29, la dépression située au sud de l’Islande se creuse et la pression en son centre atteint 969 hPa. Elle s’est rapidement déplacée vers l’Est et la pression perdait encore 10 hPa. Le centre était alors situé au nord de l’Écosse. À minuit (TU), la partie la plus venteuse se trouvait sur la Grande-Bretagne. Le front chaud traversait notre pays alors que le front froid atteignait notre littoral. Ce front, très actif, a rapidement traversé l’Europe, provocant des dégâts matériels très importants en Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas, le nord de la France, l’Allemagne, la Tchéquie, l’Autriche. En Allemagne, elle a provoqué "des dizaines de millions d'euros de dégâts", selon les autorités.

    Les rafales de vent ont atteint 110 km/h en Belgique. Mais il a soufflé par bourrasques jusqu'à 220 km/h sur le mont Wendelstein, dans les Alpes bavaroises, jusqu'à 190 km/h dans les Alpes autrichiennes, et jusqu'à 140 km/h en République tchèque. Ces rafales ont été responsables de coupures de courant et des milliers de foyers ont été privés d’électricité aux Pays-Bas et en Allemagne. Il y a eu de nombreuses chutes d’arbres. Le plus spectaculaire fut l’arbre qui s’abattit sur un ICE en Allemagne.

    De telles tempêtes se produisent régulièrement durant la saison hivernale. L’année passée Kyrill a fait 47 morts en Europe. Mais c’est en 1990, que le nombre de tempêtes de ce type a été particulièrement élevé.

    L’image Radar de Wideumont de 4 h 05 TU (5 h 05 local) montre la position du front froid, alors que sur le sud de la Belgique, le front chaud s’apprête à quitter nos provinces.
  • Tempête ? Willy Borsus veut savoir

    Ce lundi 8 octobre, Vers l’Avenir a fait paraître un article intitulé « Tempête ? Willy Borsus veut savoir ». Le journaliste fait écho d’une information publiée dans le journal agricole Pleinchamps informant qu’un astrophysicien, Pier Corbijn, annonçait sur son site qu’une tempête atteindrait notre pays du 12 au 16 octobre et au pire du 26 au 31 de ce mois ( http://www.weatheraction.com : ne cherchez pas, l’info est payante). Il se base sur des effets magnétiques sur l’influence lunaire pour faire des prévisions météorologiques. Personnellement je ne crois pas à ce type de prévisions, mais je tiens compte qu’une tempête est déjà possible à cette période.
    C’est vrai que septembre – octobre marque le début de la saison des tempêtes en Belgique. Cette saison se termine en mai, ce qui n’exclut pas de subir de temps en temps une tempête en été. Pour rappel, un climatologue parle de tempête lorsque les rafales de vent dépassent les 100 km/h. Dans le pays, on observe en moyenne 2 ou 3 tempêtes par an, cette fréquence augmente à 4 ou 5 au Littoral. La plus forte tempête s’est produite le 25 janvier 1999 et les rafales ont atteint 168 km/h à Beauvechain. Cette année-là on a subi une série de 9 tempêtes entre le 25 janvier et le premier mars.
    La réaction de monsieur Borsus est donc légitime mais il n’y donc pas de quoi s’inquiéter d’une telle annonce pour notre pays. Néanmoins on doit tenir compte, au moment où les prévisions à court terme l’annoncent, que dès que les vents dépassent les 80 km/h, on peut déjà observer des dégâts. La prévention ne consiste pas à agir un peu avant le phénomène, en général c’est trop tard. Elle consiste à construire des bâtiments, des palissades, des murs, des panneaux ou tout autre objet en tenant compte que les vents peuvent être violents dans notre pays. Il faut également surveiller l’état de santé des arbres et faire le nécessaire en temps voulu pour qu’une tempête ou un orage ne provoque leur chute.

  • Quand les tempêtes passent !

    C'est entre octobre et mars que le risque de rencontrer des tempêtes est le plus grand. Celles qui ont sévi dans nos contrées entre le 25 janvier et le 1er mars 1990 sont encore dans la mémoire de la plupart d'entre nous. Les dégâts qui y ont été associées ont été considérables. On a déploré le décès d'une dizaine de personnes de notre pays. La forêt ardennaise a payé un lourd tribut avec un très grand nombre d'arbres abattus. Des moyens impressionnant ont du être mis en œuvre pour limiter les pertes financières du fait que les chablis risquaient de pourrir et d'être attaqués par les insectes et les champignons diminuant ainsi très fortement la qualité du bois. Pour les pays de l'Europe occidentale, on estime à 240 morts et plus de 10 milliards de dollars le coût des dégâts causés par cette série impressionnante de tempêtes.
    En 1987, un ancien cyclone s'est transformé en tempête sur les côtes de France et d'Angleterre. Cette tempête a causé une polémique en Grande Bretagne du fait qu'elle n'avait pas été correctement prévue. Météo France avait prévu qu'une tempête sévirait dans le nord du pays. La surprise a été l'extrême violence des vents en Bretagne. Ils ont dépassé les 150 km/h dans cette région et avait presque atteint cette vitesse dans la région parisienne.
    Bien que plus rares, les tempêtes peuvent également se produire en été. Ainsi, en 1979, la course Fasnet qui se déroulent tous les deux ans entre Cowes et Plymouth a été très fortement perturbée par une tempête de force 12 sur l'échelle de Beaufort. Des vagues de 10 à 15 m ont provoqué le naufrage de 23 voiliers participant à cette course. En juillet 1993, c'est la TransManche en double qui a été perturbées par des vents violents engendrant des creux de plus de 7 mètres.
    Les vents violents causent beaucoup de dégâts. Ce sont les toitures et les arbres qui sont le plus souvent touchés. Les tuiles arrachées et les cheminées écroulées sont le lot commun des tempêtes. Les arbres déracinés sont également à l'origine de dégâts matériels mais elles sont également les causes de décès de personnes. Mais c'est en mer que l'on observe le plus grand nombre de victimes. Heureusement, l'amélioration des prévisions a très nettement diminué les risques dans ce secteur.