tempêtes

  • Des événements comme Xynthya ont déjà touché la Belgique !


    Des tempêtes comme Xinthya ont déjà sévi dans notre pays. Ces tempêtes remodèlent la côte qui est un écosystème fragile et sujet à modification au cours du temps. Notre littoral n’a pas toujours été le même au cours ces derniers millénaires.

    Dans le passé, l'Europe occidentale en général et la Belgique en particulier ont connu de grandes tempêtes. Il n'était pas possible à l'époque de relater en direct ces événements qui ont causé des ravages parfois bien plus graves qu'à notre époque. Les grands échanges internationaux et une certaine solidarité entre régions ou pays n'existaient pas encore. Si une région voyait ses récoltes détruites, c'est la famine qui régnait alors.

    Dans un document du Zwin, J-D Chastelain relate qu'une tempête au Vème siècle a détruit le front de dunes entre Blankenberge et Cadzand (Pays-Bas). La mer a inondé tout l'arrière pays, épargnant une seule cité : Bruges.

    Dans P. Alexandre, on retrouve également les traces de tempêtes ayant ravagé nos régions. Citons par exemple une tempête ayant sévit le 3 mai 1215 détruisant les récoltes, récit que l'on retrouve dans une source narrative de Liège. Des périodes venteuses sont également citées entre autres pour les années 1085, 1144, 1240, 1314, … pour d'autres régions de l'Europe occidentale.

    Dans le document du Zwin, J-D Chastelain raconte également que le 14 décembre 1367 un "ouragan" provoqua la destruction de nombreux bâtiments et déracina beaucoup d'arbres. En novembre 1377, une nouvelle tempête, soulevant la mer, provoqua la rupture du cordon de dunes submergeant dix-sept villages.

    Faut-il encore rappeler l'exemple historique de tempête? En effet dans tous les manuels d'histoire, on raconte la déroute de l'invincible Armada qui, avant d'être mise en déroute par les Anglais, a subit de lourdes pertes suite à une violente tempête.

    Ces exemples du passé nous rappellent que les tempêtes, et les événements extrêmes en général, ne sont pas des événements spécifiques à notre époque. Que tous ceux qui s'étonnent de la violence de certains événements actuels se penchent sur notre passé. Et même si les archives ne sont que partielles, on retrouve suffisamment la trace de catastrophes dans le passé pour ne pas croire que ce que nous vivons à l'heure actuelle ne s'est jamais produit!

    Référence :

    Pierre Alexandre, Le Climat en Europe au Moyen Âge, Édition Hetes, 1987

    Jacques Paitier, La carte du peintre 1468, description d'une carte représentant la région du Zwin en 1468, documentation disponible au Zwin, 1987

     

  • Les mascarets

    Le mascaret est un phénomène qui se produit dans les estuaires des fleuves. La marée montante rencontre le flux descendant du cours d’eau. L’eau qui remonte le fleuve provoque un train de vagues qui peut être, sous certaines conditions, important.

    Les risques d’inondations lors de formation d’un mascaret sont au maximum  dans les conditions suivantes :

    §         Être en hiver. En effet, le 3 janvier, la Terre se trouve au plus près du Soleil. Les forces d’attraction sont à ce moment là les plus grandes. Si en plus la Lune est pleine ou Nouvelle et au plus tr ès de la Terre, les coefficients de marée sont au maximum.

    §         Avoir eu dans les jours qui précèdent des précipitations importantes qui font que les cours d’eau sont saturés et un débit plus important que la norme.

    §         Avec comme facteur aggravant une tempête dont les vents les plus violents sont perpendiculaires au littoral. Cela provoque une montée plus importante des eaux de la marée et accentue le mascaret.

     

    La pression de l’eau montante sur les berges des cours d’eau ou les digues des canaux peut provoquer leur rupture. Cette situation s’est produite lors de la grande marée dans la nuit du 31 janvier au premier février 1953 le long des côtes néerlandaises et belges. Lors d’une tempête classique, le vent souffle généralement parallèlement à la côte, mais cette nuit là, le vent soufflait du nord-ouest, donc perpendiculairement à la côte. Le niveau de l’eau a été de 3 mètres au-dessus du niveau le plus élevé observé lors des marées de vives eaux. Les conséquences de ce raz-de-marée furent désastreuses : plus de 1.800 morts, 160.000 hectares de terres inondées, de nombreuses têtes de bétail noyées et de beaucoup de bâtiments détruits ou endommagés.

    Plus près de nous, un phénomène analogue s’est produit en janvier 1976 où la remontée de l’eau dans l’Escaut et du Rupel a provoqué des ruptures de digues dans la région de Ruisbroek (Puurs).

  • Piers Corbyn persiste et signe

    L'agence Belga fait à nouveau écho à l'annonce d'une super tempête selon des prévisions établies il y a déjà quelques mois sur le site de weatheraction. Cet avis de l'agence Belga est paru le 20 novembre. C'est assez cocasse car déjà la tendance anticyclonique commençait à se dessiner et depuis lors elle se confirme. Conclusion : c'est encore raté. Déjà que la tempête du 10 au 11 novembre n'a pas eu lieu. En fait il y a bien eu beaucoup de vent, sans atteindre le niveau de tempête. La seule chose correcte pour cette période était que le vent serait fort avec des dégâts. Mais la tempête annoncée pour le 10 et le 11 ne fut pas au rendez-vous. 

    Ce que je reproche le plus à ce type de prévision, c’est qu’il annonce avec aplomb un événement extrême en précisant même qu’il sera aussi violent que la tempête de 1703. Il va jusqu’à donner une vitesse de vent de 210 km/h, valeur qui n’a jamais été atteinte à ce jour en Belgique.  

    Super tempête sur la Belgique?

    L'astrophysicien britannique et météorologue Piers Corbyn affirme que les Pays-Bas et une partie de la Belgique pourraient être frappés par une super tempête lors du week-end prochain. Son collègue finlandais Hagelstam affirme que les probabilités sont de 90%. Les services météo annoncent pour leur part un temps calme ce week-end. (belga)