victimes

  • Cyclone Sidr sur le Bengladesh

    Le Bengladesh est situé dans une des régions où les cyclones tropicaux sévissent. Ce pays, un des plus pauvres du monde, a souvent du mal à se remettre de la catastrophe qu’ils engendrent. C’est dans cette région du monde où l’on a observé les cyclones les plus meurtriers :

    §         novembre 1970 : le cyclone Boha fait 150 000 morts, 100 000 disparus selon un décompte officiel mais on estime le nombre de morts à plus de 500 000,

    §         avril 1991 : Gorky tue 138 000 personnes et cause près de 2 millions de victimes,

    §         novembre 2007 : sans doute plus de 30 000 morts lors du passage de Sidr.

     

    La raison de ce nombre élevé de victimes est la topographie du pays. En effet le Bengladesh est principalement constitué du delta de plusieurs fleuves dont le Bramapoutre. Il s’agit d’une immense plaine à très faible altitude : moins de 5 m jusqu’à plus de 80 km du littoral. Un ouragan est accompagné d’un soulèvement de l’océan en dessous de son centre. Un ouragan de la force 4 comme Sidr provoque une élévation du niveau de la mer de 4 à 5 m. Cette vague pénètre dès lors profondément à l’intérieur des terres sur une zone où la densité de population est élevée. Il en résulte un nombre de victimes et de morts très importants.

     

    En outre, le faible relief n’oppose pas beaucoup de résistance aux vents engendrés pas l’ouragan. Il pénètre rapidement à l’intérieur des terres et ne s’affaiblit pas aussi vite que dans d’autres régions. Les vents restent violents loin du littoral. De plus, le système d’alerte des cyclones est bien moins efficace que dans les pays au niveau économique plus élevé. Tous ces facteurs font que les cyclones tropicaux ont des effets extrêmement  néfastes dans cette pauvre région du monde.